Temps pour la création 2026

Prières pour préparer le temps pour la création

Prières pour préparer le temps pour la création

Prières pour préparer le temps pour la création : Alors que nous sommes encore à quelques mois du temps pour la création, qui commencera le 1er septembre, il nous a semblé pertinent de proposer une sélection de prières, de psaumes et de chants. Autant de textes qui peuvent venir nourrir notre préparation de ce temps de prière et d’action en faveur de la création. 

« Immersion dans l’eau vive » : voilà le thème retenu à partir du livre du prophète Ezechiel, en son chapitre 47. Cette quinzaine de textes tourne donc tous autour du thème de l’eau. Les photos d’une source, prises à la fin de l’hiver près de la maison de Caulmont, à Mars (07), illustrent ces textes. 

Bonne lecture et bonne préparation de ce temps pour la création. 

En plus de ces prières pour préparer le temps pour la création : Retrouve les infos et d’autres textes pour le temps pour la création sur la page dédiée de notre site ICI et toujours plus d’info sur le site du label église verte par ICI

Nuit des veilleurs – 26 juin avec l’ACAT

Tous les 26 juin, depuis 2006, la Nuit des Veilleurs rassemble les chrétiens mobilisés pour le combat de l’ACAT-France. Anne-Cécile Antoni, à l’époque vice-présidente de l’association, est à l’origine de cette initiative.

Le 26 juin 1987 la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est entrée en vigueur. Elle définit dans son article premier la torture comme :

Logo de la nuit des veilleurs

« tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite » .

Convention contre la torture

L’Assemblée générale des Nations unies a donc choisi ce jour, le 26 juin, pour réaffirmer que l’égalité et l’inaliénabilité des droits de la famille humaine constituent le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.  
Alors que l’ACAT-France avait déjà l’habitude de se joindre ce jour-là à Amnesty international, elle a souhaité marquer cette journée du calendrier civil international d’une touche chrétienne.

La Nuit des Veilleurs donne désormais un sens spirituel à la défense des droits humains.

Dans les ressources proposées par le site de l’ACAT, nous partageons cette prière :

Logo de l'ACAT

Dieu tout-puissant, bénis l’ouvrage de nos mains.
Nous voulons agir de façon charitable, ouverte sur le prochain.
Nous réclamons ta puissance pour affermir et faire grandir notre décision.
Nous ne fondons pas notre effort sur le sable, mais nous le faisons reposer sur toi, le roc inébranlable ;
S’il tombe de la pluie, que les torrents surviennent et que soufflent les vents, notre travail ne s’écroulera pas ni ne s’effondrera pas.
Ce n’est pas avec le glaive et le feu que nous voulons agir, mais par la prière et la miséricorde et plus encore par la protection que tu accordes aux oeuvres bonnes.
Seigneur, tu es pour nous le premier travailleur et le premier artisan.
Donne-nous la force et la lumière pour servir notre prochain et ainsi magnifier ta gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Prière d’un adherent orthodoxe a l’acat

Pour plus de renseignements vous pouvez vous rendre sur le site de la nuit des veilleurs ICI ou bien sur le site de l’ACAT ICI. Vous pouvez également retrouver sur cette page de notre site d’autres ressources pour nourrir votre prière.

Message de pâques 2023

Message de Pâques 2023 : Le Christ est ressuscité, Il est vraiment ressuscité !

Ce dimanche 9 avril, Benoit – prieur de la communion de Caulmont – a présidé le culte protestant au temple de Tence.

Conclusion de ce message pâques 2023 :

Alors oui, roule la pierre : Quand nous sommes au désespoir, quand le monde est accablé de douleur, quand nous ne voyons plus d’issue et que l’espoir s’est envolé. Roule la pierre : Même si nous avons peur du changement, même si nous ne sommes pas prêts, même si nous préfèrerions nous enfuir , nous cacher et pleurer. Roule la pierre : Parce que ce matin nous avons accompagné Marie madeleine, Simon et Jean au tombeau, parce que nous espérons contre toute espérance, parce que nous sommes appelés depuis cette tombe, avec toute l’église – celle qui nous a précédé et celle qui nous succèdera. Et là, dans ce tombeau grand ouvert, s’ouvre un chemin pour nos vies, un chemin victorieux de la mort,

« Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils ».
Dieu est là, au coeur du monde avec nous sur ce chemin qui nous libère de tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes. Souffle la liberté, qu’elle nous entraine sur les routes du règne de Dieu, qu’elle nous entraine dans l’amour et la compassion
Christ est vainqueur ! C’est vrai.

Vous pouvez télécharger son message ci-dessous.

message de pâques 2023

Prière pour la 5ème semaine du temps pour la création

Depuis l’horizon des eaux primordiales, 

Jusqu’à l’horizon du royaume qui vient, 

Ta présence, Dieu Père, nous appelle à l’amour. 

Dieu créateur, tu es le Dieu d’hier et de notre origine, 

Dieu créateur, tu es le Dieu de demain et de notre avenir.

Que nous nous tournions vers hier ou vers demain, 

Ta Parole trace pour chacune de nos vies un horizon d’amour. 

Rends nous disponible à ta présence et à ta Parole 

Renouvelle nos vies à l’image de celle de ton Fils, 

Envoie sur nous ton Esprit,  

Et fais de nous les témoins de ta liberté, 

Depuis l’horizon des eaux primordiales, 

Jusqu’à l’horizon du royaume qui vient. 

C’est vrai

En plus de cette prière pour la 5ème semaine du temps pour la création, sur le sens de ce temps pour la création c’est par ICI et le site du temps pour la création c’est par ICI

prière 5ème semaine temps pour la création
chemin de carême
Message sur le thème de la nuit des veilleurs de l’ACAT

Message sur le thème de la nuit des veilleurs de l’ACAT

Job 17, 1 à 16

Au charnier j’ai clamé : « tu es mon père ! » A la vermine : « o ma mère, ô ma soeur !  Où donc est passée mon espérance ?  Mon espérance qui l’entrevoit ? Au fin fond des enfers elle sombrera,  Quand ensemble nous nous prélasserons dans la poussière. 

« Où donc est passée mon espérance ? »

Cette interrogation de Job est un cri, un cri au coeur de ce livre où se tissent le malheur et la foi, où s’entremêlent la souffrance humaine et la présence de Dieu. 

« Où donc est passée mon espérance ? »

Nous recevons cette question du livre de Job avec l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et contre la peine de mort, l’ACAT qui a fait du v. 15 de ce chapitre 17 – le cri de Job le coeur de la nuit des veilleurs du 26 au 27 juin. Cette nuit de veille et de prière a été organisée de manière oecuménique en France et un peu partout dans le monde pour témoigner en prière et en acte d’une espérance. 

La nuit des veilleurs

Le principe de cette nuit des veilleurs c’est d’être rassemblés autour des victimes de la torture dans un même élan spirituel et de solidarité. La Nuit des Veilleurs est une invitation à s’éveiller ou se réveiller pour ne pas ignorer la souffrance de l’autre et pour manifester que nous sommes fraternellement auprès de celles et ceux qui souffrent. 

En reprenant cette année le texte de Job l’ACAT nous invitait à rejoindre la communion de toutes celles et ceux qui font vivre la flamme de l’espérance. 

« Où donc est passée mon espérance ? »

Le cri de Job est alors dit dans la confrontation à la plus réelle des morts : charnier et vermine sont convoqués comme des pères, des mères, des soeurs. Le désespoir est là dans des termes très crus : épouvante, chagrin, enfer, nuit, ténèbres : le champ lexical de l’anéantissement est impressionnant dans le vocabulaire de Job. Et c’est dans ce registre sombre qu’est posée cette question. 

Aussi ce matin je voudrais avec vous entendre cette question pour peut-être pouvoir y répondre ou à tout le moins entendre cette question sans forcément y répondre. Entendre cette question, c’est je crois entendre deux caractéristiques fortes de l’espérance pour Job : 

«  donc est passée mon espérance ? »

Le où de l’espérance

Cette question dit d’abord que l’espérance a un lieu : est mon espérance ? L’espérance a un lieu, elle repose en un endroit – l’espérance est quelque chose de localisé. Cette aspect géographique de l’espérance – qui du coup est une idée liée à un lieu – m’a fait pensé au très beau poème d’Andrée Chedid intitulé très sobrement l’espérance : 

J’ai ancré l’espérance

Aux racines de la vie

Face aux ténèbres

J’ai dressé des clartés

Planté des flambeaux

A la lisière des nuits

Des clartés qui persistent

Des flambeaux qui se glissent

Entre ombres et barbaries

Des clartés qui renaissent

Des flambeaux qui se dressent

Sans jamais dépérir

J’enracine l’espérance

Dans le terreau du cœur

J’adopte toute l’espérance

En son esprit frondeur.

Où est mon espérance ? Demande Job : l’espérance a un lieu. Pour la poétesse Andrée Chedid : l’espérance est enracinée, elle est plantée – le poème que j’ai lu donne l’impression de la plantation d’une haie de lumière pour faire front aux ténèbres, une haie faite de clarté et de flambeaux – comme d’autres sont faites de cyprès ou de thuya. Et cette haie trace une limite aux ombres et à la barbarie – lisière des nuits. 

L’espérance est un lieu frontière, un lieu de résistance de la vie – d’ou l’esprit frondeur : nous avons là quelque chose de localisé et d’enraciner pour faire front, pour s’opposer à une menace. 

« Où donc est passée mon espérance ? »

Cette question de Job dit d’abord un lieu de l’espérance – un où. Et ce qu’elle dit aussi, c’est que Job ne se pose pas la question de savoir « où donc est passée l’espérance ? » – c’est une des différence notable d’avec Andrée Chedid qui parle de l’espérance – en général. Job parle lui de son espérance : « Où donc est passée mon espérance ? » Le possessif est ici à souligner. 

MON espérance

Job ne fait ni poésie ni philosophie – il ne parle pas de l’espérance en général ou comme d’une idée abstraite – Job parle de son espérance. Cet homme qui a perdu son bétail, ses fils, puis sa santé avec une lèpre terrible, cet homme atteint dans sa famille, dans son corps, dans ses biens – cherche encore son espérance – la sienne. Alors qu’il n’a plus rien à lui, c’est le sens même de l’épreuve de l’Adversaire telle qu’elle est dite dans les premiers chapitres du livre – Job est dépossédé de tout ce qu’il est à lui. Bétail, enfants, santé : il n’a plus rien – il n’est presque plus rien. Et pourtant il cherche encore le lieu de son espérance. 

Ce possessif « mon espérance » dit je crois l’audace de Job face à ses amis qui le prennent en pitié et qui l’accablent de leur bienveillance un peu dégoulinante. Ses amis qui voudraient, sans doute avec beaucoup d’amour, qu’il voit le côté positif de ce qui lui arrive alors que Job lui veut faire front, il veut faire face. Il veut non pas nier le malheur mais l’affronter et se confronter à lui avec son espérance. Il le dira avec force dans quelques verset : « Je sais bien, moi, que mon rédempteur est vivant »

L’audace de Job :

où donc est passée mon espérance ? 

Dans une de ses méditations le pasteur Charles Wagner écrivait :

«  L’homme de foi, lui aussi, voit le chaos, l’injustice de la vie, l’impassible brutalité des lois naturelles. Mais il ne se résigne pas à la sentence de la fatalité aveugle. Les vestiges de l’esprit qu’il sent en lui l’empêchent de s’abandonner et de se soumettre. S’il est plongé dans la nuit, assailli par la tourmente, la boussole l’empêche de se désorienter. Il n’admet pas que la cause soit jugée et reste sans appel. Sous le coup qui l’assomme et semble péremptoire, il dit je maintiendrai. Et le pasteur Wagner poursuit en disant : au fond, la foi c’est l’audace poussée à l’infini : « notre Foi, c’est la victoire qui a vaincu le monde » (L’homme est une espérance de Dieu, p. 53). 

La foi c’est l’audace poussée à l’infini, c’est la victoire qui a vaincu le monde, c’est l’espérance qui trace une limite aux ténèbres, au malheur, telle un rempart de lumière. Je maintiendrai, quoiqu’il arrive. 

A la suite de la nuit des veilleurs de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture, ce texte vient bien entendu comme une très belle orientation. 

La Nuit des Veilleurs est une invitation oecuménique qui revient chaque année pour nous éveiller ou nous réveiller entre chrétiens.  Ne pas ignorer la souffrance de l’autre et lui montrer que nous sommes fraternellement auprès de lui ou auprès d’elle. La veille exprime alors la solidarité face au malheur. « où donc est passée mon espérance ? » Demandait Job, cette nuit des veilleurs est une démonstration, une manifestation d’espérance – à travers la diversité de nos églises – que nous donnons à voir les uns pour les autres – chacune, chacun, balbutiant son espérance avec le peu   d’audace qu’il peut avoir pour en témoigner. 

Après le confinement

Mais je crois que ce texte vient aussi comme une lumière posée sur ce que nous venons tous de vivre. Ce temps de confinement qui nous a été imposé, cette mise sous silence de la Parole que toutes les églises ont bravement acceptée, la confrontation à l’instrumentalisation de la peur à laquelle nous avons été confronté dans un discours politico-médiatique. Discours rythmé quotidiennement par la liturgie du nombre de morts, de contaminés, d’hospitalisés en réanimation – macabre dénombrement résonnant comme une sentence sans aucune espérance. 

Il faut résister à ce discours là. Il faut faire rempart aux ténèbres. Peu importe le charnier ou la vermine pour reprendre les mots de Job.

La foi, audace poussée à l’infini, victoire qui a vaincu le monde, nous invite à ne pas laisser le dernier mot aux discours de peur et de fatalisme. Notre espérance trace encore une limite aux ténèbres, au malheur, telle un rempart de lumière. Nous maintiendrons, encore. Peu importe le nombre de morts, l’absence de vaccin, être vivant ce n’est pas être en bonne santé – Job sous la lèpre nous le rappelle. Etre vivant c’est être confiant dans les promesses de Dieu.

Ouverture  

« Ne crains rien, crois seulement »,

« ta foi t’a sauvé »,

« le juste vivra par la foi »  :

Toutes ces paroles ont-elles résonné pour rien dans la bouche du Christ ? Soyons clairs, je ne viens pas, par là, contester les gestes protecteurs qu’il faut tenir pour maintenir l’épidémie sous contrôle, mais quand même Frères et Soeurs – quand même : où est donc passée notre espérance ? 

La bonne nouvelle nous interpelle pour éviter de nous enfermer dans la psychose et sous l’angoisse, pour ne pas cesser de vivre : pour nous ouvrir encore aux frères et aux soeurs, pour nous ouvrir encore à demain, pour nous ouvrir encore à la vie. Ne pas avoir peur : L’avenir n’est pas sombre : il est entre les mains de Dieu ! Nous pouvons avoir l’audace de la confiance, risquer la foi, remettre nos vies sous les promesses de Dieu et, oui, oser aimer, encore. 

Au Christ crucifié seul soit la gloire. Il est vainqueur.  C’est vrai !

Benoit, prieur de la communion oecuménique de Caulmont – message donné le dimanche 28 juin 2020 au temple du Chambon sur Lignon

Pour le jeudi saint 2020

En ce jeudi saint de l’année 2020 « Tout crie et chante » dit le psaume 65, texte du jour. Ce psaume est littéralement une action de grâce : une eucharistie en grec, comme un lointain échos à ce à quoi nous faisons mémoire en ce jeudi dit « saint ». 

Déjà, souvenons-nous, l’année passée la mémoire du dernier repas avait un goût de cendre pour tout le christianisme occidental et au-delà ; cendres de la cathédrale Notre Dame de Paris dont la charpente millénaire brulât en quelques heures. L’événement semble loin. Cette année, en pleine période de confinement la célébration fait place au silence. Nous ne boirons pas ensemble à la même coupe ce soir. Demain la mémoire de la mort du Christ semblera presque anodine, un détail, face aux statistiques des milliers de morts du coronavirus annoncées chaque jour.

Aussi dans la situation actuelle combien plus terrible, car combien plus mortelle, que celle que nous connaissions l’an dernier, le texte biblique nous interroge : sommes nous encore capable d’eucharistie, d’action de grâce ? Sommes nous encore capable de dire à Dieu notre merci ? A l’image du Christ Jésus encore capable de dire une bénédiction au soir de sa vie, au moment de la trahison, quand tout s’est noué pour lui ?

Nous aurions pourtant une bonne raison de dire notre reconnaissance : car en même temps que nous sommes confinés, refermés sur nous-mêmes, sauvant nos vies en les enfermant, la nature s’ouvre et s’éveille, le printemps dévoile la beauté du vivant s’épanouissant autour de nous. Sur le plateau ardéchois les jonquilles sauvages ont commencé à fleurir depuis les premiers jours du confinement. Même en ville, le ralentissement de l’activité humaine permet de rencontrer des oiseaux que l’on ne voyait plus, et autre faune sauvage. 

En ce jeudi saint 2020, Dans ces premiers jours de printemps, alors que nous sommes confinés : sommes nous encore capable de reconnaissance ? Cette question vaut pour aujourd’hui et pour demain, quand nous sortirons du confinement : serons-nous encore capable de dire à Dieu notre merci, malgré tout ? Derrière cette question vient celle de notre discernement : nous ne sommes peut-être pas encore capable de percevoir quels changements s’imposeront à nous après ce temps mis à part. Peut-être commençons nous seulement à percevoir que les choses ne pourront plus être comme avant. « C’est mort ! » disent les jeunes. Sauf à nous aveugler, nous ne pourrons plus vivre comme si de rien était, malgré la tentation d’essayer de faire les choses comme avant.

Mais bien plus que d’essayer de tenir une manière de vivre et de faire, un « système », un mode de vie, dont la mort est annoncée, la foi ne consiste-t-elle pas à discerner ce que cet événement modifie de nos vies, de nos quotidiens, de nos activités, pour abandonner ce qui conduit à la mort, et continuer d’inscrire la reconnaissance, le merci au coeur de nos vies, le merci à Dieu et aux soeurs et frères ? Alors, dans ce discernement et cette reconnaissance, nous pourrons vivre la fraternité d’une communion renouvelée en celui qui est, qui était et qui vient. Alors oui, avec le Christ, avec le « Dieu notre sauveur, sécurité de la terre entière, jusqu’aux îles lointaines » disait le psalmiste, nous serons passé-e-s de la mort à la vie, plutôt que de nous accrocher à ce qui est déjà mort…

Benoit 

Seigneur, pardonne nos fautes contre l’unité de ton peuple et donne-nous une prière unanime pour toutes les femmes, tous les hommes. 

Apprends nous à travailler pour le bonheur des femmes et des hommes, en construisant le monde selon le dessein de ton amour.

Toi qui a donné ta vie pour nous sauver et nous réconcilier, fais de chacun-e de nous des artisans de paix, des bâtisseurs d’amour

Temps pour la création – projecteur sur Chrétiens Unis pour la Terre

Qu’est-ce que Chrétiens unis pour la terre (CUT) ?

C’est un carrefour œcuménique pour progresser ensemble, entre chrétiens de différentes confessions, dans le respect de la Création par la prière, la conversion de nos styles de vie et l’action commune dans l’Église et le monde.
Depuis 2012, CUT propose des outils pour le Temps pour la Création en septembre, un Jeûne pour le climat, un accompagnement à un Carême pour la terre, pour vivre un carême écologique.
En 2015, CUT a co-organisé les Assises chrétiennes de l’écologie, en réunissant plus de 80 porteurs d’initiatives qui ont animé des ateliers thématiques durant trois journées, devant 2000 personnes. Pendant les Assises, CUT a organisé des « géo-buvettes » qui ont permis à une centaine d’acteurs de l’écologie de se retrouver par région, c’est à partir de ces recensements, et afin de maintenir le lien (et en créer de nouveaux) que cet Annuaire chrétien de l’écologie est né… à consulter sur le site Internet
Si vous avez envie d’agir près de chez vous mais de vous ressourcer, d’alimenter vos informations et partager votre engagement, n’hésitez pas à les contacter !
CUT rédige et envoie tous les mois une newsletter, « Maison commune » afin de partager les informations sur l’actualité des chrétiens et de l’écologie. Le mouvement propose également tous les 2è lundi du mois un temps de prière et un temps d’action

Les associations de Caulmont ne sont pas membres de CUT mais, à la maison des Sapins nous partageons les mêmes préoccupations et la même prière.

Le site Internet : http://www.annuairechretiendelecologie.org/

Temps pour la création – marcher ensemble

création marcher

Le temps de la création a cette année pour thème « marcher ensemble ».

En cheminant ensemble nous suivons l’exemple de Jésus qui a marché avec ses amis sur les routes vers Jérusalem. En parcourant les chemins de sa communauté, et au-delà, Jésus nous a invité à rencontrer Dieu par sa présence en sa création. Que ce soit en considérant « les lys des champs », les « oiseaux du ciel » ou  le « grain de blé qui tombe en terre », la bonne nouvelle est étroitement liée aux merveilles de la nature.

Vous trouverez plus de ressources sur le temps de la création sur le site : https://seasonofcreation.org/fr/home-fr/ Ce site  propose notamment cette bénédiction au moment de marcher :

Pèlerin, tu vas aller dans le désert de la terre et de ton coeur :

Que tu expérimentes la grâce de la présence de Dieu !

Que tu sois immergé dans l’amour de Dieu pour apprendre à se laisser aller et à nager !

Que tu t’engages profondément et radicalement avec le monde naturel en tant qu’intendant, co-créateur et ami !

Que tu boives à nouveau à la source divine, le courant d’eau vive !

Que tu transforme les eaux stagnantes de ton esprit en fleuve d’eau vivre !

Que tout ce qu est mort en toi ressuscite !

Dieu est là. La rivière t’attend. Que l’aventure commence.

Retrouvez ICI la page dédiée à la création sur notre Site

Temps pour la création – construire la paix et protéger la création

« Si tu veux construire la paix, protège la création » ce titre est celui du message du Pape Benoît XVI lors de la journée mondiale de la paix le 1er janvier 2010. Un 11 septembre, date anniversaire funeste, nous pouvons nous rappeler que le lien entre paix et écologie est indissociable. Voici un extrait du message donné en 2010 par le Saint Père :

L’Eglise a une responsabilité vis à vis de la création et elle pense qu’elle doit l’exercer également dans le domaine public, pour défendre la terre, l’eau et l’air, dons du Dieu créateur à tous, et, avant tout, pour protéger l’homme du danger de sa propre destruction. La dégradation de la nature est, en effet, étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine, c’est pourquoi « quand l' »écologie humaine » est respectée dans la société, l’écologie proprement dite en tire aussi avantage » (Caritatis in veritate n51). On ne peut exiger des jeunes qu’ils respectent l’environnement, si on ne les aide pas, en famille et dans la société, à se respecter eux-mêmes : le livre de la nature est unique, aussi bien à propos de l’environnement que de l’éthique personnelle, familiale et sociale. Les devoirs vis à vis de l’environnement découlent des devoir vis à vis de la personne considérée en elle-même, et en relation avec les autres. (…)

Si tu veux construire la paix, protège la création. La recherche de la paix de la part de tous les hommes de bonne volonté sera sans doute facilitée par la reconnaissance commune du rapport indissoluble qui existe entre Dieu, les êtres humains, et la création toute entière. Les chrétiens, illuminés par la Révélation divine et suivant la Tradition de l’Eglise, offrent leur contribution propre. Ils considèrent le cosmos et ses merveilles à la lumière de l’oeuvre créatrice du P7re et rédemptrice du Christ qui, par sa mort et sa Résurrection, a « tout réconcilié sur la terre et dans les cieux » (Col. 1, 20) avec Dieu.

Le Christ, crucifié et ressuscité, a fait don à l’humanité de son Esprit sanctificateur qui conduit le cours de l’Histoire, dans l’attente du jour où le retour glorieux du Seigneur inaugurera « un ciel nouveau et une terre nouvelle » (1 P 3, 13) où résideront pour toujours la justice et la paix. Toute personne a donc le devoir de protéger l’environnement naturel pour construire un monde pacifique. C’est là un défi urgent à relever par un engagement commun renouvelé.

Retrouvez sur le site du Vatican l’ensemble de la déclaration du Pape Benoit XVI.

ICI la page sur la création de notre site

Church and Peace – déclaration juin 2018

Church and Peace - déclaration juin 2018

Church and Peace – déclaration juin 2018 : 

« « Justice et paix s’embrasseront » (Ps 85, 11) – Cheminer ensemble pour la réconciliation dans une Europe divisée »

Le mouvement pacifiste chrétien a retenu ce thème pour la conférence internationale et son Assemblée générale. Ces événements ont eu lieu du 21 au 24 juin 2018 à Hoddesdon au Royaume-Uni. Une rencontre qui a rassemblé plus de 90 personnes. Caulmont est en lien avec ce réseau européen, oecuménique et pacifiste.

Deux messages clairs sont ressortis de la rencontre :


  • Church and Peace appelle les Églises dans le pèlerinage de justice et de paix à la non-violence – Le chemin vers une « paix juste » doit dépasser progressivement la logique de la violence et de l’investissement dans la guerre.



  • L’UE risque de devenir une alliance à prédominance militaire – À mesure que les détails du Cadre Financier Pluriannuel (CFP) 2021-2027 proposé sont publiés, nous voyons l’UE s’éloigner de plus en plus de l’Europe en tant que projet de paix vers une alliance militaire.


Pour en savoir plus sur l’appel du réseau aux Églises, vous trouverez la  Declaration finale en cliquant ICI

Le site de Church and Peace ICI