trouver des mots pour dire une espérance

trouver des mots pour dire une espérance

Trouver des mots pour dire une espérance alors que des jeunes –encore enfants pour certains car entrer au lycée à 14 ans ça arrive– , sont humiliés par la force depuis un mois, avant même la visite du pape Léon. Alors que dans les bruits assourdissants des charges, et sous les nuées des gaz lacrymogène, le choc des violences est de plus en plus criant. Alors que les manifestations sont interdites et les libertés sont entravées au nom de l’ordre que l’on défend en le qualifiant de républicain. Alors que la peur du monstre que les urnes appelleront dans six mois semble tout justifier et « en même temps » lui donne les armes nécessaires.
Voilà ce qui me pousse à partager ces mots pour dire une espérance dans la prière. Un florilège de prières pour la justice sociale et climatique – car c’est la même espérance. Une espérance partagée dans tout le christianisme : ce florilège d’une quinzaine de textes est œcuménique. Des textes pour permettre la prière, une prière qui nourrit l’engagement.

Trouver des mots pour dire une espérance, voilà l’objet de ce document à partager.

Un CRAC en octobre 2026

Un CRAC en octobre 2026

Un CRAC en octobre 2026 : Le Comité des Responsables des Associations de Caulmont s’est retrouvé ce weekend des 17, 18 et 19 octobre.

Malgré un temps maussade, nous nous sommes retrouvés dans la confortable maison de Caulmont pour un weekend studieux. Nous avons réfléchi sur les affaires courantes de la communion. Nous avons visité l’avancée des travaux. Puis nous avons préparé la future fête de l’été prochain. Lors d’un goûter partagé avant l’office, nous avons eu le plaisir d’accueillir quelques personnes venues nous rejoindre. L’occasion nous a été donnée de reprendre les chants appris cet été avec Régis Chazot.

Comme à l’habitude, les cracœurs qui ne pouvaient être présents nous ont rejoint pour un temps de visio en soirée.

Nous nous retrouverons la prochaine fois les 13, 14 et 15 février !

petite mise à jour du site

Petite mise à jour du site

Une petite mise à jour du site à signaler : Si tu traines un peu sur ce site de caulmont.fr tu découvriras quelques nouveautés.

D’une part sur la page permaculture : en cliquant ICI

Des documents ont été ajoutés : la définition de la permaculture dans le livre de la grande transition, et une réflexion sur le lien entre permaculture et la non-violence.

Mais aussi sur la page du réseau écologique et chrétien en cliquant ICI

Et comme le temps pour la création est maintenant terminé, la première page été modifiée

Enfin, sur la page de la revue nouvelles, le numéro d’octobre est déjà disponible… il devrait arriver bientôt dans les boites aux lettres !

Voilà pour cette petite mise à jour du site ! En espérant qu’elle te donne envie de faire tourner nos pages…

petite mise à jour du site

Rencontre du 18 octobre

Rencontre du 18 octobre

La rencontre du 18 octobre est proposée à toutes et tous, à la maison de Caulmont, à Mars à Hugons. C’est par ICI !

Le comité des responsables des associations de Caulmont qui a lieu ce week-end du samedi 17 au lundi 19 octobre s’ouvre pour un temps de partage et de rencontre. Oui le CRAC t’invite ! viens nous rejoindre !

Rendez vous à 16 h. pour les retrouvailles autour du goûter puis à 17 h. 30 prière commune.

La fin de la rencontre est prévue vers 18 h. et elle peut aussi se prolonger par le repas du soir. Mais dans ce cas il faut s’inscrire : communion@caulmont.fr ou 0760322366.

Cette rencontre du 18 octobre est pensée comme une occasion de partage pour cultiver la fraternité…

Rencontre d'été

Souvenir d’une rencontre de l’été 2025

3 octobre journée œcuménique au Puy

3 octobre : journée œcuménique au Puy

Le 3 octobre une journée œcuménique se tiendra au Puy en Velay sur le thème de l’impertinence de la non violence aujourd’hui dans un monde conflictuel.

Au programme :

3 octobre journée œcuménique au Puy

Le CŒHL : Conseil Œcuménique en Haute-Loire, organise cette journée de joyeuses retrouvailles annuelles !

La communion œcuménique de Caulmont participera à cette journée en tenant un stand sur le thème de la paix avec la création – la non violence vis à vis de la nature. Paix avec la création, c’était le thème du temps pour la création 2025.

Pour retrouver la maison de la Providence sur google maps c’est par ICI

Pour Caulmont, ce rapport de non-violence avec le vivant passe par la permaculture. Aussi cette journée a été pour moi l’occasion de cette petite réflexion sur le lien entre la non-violence et la permaculture.

En espérant se retrouver nombreux ce 3 octobre pour vivre cette journée œcuménique au Puy.

Sur ce thème de la permaculture d’autres réflexions sont disponibles sur le site de Caulmont ICI

voyage du pape en France

Visite du Pape en France

Les images de la visite du Pape en France vont être sur tous nos écrans durant le temps d’un week-end. Alors, sans participer à cette frénésie d’image, à Caulmont nous préférons prendre le temps d’écouter ce que dit le Pape Léon XIV quand il parle du projet de Dieu pour l’humanité : être bâtisseurs de communion. Cela parle particulièrement pour notre communion.

À l’ère de l’intelligence artificielle où la dignité humaine risque d’être éclipsée par de nouvelles formes de déshumanisation, nous avons le devoir urgent de rester profondément humains, en préservant avec amour cette magnifique humanité qui nous a été donnée et manifestée dans sa plénitude dans le Christ, mais qu’aucune machine ne pourra jamais remplacer dans sa splendeur. Le véritable progrès naît toujours d’un cœur ouvert à l’autre, d’une intelligence disposée à l’écoute, d’une volonté qui cherche ce qui unit plutôt que ce qui sépare.
À tous les fidèles catholiques, à tous les chrétiens, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, j’adresse un appel vibrant : ne craignons pas de nous salir les mains sur le chantier de notre époque. Comme Néhémie, prions, planifions avec sagesse, travaillons avec persévérance en replaçant Dieu à l’horizon de notre action et l’être humain au centre de nos choix. Alors, les pierres rejetées – les pauvres, les malades, les migrants, les petits – deviendront la pierre angulaire, et sur la terre s’élèvera une demeure commune solide et accueillante, où finalement l’amour et la vérité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent (Cf. Ps 85, 11). Telle est la bénédiction que nous implorons de Dieu et la tâche qui nous attend : être des bâtisseurs de communion et non des architectes de Babel ; des serviteurs du Royaume à venir et non des maîtres de donjons voués à s’effondrer. Et, avec l’âme d’un pasteur et d’un père, je demande à tous d’arrêter le chantier d’une énième Babel et d’unir nos forces pour édifier le bien, afin que l’humanité ne perde jamais sa beauté et que le monde puisse reconnaître une fois encore au cœur de l’être humain, le lieu où Dieu désire habiter.

Extrait de l’introduction à la Lettre encyclique MAGNIFICA HUMANITAS du Saint-Père LÉON XIV sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle

Le journal La Croix propose le texte de cette encyclique au format PDF – ici

voyage du pape en France

quelle est notre espérance ? méditation

Quelle est notre espérance ? Méditation

Quelle est notre espérance ? Méditation prononcée au Moûtier St. Voy lors de l’office de Ste Cène chez les sœurs diaconesses de Reuilly ce jeudi 24 septembre – durant le temps pour la création.

Je retrouvais hier cette citation de Charles Wagner dans l’ami :

« L’homme de foi voit le chaos, l’injustice de la vie, l’impassible brutalité des lois naturelles. Mais il ne se résigne pas à la sentence de la Fatalité aveugle. Les vestiges de l’Esprit qu’il sent en lui l’empêchent de s’abandonner et de se soumettre.  S’il est plongé dans la nuit, assailli par la tourmente, la boussole l’empêche de se désorienter. Il n’admet pas que la cause soit jugées et reste sans appel. Sous le coup même qui l’assomme et semble péremptoire, il dit : « je maintiendrai ! ».  Au fond, écrit Wagner, la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde » écrit-il pour clore ce passage, en citant la première lettre de Jean. 

« Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde ».

La foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini. Mes Sœurs, quelle est notre espérance ? L’espérance : qu’avons-nous à attendre ? Quel élan nous pousse à croire que demain sera meilleur ou au moins aussi bon qu’aujourd’hui ? Quelle est la source du « je maintiendrai » de Wagner  ? Qu’est-ce qui nous permet d’accueillir l’avenir en confiance? Qu’est-ce qui nous permet aujourd’hui de pousser l’audace jusqu’à l’infini ? 

C’est cette question – quelle est notre espérance – que j’entends ce soir avec vous mes sœurs avec vous. C’est cette question qui pour moi sous-tend ce passage de l’évangile. 

Alors cette question n’est pas posée directement dans le texte biblique. Il y a une autre question écrite et que nous avons entendu : 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Cette question ce sont les disciples du Baptiste qui la posent. Il ne la posent pas d’eux-mêmes, il sont envoyés par leur maitre pour interroger Jésus. Es-tu celui qui doit venir ? 

Celui qui doit venir c’est le messie. C’est le messie de Jean le Baptiste, le cœur de sa prédication  : « moi je vous baptise d’eau mais il vient, celui qui est plus fort que moi, proclamait Jean, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales/ Lui il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu, il a sa pelle à vanner à la main pour nettoyer son aire… etc. » 

Celui qui doit venir c’est ce Messie qui vient accomplir la justice. Voilà l’espérance de Jean le baptiste. Voilà cette figure qui concentre l’espérance de tout Israël. Voilà celui qui permet à Israël de supporter l’occupation romaine et qui permet au peuple élu d’accueillir l’avenir avec confiance malgré toute épreuve. 

Car oui l’espérance messianique est un élément intégrant de la religion Juive du premier siècle : les prières officielles anciennes contiennent des supplications d’ordre messianique; nous rencontrons en Philon et en Josèphe, des historiens juifs du premier siècle, des traces évidentes de leur foi intime en une restauration nationale future ; la littérature religieuse, aujourd’hui appelée apocryphe,  même quand il ne s’agit pas d’apocalypses, contient des textes messianiques.  

Ainsi si nous constatons dans le Nouveau Testament que le peuple était alors travaillé par une intense attente messianique ; attente et fermentation qui expliquent pourquoi les agitateurs, si nombreux à cette époque, ont si facilement recruté des foules d’adeptes enthousiastes : ils se donnaient et on les prenait pour le Messie attendu. 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Si nous ne savons pas pourquoi Jean le Baptiste pose cette question, quelle que soit l’intention de Jean le Baptiste, nous devons comprendre que pour le Baptiste, il n’y a pas d’évidence. Cette question, du fait même qu’elle soit posée, nous informe que Jésus ne ressemblait pas complètement au messie attendu à cette époque. Sans faire du Baptiste le saint patron des DRH en matière de Messie, pour lui le « cahier des charges » du Messie était plutôt : rassembler les différents groupes juifs et mettre au point une stratégie pour se libérer du joug romain. Le devait être reconnu comme envoyé par Dieu grâce à son charisme et à sa connaissance de la Torah.

Alors, certes, Jésus connaît les Écritures – et ici il cite largement le prophète Esaïe -, mais, pour le reste, il ne correspond pas au profil annoncé par le Baptiste. Quand bien même nombreux sont celles et ceux touché-e-s par sa parole ; de là à être catégorique sur le fait qu’il est le Messie, il y a un pas à franchir.

Alors Jésus répond par un autre élément de la figure messianique, annoncé par le prophète Esaïe : la puissance de Dieu rend la vue aux aveugles, fait entendre les sourds, bondir les boiteux, parler les muets et libère les captifs. Les guérisons et les signes accomplis par Jésus témoignent que sa puissance vient de Dieu. Ces guérisons et ces signes sont autant de marqueur d’une espérance vivante qui transforme le vivant. 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Oui, cette question posée par Jean le Baptiste est bien celle de l’espérance. : Quelle est notre espérance ? 

Le pasteur Charles Wagner écrivait « je maintiendrai » : « la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde » «  

C’est cette victoire sur le monde que j’entends dans l’espérance vivante de Jésus quand il cite EsaÏe : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent doit, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. 

quelle est notre espérance ? méditation au moutier St Voy

Bien entendu, me direz vous, depuis Jésus il y a encore des aveugles, des boiteux, des lépreux, des sourds, et toutes et tous nous passeront par la mort. Mais l’espérance nous invite à regarder le monde autrement, regarder nos sœurs et nos frères autrement. Espérer ce n’est pas pas relativiser la souffrance de nos existences mais c’est bien les regarder en face, et reconnaître que c’est là, que doit se dire notre foi comme audace jusque’à l’infini et comme victoire malgré la mort. « Je maintiendrai » écrivait Wagner : combattre la résignation par l’amour. 

Combattre la résignation par l’amour, combien il reste des aveugles, des boiteux, des lépreux et des sourd… ou plus justement : combattre la résignation par l’amour car il nous reste des frères et des sœurs malades, qui ont besoin de notre espérance. Combattre la résignation par l’amour, voilà ce qu’est notre espérance – une espérance qui est de l’ordre du combat. Une espérance qui n’est pas un sentiment individuel et personnel, mais qui nous fait participer au Christ vivant, à son audace poussée jusqu’à l’infini, à sa victoire. 

J’en étais arrivé là de la préparation de cette méditation quand hier après midi une certaine agitation s’est déployée dans le hameau normalement si tranquille de Hugons. Des voitures, des sirènes, des gyrophares.  Bientôt une odeur de brûlé. Un feu venait de se déclarer aux Vastres, derrière le Soutour à quelques kilomètres de la maison. Un incendie de broussailles et de forêt. Aujourd’hui nous avons appris que seulement 2 hectares avaient brûlés grâce à l’intervention des pompiers. Et au même moment un autre feu se déclenchait dans une propriété de St Clément. 

Notre monde n’a pas fini de brûler.

Notre maison brûle, on le sait et on le répète. Aussi je me suis interrogé, à nouveau,  quelle est notre espérance ? 

Face à la création qui souffre, face à cet été de sécheresse et de sec qui se poursuit par un automne aussi aride ? Dans ce mois de septembre que vous avez ouvert, mes sœurs à St Voy, qui est le temps pour la création, un temps centré sur la vision d’Ezechiel de la source d’eau vive qui du temple de Jérusalem devient source de résurrection pour toute la mer morte. 

De la même manière espérer ce n’est pas rêver d’être emmenés sur une nouvelle planète. Le royaume n’a pas d’autre monde que le notre pour être établi et et être partagé. Espérer c’est faire face aux souffrances de la créations, au réchauffement climatique et à l’effondrement de la biodiversité ;  les regarder en face – tous ces périls qui sont déjà là. Et reconnaître que c’est là, que doit se dire notre foi comme audace et comme victoire. « Je maintiendrai » Combattre la résignation par l’amour. 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Quelle est notre espérance ? 

Je termine par le commencement. L’espérance commence au coeur de chacune de nos existences. Le Christ vient nous donner sa paix, il pardonne nos errances et il nous appelle à vivre au plus profond cette espérance. C’est le sens de la cène que nous allons célébrer. Partageant le blé transformé dans le pain et le fruit de la vigne pressé dans la coupe nous recevons le Christ vivant comme force pour vivre avec lui l’audace et la victoire. Face au mal, aux maux qui marquent nos vies, au mal qui fait souffrir la création. 

Oui, les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent doit, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres – Mais cette joie de l’évangile, si nous la partageons, elle est pour nous. Toute cette joie de l’évangile nous est donné dans le Pain et le vin pour chacune de nos vies. 

Au fond, écrit Wagner, la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde »

Voilà ce qui peut nous pousser à croire que demain sera meilleur ou au moins aussi bon qu’aujourd’hui, voilà ce qui peut nous permettre d’accueillir l’avenir en confiance. Le christ fait route avec chacune, chacun d’entre nous, au plus profond de nos vies. Joie de l’évangile, oui. 

Il est lumière du monde. C’est vrai.

Pour écouter l’office du moutier c’est par ICI – sélectionner sur la page : Office du 24/09/2026 15 h. 50

Vous pouvez retrouver d’autres textes et méditation ICI sur le site Internet.

partager ses soucis

Partager ses soucis !

Partager ses soucis… car oui avec le numéro de Nouvelles du printemps les membres et amis de Caulmont qui reçoivent la revue au format papier ont reçu un petit sachet de graines. Des graines de soucis.

Quelques graines de soucis en mélange. Vivre la communion c’est aussi savoir partager ses préoccupations, ses questions, ses angoisses et ses doutes, en un mot : ses soucis. Et se savoir porté par la prière d’intercession à travers laquelle nous partageons nos soucis… 

Alors comme un clin d’oeil à ce lien de prière, nous avons pensé à partager ces graines de souci ou calendula  – en mélange…  Tout un symbole pour notre communion. Et nous invitions celles et ceux qui le pouvaient à nous envoyer des photos… En voici quelques unes que nous avons reçu. Un grand merci aux photographes qui se reconnaitront ?

Pour partager plus avant la prière de la communion rendez vous ici !

confession de foi

Confession de foi sur l’eau – temps pour la création

Durant ce temps pour la création, sur le thème de l’eau, voici une confession de foi. Cette affirmation de la foi chrétienne, rédigée sur le thème de l’eau.

Plus d’info sur le temps pour la création ICI. Et sur ce site : une nouvelle page sur notre réseau œcuménique et écologique ICI

Prier pour le monde dans un été de feu

Prier pour le monde dans un été de feu

Prier pour le monde dans un été de feu ? Lors de chaque messe et de pratiquement tous les cultes, les chrétien·e·s prient pour le monde. Que l’on appelle cette prière l’intercession, la prière universelle, ou des intentions de prière nous prenons le temps de prier pour ce monde.
Quel sens prend cette prière dans un été de feu et de sec ? Nous posons des mots sur ce qui arrive au vivant devant le Dieu Vivant. Dire le désarrois de toute vie face au manque d’eau en faisant face à la source d’Eau Vive. Réaliser au plus profond de soi, et devant Dieu, combien l’aridité qui est là, l’aridité qui viendra de plus en plus, est signe de notre aridité intérieure.

Prendre le temps de la prière pour ce monde, ce n’est pas cultiver le mythe d’un «ça va aller » ou d’un « ça va passer ». Non. Il nous faut entendre le discours des sciences qui dit le réel du monde. Le réchauffement climatique est une donnée scientifique incontestable. Nous vivons une extinction de masse. Le vivant s’effondre à l’image des icebergs et des glaciers qui s’écroulent dans l’océan. Nous vivons et nous allons vivre un deuil massif, pour celles et ceux qui survivront. Car nous en sommes là : deuil et danger de mort.

Il ne s’agit pas de faire de l’écologie une idéologie ou une option politique. Nous n’en avons plus le temps. Les refrains d’une écologie punitive tenue par des éco-terroristes n’a plus lieu d’être. Mais face à ce constat de mort et de deuil, face à ce constat scientifiquement établi, lucide et dramatique, prendre le temps de la prière pour ce monde, c’est : ne pas renoncer à l’espérance. Bien au contraire : dire notre espérance, et nous mobiliser pour elle. En dehors de tout discours idéologique et politique espérer pour le vivant face à la mort.

Dans un été de feu et de sec, dans le désarroi de la mort et du deuil : 91000 hectares sont partis en fumée au 1er aout depuis le début de l’année 2026, les feux ont tué 82 personnes depuis le début de l’année, et combien d’êtres humains ont-ils perdu leurs maisons ? Et combien d’êtres vivants ont ils été brûlés : insectes, vers, mammifères, oiseaux ?

L’écologie devient une question de survie : comment continuer à habiter ce monde que nous rendons de plus en plus inhabitable ? Prier pour le monde c’est porter cette question devant le Dieu Vivant en se rappelant que ce monde, marqué par la mort et la cendre, est création de Dieu. Se rappeler que ce monde est création de Dieu, que : « Dieu vit que cela était bon ». Que ce monde est le lieu d’un projet de Dieu : « Il a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils ». Bonté, tendresse, amour, salut, liberté : ces mots venus de Dieu nous disent une bonne nouvelle pour chacune de nos vies et pour toute la création. Tenir l’espérance face à la mort et au deuil. Tenir le projet de Dieu face à l’aridité qui est là et qui arrivera de plus en plus, signe de l’aridité de nos cœurs. Nous avons à nous mobiliser individuellement et collectivement pour protéger la vie, pour protéger nos vies.

prier vers le temps pour la création :
Temps pour la création 2026


C’est alors que va s’ouvrir le 1er septembre, le temps pour la création sur le thème de l’eau vive. A partir d’un extrait du livre d’Ezéchiel qui décrit une source au cœur du temple de Jérusalem, nous sommes invités à prier pour ce monde. Prier pour le monde… un extrait de la prière proposée pour ce temps pour la création :

Seigneur de toute vie, tu as promis que partout où coule le fleuve, tout vivra.
Suscite en nous l’appel à prendre soin des eaux, à protéger les bassins versants, à défendre les
droits de l’eau et à honorer la dignité de celles et ceux qui ont soif.
Que ta Parole soit une source en nous, jaillissant pour la guérison des nations.
Que Dieu notre Père, qui a fait jaillir l’eau du rocher, nous soutienne dans le désert.
Que le Christ notre Seigneur, qui est l’Eau vive, nous rafraîchisse pour l’œuvre de restauration.
Et que le Saint-Esprit nous porte sur les courants de la grâce jusqu’à ce que la justice coule comme les eaux et la vertu comme un ruisseau qui ne tarit jamais.

Benoît