COP 30

Lutte & contemplation – COP 30

Lutte & Contemplation est un collectif qui soutient et porte une parole chrétienne dans les luttes écologiques et sociales de notre temps. Le collectif est un espace de rencontre, de fraternité et de prière pour ses membres. En rassemblant des personnes autour du Christ et dans la lutte pour la justice, il donne le goût de l’action collective, et offre des lieux de prière pour le monde et ses artisans de paix. 

lutte & contemplation

Lutte & contemplation invite à l’organisation de cercles de silence lors de cette COP 30

Plus d’une trentaine d’organisations chrétiennes ont signé un appel à se mobiliser durant le temps de la COP30 au Brésil. Elles proposent à toutes et tous de se rassembler pour des cercles de silence dans l’espace public. Ces rassemblements sont une manière visible, respectueuse et inclusive de faire exister les enjeux de gouvernance climatique qui peuvent sembler lointains, et, à travers ce geste humble, d’interpeller les décisionnaires sur leur pouvoir d’agir. Toute personne y est conviée, quelles que soient ses croyances. Les chrétiennes et les chrétiens peuvent prier pour que les personnes participant à la COP soient inspirées par l’Esprit Saint, et qu’elles prennent leurs responsabilités.

A travers ce silence, nous portons les messages suivants : nous avons conscience de la gravité de la situation ; nous désirons que les États soient plus ambitieux sur leurs objectifs de réduction des émissions ; nous voulons que les gouvernements agissent “sans plus attendre pour éliminer définitivement les combustibles fossiles” ; nous attendons davantage de justice climatique, en particulier de la part des pays “du Nord”, qui ont promis par le passé des aides aux pays “du Sud” sans respecter jusqu’au bout leurs propositions.

Conseils pratiques :

Vous pouvez trouver un cercle de silence près de chez vous en vous renseignant ICI. Ou bien : le collectif Lutte & Contemplation propose un guide pratique pour organiser un cercle de silence près de chez soi :

foi et constitution

Foi et Constitution – 6eme assemblée

La Sixième Conférence mondiale de Foi et Constitution s’est achevée mardi 28 Octobre 2025, comme de coutume par l’adoption d’un message – ou plutôt de deux messages-en guise d’appel mais aussi de témoignage de 5 journées très intenses.

Le premier message est un texte exhortatif court intitulé  » Appel à l’ensemble des chrétiennes et des chrétiens ». Le texte est disponible en anglaiscomme en français sur le site du COE.

Dans ce texte je retiens le passage suivant :

L’unité est plus qu’un accord: c’est une communion. Enracinée dans le baptême, exprimée dans la prière partagée, l’unité commence à être visible lorsque nous vivons ensemble, progressant vers le partage de l’Eucharistie et la reconnaissance de nos ministères respectifs. L’unité commence également à être visible lorsque nous vivons ensemble de manière à incarner la foi, l’espérance et l’amour; non pas isolément, mais en solidarité avec les personnes marginalisées du fait de leur genre, de leur race, de leur pauvreté, de leur handicap ou de la dévastation de l’environnement. 

Le second se présente sous la forme d’une « affirmation oecuménique » intitulée « Approfondir l’unité, cheminer dans l’amour, restaurer l’espérance ». Ce texte nettement plus long (une dizaine de pages) reflète de manière plus détaillée le fruit de cette 6ème conférence mondiale. Vous pouvez accéder au texte officiel en anglais sur le site du COE, la version officielle en français, n’est pas encore disponible mais pour les personnes non-anglophones, nous vous proposons ci-dessous une traduction officieuse pour passerelle-oecuménique.

Dans le deuxième texte de cette assemblée foi et constitution je retiens le passage suivant dans sa partie sur la mission :

Comme le rappelle chaque année la célébration œcuménique du Temps de la Création, nous faisons partie de la création de Dieu. Les Églises doivent réfléchir aux implications de la koinonia pour la responsabilité envers le monde créé : partage équitable des ressources, souci des pauvres, résistance aux forces de marginalisation.
Nous sommes appelés à une mission et une évangélisation respectueuses, attentives à toutes les voix et aux gémissements de la création (Rm 8,22), cherchant à conduire toute la création, sanctifiée et guérie par le Verbe de Dieu, dans la communion avec Dieu en Christ.
Les chrétiens ne peuvent rester silencieux lorsque la dignité humaine et l’intégrité de la création sont violées, ni ignorer les tensions et rivalités entre Église et État qui compromettent parfois la voix prophétique de l’Église.
Nous sommes appelés à contextualiser fidèlement l’Évangile, en dialoguant entre confessions et cultures, dans un esprit d’honnêteté et de critique mutuelle, source d’enrichissement réciproque.

COP 30

Le Conseil Œcuménique et la COP 30

Le Conseil œcuménique des Églises participe à toutes les COP sur le climat depuis le Sommet de Rio de 1992.

En juin 2025, lors de la réunion de son comité central à Johannesburg, en Afrique du Sud, le COE a lancé la Décennie œcuménique d’action pour la justice climatique (2025-2034) – un engagement de dix ans appelant les Églises du monde entier à intensifier leur témoignage par la prière, le plaidoyer et des actions transformatrices. Cette décennie invite le corps du Christ à cheminer ensemble dans une conversion écologique pour la transformation (la repentance conduisant à un changement fondamental du cœur et de la vie).

À la COP30, qui sera suivie du Sommet des dirigeants du G20, nous porterons cette décennie sur la scène climatique mondiale. Montrant par là, notre engagement à placer au centre la sagesse des peuples autochtones – qui offre une sagesse essentielle pour répondre à la crise environnementale mondiale – et les voix en première ligne de la lutte pour la justice climatique.

Justice climatique

Le plaidoyer du COE depuis 1992, vise systématiquement à promouvoir la justice climatique pour les communautés vulnérables, en attirant notamment l’attention sur les souffrances disproportionnées endurées par les populations pauvres, les peuples autochtones et les générations futures.

Le COE exhorte régulièrement les décideurs mondiaux à accélérer une transition juste vers des énergies non fossiles, à garantir la mise en œuvre intégrale et immédiate du Fonds pour pertes et dommages et à accroître les contributions déterminées au niveau national afin de respecter la limite critique de 1,5 °C de réchauffement climatique.

Conseil Œcuménique - COP 30

La 30e Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30) se tient à Belém, au Brésil, au cœur de l’Amazonie – une région sacrée pour les peuples autochtones et essentielle à la survie de notre planète. Pour la première fois en trois ans, le sommet sur le climat s’éloigne des États producteurs d’énergies fossiles pour se concentrer sur un lieu où la voix des communautés en première ligne peut être entendue. Le Conseil œcuménique des Églises, guidé par la conviction que la Création est un don de Dieu que nous devons préserver et partager, considère cette crise comme un impératif moral et spirituel.

Ce moment survient alors que notre monde est confronté à l’aggravation des conséquences du changement climatique. Partout en Amérique latine, des communautés subissent des sécheresses, des inondations et des déplacements de population sans précédent. Pourtant, cette conférence est aussi porteuse d’espoir : accueillir la COP30 à Belém met l’accent sur l’Amazonie, soulignant l’importance écologique de la région et les droits des peuples autochtones qui protègent ces terres depuis des générations. Notre engagement exige un changement radical de nos modes de vie et une transformation des mentalités, en adoptant une approche écocentrique qui valorise la nature pour sa valeur intrinsèque.

Plus d’informations sur l’appel du Conseil Œcuménique des Eglises ICI

Sur le sens de l’engagement écologique de Caulmont c’est par ICI

Liturgie domestique à paraître – encore du CRAC !

La liturgie domestique : de la truelle à la prière !

Le Comité des Responsables des Associations de Caulmont d’octobre s’est aussi penché sur la nouvelle édition de la liturgie domestique qui paraîtra avec le numéro 213 de Nouvelles. La liturgie domestique c’est une antisèche, un soutien, une aide pour balbutier sa prière au quotidien de sa vie.

Nous avons relu et corrigé ensemble ces prière en visant une parole simple, un langage courant, colorée des traditions de nos différentes églises.

Liturgie domestique

Cette liturgie a également été relue à distance par Irène et Roland.

Les abonnés à Nouvelles découvriront cette liturgie avec le prochain numéro. Mais nous pouvons aussi l’envoyer sur demande – soit sur papier, soit en format numérique.

Pour nourrir la prière personnelle, Caulmont propose aussi chaque semaine l’envoi d’un psaume le jeudi. L’inscription à la prière du jeudi est accessible ICI

questions administratives - CRAC

Questions administratives – Suites du CRAC

Questions administratives : De la truelle à la paperasse !

Bien que l’accueil à la maison de Caulmont à Mars soit encore réduit aux hébergements en tente ou en camion, de nomades de passage, avec la plateforme, l’association l’accueil de Caulmont a été relancée, fin 2024. Le Comité des Responsables des Associations de Caulmont – CRAC a été l’occasion de faire une AG avec les membres présents. Nous avons validé les comptes et approuvé le rapport de gestion. Nous ayons aussi un changement de rôles dans le bureau puisque je reprends la trésorerie et Nicolas devient le secrétaire.

Autrement, nous avons décidé un même changement de bureau pour l’Association Cultuelle – communion de Caulmont. Car sauf pour ce qui est de la présidence, les rôles sont communs. Cela facilite nos réunions qui se tiennent au même moment et pour lesquelles nous venons de plus ou moins loin.

questions administratives : le tableau de l'ordre du jour

Pour rappel, le bureau de la communion de Caulmont : président : Benoit, vices-présidentes : Sophie et Sophie, secrétaire-archiviste : Nicolas, trésorière : moi.

Et donc le bureau de l’accueil de Caulmont : présidente : Sophie, secrétaire-archiviste : Nicolas, trésorière : moi.

Voilà pour ces questions administratives : nous avons enregistré toutes ces modifications à la préfecture… Il reste encore à transmettre aux banques et autres…. le travail se poursuit ! (et autrement il n’y a pas de changements pour les autres structures : Caulmont Méditerranée ou la SCI – retrouvez notre structure associative sur la page de la communion ICI)

Nadège, la trésorière

n°212 de Nouvelles nouvelles et nouveautés

Nouvelles et nouveautés – CRAC d’octobre suite

Nouvelles et nouveautés : L’année est déjà riche en réalisations et en projets à Caulmont. Plusieurs thèmes sont en préparation pour les prochains Nouvelles – la petite revue de Caulmont et notamment autour de la cuisine de Caulmont, avec ses recettes de famille mais pas que. Nous vous invitons d’ailleurs à participer : partagez-nous vos recettes, vos photos de recettes ou même vos vidéos de cuisine !

Un livre de recettes de Caulmont est en projet si nous recevons la matière pour rassembler nos traditions.

Pour prolonger cette dynamique collective, nous réfléchissons aussi à la création et au partage des petits trésors de Caulmont. Les abonnés des Nouvelles les recevront en avant-première !

Nous envisageons de mettre à jour le site internet, nous invitons chacun à explorer le site et n’hésitez pas à nous partager les améliorations possibles.

Enfin, côté média sociaux, Caulmont est aussi sur Bluesky depuis le début de l’année— suivez-nous à l’adresse : @caulmont.bsky.social

Le CRAC a décidé de rejoindre Facebook et Instagram.

Nouvelles et nouveautés : à vous de participer ! Faites nous part de vos idées et propositions

Nicolas

Retrouvez ici la page de notre revue

CRAC octobre - point sur le chantier

CRAC d’octobre – point sur le chantier

Le CRAC d’octobre qui s’est rassemblé du 18 au 20 a permis de faire le point sur le chantier.

De la prière à la truelle

Après un chantier participatif très réussi cet été, durant lequel nous avons commencé à donner des noms de constellations aux différents espaces en clin d’œil au fait que nous sommes à Mars, nous revoici, plans en mains, dans la grange. 

Après concertation, nous décidons de déplacer le couloir de sortie d’escalier – prévu au premier étage et qui sera bientôt là – afin d’agrandir l’espace de stockage. Il sera ainsi plus ergonomique pour l’accueil. 

La chapelle retient ensuite notre attention. Comment en faire à la fois un espace propice au recueillement et ouvert sur le reste de la maison ? Nous envisageons la possibilité de puits de lumière et d’un couloir d’accès éclairé par un vitrail. 

Pour finir, nous fixons les prochaines dates de chantier. Vous pouvez nous rejoindre sur le chantier participatif : 

– le 31 janvier 

– du 18 au 25 mai

– du 4 au 19 juillet 

À noter que le chantier de l’été prochain sera rythmé par une fête ouverte à tous le 12 juillet !

Sophie

Retrouvez ici nos lieux d’accueil

chantier participatif d'octobre

Chantier participatif d’octobre : du 16 au 21…

Le chantier participatif d’octobre est annoncé depuis quelques temps déjà… par email et dans Nouvelles.

ADAPTATION DES DATES :

Inscription et infos par email : communion@caulmont.fr

Inscription obligatoire pour être hébergé… la météo de la montagne ardéchoise est capricieuse à l’automne !

Nous sommes déjà quelques uns à nous retrouver – notamment à partir du 18…

Pour rappel… quelques réponses à des questions :

où ? 

à la maison de Caulmont à Hugons 

quand ? 

du 16 au 21 octobre

comment ? 

logement en dur  & pension complète avec inscription nécessaire pour vous accueillir convenablement

pour qui ? 

seul, en couple, en famille (les enfants sont les bienvenus, nous nous organiserons en fonction), avec des copains, en groupes… 

pour quoi ?  

pour participer aux travaux du lieu d’accueil et partager un temps communautaire 

combien ça coûte ?

adhésion de 2 € obligatoire par adultes à l’accueil de Caulmont + participation aux frais libre & consciente 

comment venir ? 

navette possible depuis l’arrêt de bus de St. Agrève 

comment s’inscrire ? 

c’est simple comme un email : Nous te demandons de t’inscrire au minimum 5 jours avant ton séjour. 

ATTENTION, nous ne pouvons pas accueillir les mineurs non accompagnés.

Retrouvez ICI des échos du chantier de juillet

fin du temps pour la création

Fin du temps pour la création 2025

Pour ce 4 octobre, St François d’Assise qui marque la fin du temps pour la création 2025, nous partageons cette prière des béatitudes de la paix de Jean Debruyn :

Paix à toi, le pauvre à bout de souffle,
C’est l’Amour qui parle en toi.

Paix à toi, le cœur amoureux,
C’est l’Avenir qui frappe en toi.

Paix à toi qui cries,
C’est l’Espérance qui crie en toi.

Paix à toi qui as mal au ventre de Justice,
C’est le désir qui t’affame et t’assoiffe.

Paix à toi, le cœur battant,
C’est la tendresse qui tisse en toi.

Paix à toi, le veilleur,
C’est le jour qui se lève en toi.

Paix à toi, l’ingénieur de paix,
C’est Dieu qui emprunte ton visage.

Paix à toi, le torturé de Justice.
Tu es libre.

Jean Debruynn

En cette fin du temps pour la création 2025, retrouvez ICI la page dédiée au temps pour la création du site de Caulmont et retrouvez ICI le label Eglise Verte

temps pour la création Caulmont

L’unité pour… le temps pour la création !

Faire « l’unité pour » et non « l’unité contre » c’était le thème de la prédication apportée par la pasteure Céline Rohmer lors de la célébration oecuménique de la semaine de l’unité 2025, le 19 janvier dernier. Myriam a partagé cette prédication que nous partageons ci-dessous. Le temps pour la création – moment œcuménique – est pour Caulmont une manière de faire l’unité pour… et de réentendre ces mots :

Voici le texte de cette prédication :

La semaine de prière pour l’unité

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens est ouverte ! Mais de quelle unité parlons-nous ? Quelle sorte d’unité les chrétiens peuvent-ils espérer ? S’agirait-il, comme le font les dirigeants, d’en appeler à l’unité d’un peuple ? S’agirait-il, comme des chefs d’armée, de reconquérir un territoire soi-disant perdu ?

Dans un monde en transition comme le nôtre, marqué par l’incertitude de son devenir, ils sont nombreux aujourd’hui à parler d’unité… On bombarde des pays. Des états sont envahis des états au nom de l’unité. On emprisonne et on expulse au nom de l’unité culturelle. On assassine et on viole au nom de l’unité ethnique. Ce sont bien des forces qu’on mobilise pour défendre l’unité de telle ou telle nation. Des tribunes politiques jusqu’aux stades de foot, lorsque, la main sur le cœur, on crie à l’unisson « tous ensemble ! », il s’agit toujours de rassembler contre des adversaires désignés. Cette unité conquérante, portée par la conviction d’avoir pour soi la vérité absolue et le sens de l’histoire, n’est en réalité qu’un repli identitaire nourri de la peur de l’autre. Cette unité-là ne rassemble pas en un même corps, elle nous démembre en différents camps irréconciliables.

Célébrer une unité pour

Ce n’est pas une unité contre que nous célébrons ce matin, c’est une unité pour – une unité inconditionnellement hospitalière à dimension universelle.

Et la composition littéraire que l’évangéliste Jean imagine autour du personnage de Thomas peut nous aider à mieux comprendre. L’histoire commence par un loupé. Thomas a manqué la première apparition du Christ ressuscité. Il n’était pas là. Au commencement de la communauté des disciples du Christ, les Douze n’étaient pas douze. Pas même onze, puisque Judas manquait aussi à l’appel. Autrement dit, dès l’origine, l’Église est marquée du sceau de la déficience et de la désunion. La pureté originelle de l’unité des disciples n’existe pas, nous dit Jean. La foi chrétienne n’en est pas moins annoncée. Ce petit groupe ecclésial imparfait proclame avec force l’Évangile de Pâques et l’affirme d’une seule voix : « Nous avons vu le Seigneur ».

Thomas est leur premier auditeur. Ses compagnons lui disent : Celui qui a été crucifié est vivant. La foi pascale est proclamée, mais elle n’est pas crue. Thomas le dissident refuse de s’en remettre à la parole proclamée par l’Église. Une confession de foi unanime ne suffit pas à convaincre.

L’unité pour… avec Thomas

Huit jours durant, Thomas va récuser leurs arguments. Et c’est l’Église prise en flagrant délit d’impuissance : l’Église ne peut pas convaincre, elle ne peut pas transmettre la foi. Elle ne peut pas, même unie, faire croire, tout simplement parce qu’elle ne détient pas ce croire. L’Église, nos Églises, ne sont pas des conditions nécessaires à la foi chrétienne parce que nous ne possédons pas ce que nous croyons. L’unité que nous célébrons ce matin ne peut donc pas être une démonstration de force ecclésiale. Ce n’est pas une Église conquérante que Jean nous raconte, c’est une Église qui, dans l’indifférence des uns et le rejet des autres, proclame sans relâche Celui en qui elle place sa confiance. Cette Église-là ne se préoccupe pas de bâtir un modèle d’unité, mais à être, dans ce monde, un lieu de fidélité au Dieu vivant. En proclamant sa foi sans relâche, l’assemblée des disciples ouvre à la présence de Dieu.

Notre assemblée ce matin, dans la diversité de ses cultures et de ses confessions, n’a pas d’autre ambition que d’être une occasion donnée à d’autres de croire ce qu’on ne peut pas faire croire.

Thomas pose ses conditions : pour croire, il veut voir et toucher. Notez que Thomas ne refuse pas de croire, il veut croire à sa manière, que son croire au Dieu Vivant soit validé selon les critères du monde. Et Jean de nous mettre en garde : ce n’est pas tant le refus de croire qui nous menace, c’est notre prétention à vouloir imposer à Dieu nos conditions. Or, nous dit Jean, croire sous condition, c’est toujours ne pas croire, c’est se soumettre au monde et aux idoles qu’il se fabrique. Croire sous condition, c’est refuser le don venu d’ailleurs, la parole qui vient à nous et qui n’est pas de nous.

Reconnaitre l’unité qui vient de Dieu

Ce jour-là, Thomas devient un homme de foi. Il voit et il croit. Sans rien toucher, l’existence de Thomas s’ouvre à la transcendance qui se manifeste à lui. Renversé intérieurement, il fait l’expérience, dans sa vie, de la présence de Dieu Vivant : ce ne sont pas les témoignages que nous rendons à Dieu qui font vivre, c’est Dieu lui-même. Thomas le sait désormais pour l’avoir expérimenté en lui : il reconnait son Seigneur et son Dieu. À travers Jésus, Thomas reconnaît le Père. Fils et Père en communion, l’unité du Père et du Fils s’offre au disciple.

Oui, l’unité des disciples d’hier et d’aujourd’hui procède du Dieu qui nous est révélé par le Fils, et de sa volonté de nous rendre participants de la vie qu’Il est. L’unité que nous avons à vivre ne tient pas son origine du monde. Elle nous est donnée de l’unité du Père et du Fils, de leur communion parfaite, de cet amour du Père pour le Fils et du Fils pour ses disciples – c’est en aimant de cet amour-là, en vivant de cette communion-là que nous témoignerons ensemble de la présence du Dieu Vivant.

accueillir l’unité pour…

Frères et sœurs, l’unité que nous célébrons ce matin, nous n’avons pas à la construire mais à l’accueillir. Dieu, source de cette unité, s’approche de chacune et de chacun de nous – librement, gracieusement, directement – les portes que nos religions s’évertuent à verrouiller, il les traverse. Lui le premier, s’avance vers nous, il s’engage dans sa Création et en s’engageant, Il nous engage. En communion avec Lui, nous recevrons en don de quoi nourrir nos efforts de dialogues, de rencontres et de reconnaissances mutuelles – donnant à voir la communauté que Dieu appelle à Lui – une communauté nécessairement non identifiable, non limitée, hospitalière, plurielle et universelle, à la taille de l’humanité que Dieu est lui-même venu aimer jusqu’à en mourir.

Frères et sœurs, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens est ouverte, réjouissons-nous de l’unité donnée d’en haut, et qu’à la suite de Thomas, nous devenions des hommes et des femmes de foi en proclamant sans relâche, dans ce monde de mort, la présence du Dieu Vivant !

Amen

Vous pouvez retrouver l’ensemble sur le site le jour du Seigneur