Rencontre du 18 octobre

Rencontre du 18 octobre

La rencontre du 18 octobre est proposée à toutes et tous, à la maison de Caulmont, à Mars à Hugons. C’est par ICI !

Le comité des responsables des associations de Caulmont qui a lieu ce week-end du samedi 17 au lundi 19 octobre s’ouvre pour un temps de partage et de rencontre. Oui le CRAC t’invite ! viens nous rejoindre !

Rendez vous à 16 h. pour les retrouvailles autour du goûter puis à 17 h. 30 prière commune.

La fin de la rencontre est prévue vers 18 h. et elle peut aussi se prolonger par le repas du soir. Mais dans ce cas il faut s’inscrire : communion@caulmont.fr ou 0760322366.

Cette rencontre du 18 octobre est pensée comme une occasion de partage pour cultiver la fraternité…

Rencontre d'été

Souvenir d’une rencontre de l’été 2025

3 octobre journée œcuménique au Puy

3 octobre : journée œcuménique au Puy

Le 3 octobre une journée œcuménique se tiendra au Puy en Velay sur le thème de l’impertinence de la non violence aujourd’hui dans un monde conflictuel.

Au programme :

3 octobre journée œcuménique au Puy

Le CŒHL : Conseil Œcuménique en Haute-Loire, organise cette journée de joyeuses retrouvailles annuelles !

La communion œcuménique de Caulmont participera à cette journée en tenant un stand sur le thème de la paix avec la création – la non violence vis à vis de la nature. Paix avec la création, c’était le thème du temps pour la création 2025.

Pour retrouver la maison de la Providence sur google maps c’est par ICI

Pour Caulmont, ce rapport de non-violence avec le vivant passe par la permaculture. Aussi cette journée a été pour moi l’occasion de cette petite réflexion sur le lien entre la non-violence et la permaculture.

En espérant se retrouver nombreux ce 3 octobre pour vivre cette journée œcuménique au Puy.

Sur ce thème de la permaculture d’autres réflexions sont disponibles sur le site de Caulmont ICI

voyage du pape en France

Visite du Pape en France

Les images de la visite du Pape en France vont être sur tous nos écrans durant le temps d’un week-end. Alors, sans participer à cette frénésie d’image, à Caulmont nous préférons prendre le temps d’écouter ce que dit le Pape Léon XIV quand il parle du projet de Dieu pour l’humanité : être bâtisseurs de communion. Cela parle particulièrement pour notre communion.

À l’ère de l’intelligence artificielle où la dignité humaine risque d’être éclipsée par de nouvelles formes de déshumanisation, nous avons le devoir urgent de rester profondément humains, en préservant avec amour cette magnifique humanité qui nous a été donnée et manifestée dans sa plénitude dans le Christ, mais qu’aucune machine ne pourra jamais remplacer dans sa splendeur. Le véritable progrès naît toujours d’un cœur ouvert à l’autre, d’une intelligence disposée à l’écoute, d’une volonté qui cherche ce qui unit plutôt que ce qui sépare.
À tous les fidèles catholiques, à tous les chrétiens, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, j’adresse un appel vibrant : ne craignons pas de nous salir les mains sur le chantier de notre époque. Comme Néhémie, prions, planifions avec sagesse, travaillons avec persévérance en replaçant Dieu à l’horizon de notre action et l’être humain au centre de nos choix. Alors, les pierres rejetées – les pauvres, les malades, les migrants, les petits – deviendront la pierre angulaire, et sur la terre s’élèvera une demeure commune solide et accueillante, où finalement l’amour et la vérité se rencontrent, la justice et la paix s’embrassent (Cf. Ps 85, 11). Telle est la bénédiction que nous implorons de Dieu et la tâche qui nous attend : être des bâtisseurs de communion et non des architectes de Babel ; des serviteurs du Royaume à venir et non des maîtres de donjons voués à s’effondrer. Et, avec l’âme d’un pasteur et d’un père, je demande à tous d’arrêter le chantier d’une énième Babel et d’unir nos forces pour édifier le bien, afin que l’humanité ne perde jamais sa beauté et que le monde puisse reconnaître une fois encore au cœur de l’être humain, le lieu où Dieu désire habiter.

Extrait de l’introduction à la Lettre encyclique MAGNIFICA HUMANITAS du Saint-Père LÉON XIV sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle

Le journal La Croix propose le texte de cette encyclique au format PDF – ici

voyage du pape en France

quelle est notre espérance ? méditation

Quelle est notre espérance ? Méditation

Quelle est notre espérance ? Méditation prononcée au Moûtier St. Voy lors de l’office de Ste Cène chez les sœurs diaconesses de Reuilly ce jeudi 24 septembre – durant le temps pour la création.

Je retrouvais hier cette citation de Charles Wagner dans l’ami :

« L’homme de foi voit le chaos, l’injustice de la vie, l’impassible brutalité des lois naturelles. Mais il ne se résigne pas à la sentence de la Fatalité aveugle. Les vestiges de l’Esprit qu’il sent en lui l’empêchent de s’abandonner et de se soumettre.  S’il est plongé dans la nuit, assailli par la tourmente, la boussole l’empêche de se désorienter. Il n’admet pas que la cause soit jugées et reste sans appel. Sous le coup même qui l’assomme et semble péremptoire, il dit : « je maintiendrai ! ».  Au fond, écrit Wagner, la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde » écrit-il pour clore ce passage, en citant la première lettre de Jean. 

« Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde ».

La foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini. Mes Sœurs, quelle est notre espérance ? L’espérance : qu’avons-nous à attendre ? Quel élan nous pousse à croire que demain sera meilleur ou au moins aussi bon qu’aujourd’hui ? Quelle est la source du « je maintiendrai » de Wagner  ? Qu’est-ce qui nous permet d’accueillir l’avenir en confiance? Qu’est-ce qui nous permet aujourd’hui de pousser l’audace jusqu’à l’infini ? 

C’est cette question – quelle est notre espérance – que j’entends ce soir avec vous mes sœurs avec vous. C’est cette question qui pour moi sous-tend ce passage de l’évangile. 

Alors cette question n’est pas posée directement dans le texte biblique. Il y a une autre question écrite et que nous avons entendu : 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Cette question ce sont les disciples du Baptiste qui la posent. Il ne la posent pas d’eux-mêmes, il sont envoyés par leur maitre pour interroger Jésus. Es-tu celui qui doit venir ? 

Celui qui doit venir c’est le messie. C’est le messie de Jean le Baptiste, le cœur de sa prédication  : « moi je vous baptise d’eau mais il vient, celui qui est plus fort que moi, proclamait Jean, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales/ Lui il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu, il a sa pelle à vanner à la main pour nettoyer son aire… etc. » 

Celui qui doit venir c’est ce Messie qui vient accomplir la justice. Voilà l’espérance de Jean le baptiste. Voilà cette figure qui concentre l’espérance de tout Israël. Voilà celui qui permet à Israël de supporter l’occupation romaine et qui permet au peuple élu d’accueillir l’avenir avec confiance malgré toute épreuve. 

Car oui l’espérance messianique est un élément intégrant de la religion Juive du premier siècle : les prières officielles anciennes contiennent des supplications d’ordre messianique; nous rencontrons en Philon et en Josèphe, des historiens juifs du premier siècle, des traces évidentes de leur foi intime en une restauration nationale future ; la littérature religieuse, aujourd’hui appelée apocryphe,  même quand il ne s’agit pas d’apocalypses, contient des textes messianiques.  

Ainsi si nous constatons dans le Nouveau Testament que le peuple était alors travaillé par une intense attente messianique ; attente et fermentation qui expliquent pourquoi les agitateurs, si nombreux à cette époque, ont si facilement recruté des foules d’adeptes enthousiastes : ils se donnaient et on les prenait pour le Messie attendu. 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Si nous ne savons pas pourquoi Jean le Baptiste pose cette question, quelle que soit l’intention de Jean le Baptiste, nous devons comprendre que pour le Baptiste, il n’y a pas d’évidence. Cette question, du fait même qu’elle soit posée, nous informe que Jésus ne ressemblait pas complètement au messie attendu à cette époque. Sans faire du Baptiste le saint patron des DRH en matière de Messie, pour lui le « cahier des charges » du Messie était plutôt : rassembler les différents groupes juifs et mettre au point une stratégie pour se libérer du joug romain. Le devait être reconnu comme envoyé par Dieu grâce à son charisme et à sa connaissance de la Torah.

Alors, certes, Jésus connaît les Écritures – et ici il cite largement le prophète Esaïe -, mais, pour le reste, il ne correspond pas au profil annoncé par le Baptiste. Quand bien même nombreux sont celles et ceux touché-e-s par sa parole ; de là à être catégorique sur le fait qu’il est le Messie, il y a un pas à franchir.

Alors Jésus répond par un autre élément de la figure messianique, annoncé par le prophète Esaïe : la puissance de Dieu rend la vue aux aveugles, fait entendre les sourds, bondir les boiteux, parler les muets et libère les captifs. Les guérisons et les signes accomplis par Jésus témoignent que sa puissance vient de Dieu. Ces guérisons et ces signes sont autant de marqueur d’une espérance vivante qui transforme le vivant. 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Oui, cette question posée par Jean le Baptiste est bien celle de l’espérance. : Quelle est notre espérance ? 

Le pasteur Charles Wagner écrivait « je maintiendrai » : « la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde » «  

C’est cette victoire sur le monde que j’entends dans l’espérance vivante de Jésus quand il cite EsaÏe : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent doit, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. 

quelle est notre espérance ? méditation au moutier St Voy

Bien entendu, me direz vous, depuis Jésus il y a encore des aveugles, des boiteux, des lépreux, des sourds, et toutes et tous nous passeront par la mort. Mais l’espérance nous invite à regarder le monde autrement, regarder nos sœurs et nos frères autrement. Espérer ce n’est pas pas relativiser la souffrance de nos existences mais c’est bien les regarder en face, et reconnaître que c’est là, que doit se dire notre foi comme audace jusque’à l’infini et comme victoire malgré la mort. « Je maintiendrai » écrivait Wagner : combattre la résignation par l’amour. 

Combattre la résignation par l’amour, combien il reste des aveugles, des boiteux, des lépreux et des sourd… ou plus justement : combattre la résignation par l’amour car il nous reste des frères et des sœurs malades, qui ont besoin de notre espérance. Combattre la résignation par l’amour, voilà ce qu’est notre espérance – une espérance qui est de l’ordre du combat. Une espérance qui n’est pas un sentiment individuel et personnel, mais qui nous fait participer au Christ vivant, à son audace poussée jusqu’à l’infini, à sa victoire. 

J’en étais arrivé là de la préparation de cette méditation quand hier après midi une certaine agitation s’est déployée dans le hameau normalement si tranquille de Hugons. Des voitures, des sirènes, des gyrophares.  Bientôt une odeur de brûlé. Un feu venait de se déclarer aux Vastres, derrière le Soutour à quelques kilomètres de la maison. Un incendie de broussailles et de forêt. Aujourd’hui nous avons appris que seulement 2 hectares avaient brûlés grâce à l’intervention des pompiers. Et au même moment un autre feu se déclenchait dans une propriété de St Clément. 

Notre monde n’a pas fini de brûler.

Notre maison brûle, on le sait et on le répète. Aussi je me suis interrogé, à nouveau,  quelle est notre espérance ? 

Face à la création qui souffre, face à cet été de sécheresse et de sec qui se poursuit par un automne aussi aride ? Dans ce mois de septembre que vous avez ouvert, mes sœurs à St Voy, qui est le temps pour la création, un temps centré sur la vision d’Ezechiel de la source d’eau vive qui du temple de Jérusalem devient source de résurrection pour toute la mer morte. 

De la même manière espérer ce n’est pas rêver d’être emmenés sur une nouvelle planète. Le royaume n’a pas d’autre monde que le notre pour être établi et et être partagé. Espérer c’est faire face aux souffrances de la créations, au réchauffement climatique et à l’effondrement de la biodiversité ;  les regarder en face – tous ces périls qui sont déjà là. Et reconnaître que c’est là, que doit se dire notre foi comme audace et comme victoire. « Je maintiendrai » Combattre la résignation par l’amour. 

« Es-tu celui qui doit venir où devons nous en attendre un autre ? »

Quelle est notre espérance ? 

Je termine par le commencement. L’espérance commence au coeur de chacune de nos existences. Le Christ vient nous donner sa paix, il pardonne nos errances et il nous appelle à vivre au plus profond cette espérance. C’est le sens de la cène que nous allons célébrer. Partageant le blé transformé dans le pain et le fruit de la vigne pressé dans la coupe nous recevons le Christ vivant comme force pour vivre avec lui l’audace et la victoire. Face au mal, aux maux qui marquent nos vies, au mal qui fait souffrir la création. 

Oui, les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent doit, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres – Mais cette joie de l’évangile, si nous la partageons, elle est pour nous. Toute cette joie de l’évangile nous est donné dans le Pain et le vin pour chacune de nos vies. 

Au fond, écrit Wagner, la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « Notre foi c’est la victoire qui a vaincu le monde »

Voilà ce qui peut nous pousser à croire que demain sera meilleur ou au moins aussi bon qu’aujourd’hui, voilà ce qui peut nous permettre d’accueillir l’avenir en confiance. Le christ fait route avec chacune, chacun d’entre nous, au plus profond de nos vies. Joie de l’évangile, oui. 

Il est lumière du monde. C’est vrai.

Pour écouter l’office du moutier c’est par ICI – sélectionner sur la page : Office du 24/09/2026 15 h. 50

Vous pouvez retrouver d’autres textes et méditation ICI sur le site Internet.

partager ses soucis

Partager ses soucis !

Partager ses soucis… car oui avec le numéro de Nouvelles du printemps les membres et amis de Caulmont qui reçoivent la revue au format papier ont reçu un petit sachet de graines. Des graines de soucis.

Quelques graines de soucis en mélange. Vivre la communion c’est aussi savoir partager ses préoccupations, ses questions, ses angoisses et ses doutes, en un mot : ses soucis. Et se savoir porté par la prière d’intercession à travers laquelle nous partageons nos soucis… 

Alors comme un clin d’oeil à ce lien de prière, nous avons pensé à partager ces graines de souci ou calendula  – en mélange…  Tout un symbole pour notre communion. Et nous invitions celles et ceux qui le pouvaient à nous envoyer des photos… En voici quelques unes que nous avons reçu. Un grand merci aux photographes qui se reconnaitront ?

Pour partager plus avant la prière de la communion rendez vous ici !

confession de foi

Confession de foi sur l’eau – temps pour la création

Durant ce temps pour la création, sur le thème de l’eau, voici une confession de foi. Cette affirmation de la foi chrétienne, rédigée sur le thème de l’eau.

Plus d’info sur le temps pour la création ICI. Et sur ce site : une nouvelle page sur notre réseau œcuménique et écologique ICI

Point sur le chantier de juillet

Point sur le chantier de juillet

Point sur le chantier de juillet : Après la rencontre d’été le 5 juillet puis le Comité des Responsables des Associations de Caulmont le 6 juillet, le chantier participatif se déroule à la maison de Caulmont. Il est marqué comme partout par le feu caniculaire qui freine un peu l’énergie. Cette canicule a aussi freiné les engagements des uns et des autres. Nous sommes peu nombreux sur la maison. Pour autant sur le chantier des choses avancent : des poutres ont été montées à l’étage pour permettre la suite. Des joints à la chaux ont été réalisés sur certains murs où ils manquaient (et il en reste à faire !).
Deux événement marquant de cette période de chantier :
D’abord un temps œcuménique. Le 11 juillet Caulmont a participé à une célébration à la chapelle de St. Agrève. Cette chapelle a été édifiée en 1946 après la guerre, à côté d’une fontaine dite miraculeuse. Le père Xavier Nucci avait a cœur de célébrer ses 80 ans par un temps œcuménique. Nous avons donc partagé un temps de prière avec la paroisse catholique et l’église protestante unie de St Agrève autour du thème de l’eau (thème qui sera celui du temps pour la création). Geste fort de cette célébration : nous avons partagé une communion à l’eau – servie dans les éco-cup de Caulmont.

point sur le chantier de juillet - borne géomètre

Autre événement plus terre à terre que spirituel… le passage du géomètre expert pour borner la parcelle de la SCI de l’accueil de Caulmont. Olivier du cabinet Gonnachon d’Yssingeaux est passé le 15 juillet. Et il est passé entre 14 h.et 17 h. Nous nous souviendrons longtemps de l’horaire car ça a été le seul moment où un orage s’est abattu sur Hugons : il a plu ! Il a plu et nous étions dehors avec les perches GPS et autre scanner… Un vraie joie ! Mme le Maire, une conseillère municipale et les propriétaires de la parcelle voisine étaient de la partie. Ce bornage était une étape nécessaire en vue de la création de cette SCI de l’accueil de Caulmont. Olivier a mené ça de main de maître avec professionnalisme et humour sous une pluie battante par moments… Un grand merci à l’ensemble des présents.

En terme de structure, à l’avenir la SCI de Caulmont continuera à gérer l’immobilier à St Pierre la Mer – logement de Myriam et Bernard, le petit gite, la chapelle. Et indépendamment la SCI de l’accueil de Caulmont gèrera la maison de Caulmont à Hugons.



Le chantier participatif se poursuit jusqu’au 2 août il est encore temps de venir nous rejoindre. Même si les températures dépassent encore largement les normales de nos montagnes, la chaleur s’est quelque peu atténuée. Les truelles, la bétonnière et les poutres sont opérationnelles… Alors à travers ce point sur le chantier de juillet, tu peux entendre une invitation à nous rejoindre… à bientôt ?

Retrouve ICI la page sur le chantier participatif du Site

rencontre de l'été

Rencontre de l’été 2026

La rencontre de l’été 2026, 2ème du genre organisée par la communion de Caulmont à Hugons, s’est tenue le 5 juillet. A 1200 m d’altitude, nous étions à l’abri de la canicule et avons même pu profiter d’une brise rafraichissante. 

La journée a débuté par l’AG de la communion, qui a permis la réélection d’une moitié des membres du comité des responsables. Une fois cette étape accomplie, les festivités ont commencé avec un temps d’accueil rythmé par des parties de jeu en bois enthousiastes entre petits et grands. 

Avant de manger, une prière commune a été célébrée dans la crypte de la constellation du cygne, aménagée en chapelle pour l’occasion. Le chantier 2025 a permis d’aménager le sous-sol de la maison pour ouvrir ce premier lieu d’accueil intérieur. Une trentaine d’invités a pu assister à ce premier temps liturgique. 

Puis Benoit a présenté Caulmont, son histoire et son identité, avec une petite animation en préalable à l’apéritif. Le buffet qui a suivi était garni grâce à la participation de chacun-e. Le barbecue offert par Caulmont a été animé par Aurélie et Sophie pour une cuisson parfaite ! 

L’après midi était organisé autour de différents ateliers. 

L’atelier chant était dirigé par Régis Chazot pour partager avec les participants des nouveaux chants de sa composition. Nous avons vécu de véritables répétitions pour un temps de prière du soir énergisant. 

L’atelier fresque était l’occasion de créer un grand panneau coloré qui décorera la crypte de la constellation du cygne. Les participants ont pu laisser libre cours à leur créativité pour un résultat magnifique. 

L’atelier vitrail a permis de concevoir le modèle qui sera réalisé par la vitrailliste de Tence pour l’espace spirituel de la maison.  

Enfin les enfants n’ont pas été oubliés puisqu’un temps d’olympiades a été organisé pour eux. A travers des épreuves où l’action, la réflexion et l’émotion étaient savamment dosés, ils ont pu dépasser leurs limites dans la joie et la bonne humeur. 

Le temps de prière du soir a clôturé cette magnifique journée avec la joie d’accueillir encore plus de monde. La crypte ne suffisait plus à recevoir les participants. Les chants de Régis nouvellement appris et repris par l’assemblée ont enjoué ce temps œcuménique de la fraction du pain. 

Alors oui merci à Dieu, et merci à tous-tes pour cette rencontre de l’été 2026 ! 

Nadège, Sophie, Erik, & Nicolas

Rapport sur la vie de la communion en 2025 pour l'AG 2026

Rapport sur la vie de la communion en 2025 pour l’AG 2026

Nous partageons le rapport sur la vie de la communion pour l’année 2025 qui a été partagé à l’AG 2026. Cette AG avait lieu juste avant notre rencontre du 5 juillet à la maison de Caulmont.
Pour ce rapport sur la vie de la communion je vous propose de réentendre l’appel du sillon :


Vivre au cœur de l’évangile, dans la communion fraternelle,
le défi de la prière, le risque de l’accueil,  le pari de l’unité,
l’urgence du partage et du soin de la création : 


Nos actions veulent être, et je crois même sont la déclinaison de cet appel, la transcription dans notre quotidien de cet appel. C’est notre raison d’être. Le cap à suivre pour Caulmont.

Cet appel nous le portons ensemble, notamment en CRAC – le comité des responsables des associations de Caulmont qui s’est retrouvé :
En visio : le 25 janvier – À St Pierre la Mer : début mai – À Hugons : en juillet – A St Vérand : en octobre

Cet appel nous le partageons dans nos publications :
L’année a été marquée par la publication régulière des nouvelles de la communion de Caulmont :
Mars 2025 sur le thème de l’espérance avec un chemin de carême, Eté 2025 sur la permaculture
Sept 2025 sur le temps pour la création sur le thème de la paix Avent 2025 sur la cuisine et des idées recettes – nous avons alors lancé l’idée d’un livre de recette – idée qui piétine un peu jusqu’a maintenant – 1 seule recette
A noter que nous essayons d’agrémenter Nouvelles d’un petit quelque chose à partager : carte postale, sachet de graines etc.
En terme publication papier, l’année a été marquée par la nouvelle publication de la liturgie domestique. – ce travail nous a occupé au CRAC notamment en octobre.

Les publications ce sont encore les emails :
la prière du jeudi a été envoyée 51 fois sur 52 semaines on a frôlé la perfection – 61 destinataires
8 info lettes – 340 destinataires – avant un nettoyage du fichier qui fait que nous sommes maintenant à 260 destinataires
Semaine de l’unité, Carême, Journée mondiale de prière, Pâques, Pentecôte, Temps pour la création, Avent, Noël

Enfin l’animation du site Internet :
La page partage du site Internet a été animée régulièrement puisqu’il y a eu 64 articles de publiés
Depuis le CRAC d’octobre Nous avons rejoint les réseaux sociaux Facebook – Bluesky – Mastodon

C’est cet appel qui soutient le projet du chantier de cette maison :
Plusieurs temps de chantier ont rythmé l’année 2025
Dès fin janvier, puis Fin mai : démontage du cloisonnement de la cave avec des savoyards Et principalement en Juillet : remontage du cloisonnement avec une foule de gens Puis dans l’automne l’électricité, etc.Un point sur le chantier est fait régulièrement dans Les nouvelles de la communion

C’est cet appel enfin, qui nous dynamise et nous pousse à bouger :
Beaucoup de déplacements – vous en trouverez la trace dans le rapport financier également— en plus des CRAC localisés à St. Pierre ou à St Vérant
En janvier en Savoie pour le baptême de Zoé, Myriam et Bernard avaient également envoyé un mot En mars à Fontainebleau pour un weekend autour de la création A Pentecôte à Mazamet Le festival terre d’espérance à Lyon Le synode régional à Crest dans la drome Et un weekend entre Mazamet et St Pierre la mer en novembre.

Vivre au cœur de l’évangile, dans la communion fraternelle,
le défi de la prière, le risque de l’accueil,  le pari de l’unité,
l’urgence du partage et du soin de la création

Ce rapport sur le vie de la communion concerne l’année 2025. Cette année passée nous n’avions connu qu’une vague de chaleur . Ici sur la montagne nous en sommes à 2, et la 3ème est annoncée pour les jours qui viennent. Ce point météo n’est pas fortuit. Il dit quelque chose de la crise du vivant conséquente au changement climatique. C’est face à cette crise du vivant et de l’habitabilité du monde que résonne l’appel de Caulmont aujourd’hui. C’est face à cette crise qu’il nous faut toute l’espérance chrétienne pour continuer à tracer notre sillon : «  joie, simplicité, pardon selon l’esprit des béatitudes ! »

L’été le plus frais du reste de ta vie,

Méditation sur l’été le plus frais du reste de ta vie ! 

L’été le plus frais du reste de ta vie, ce titre peut sembler être une provocation. Il est pourtant une vérité scientifique. Certains pensent encore qu’il faut « adhérer » ou non à la théorie du réchauffement climatique. Théorie qui aurait « ses adeptes »  et ses détracteurs. Faut-il adhérer à au fait que la terre tourne autour du soleil ? Faut-il être adepte de quoique ce soit pour dire que non, la terre n’est pas plate ? Or, le réchauffement climatique est du même ordre, une vérité scientifique. 

Cette vérité scientifique est établie depuis… 1979 ! Année de la première conférence mondiale sur le climat qui se tient à Genève. A cette date, le réchauffement climatique n’est pas encore mesuré mais il est établit. Le programme mondial de recherche sur le climat est lancé. Les plus curieux pourront lire, en restant au frais, un excellent article d’Hélène Guillemot sur l’histoire de la science dans la revue du CNRS 

Il faisait 32° à la maison de Caulmont un 26 juin à 18h. Nous sommes sur la montagne ardéchoise, à 1150 m d’altitude. Nous savons que nous ne sommes pas les plus à plaindre. Mais je veux prendre le temps de la réflexion et de la prière.

Réflexion d’abord : oser partager une pensée sans avoir peur d’être rapidement taxé d’éco-terroriste, ou d’être acteur d’une écologie punitive. Durant cette vague de chaleur, nous pouvons peut-être réaliser que c’est le climat qui se fait terroriste. C’est la météo que l’on a transformé en acteur punitif ! Oui, alors que nous sommes claquemurés derrière nos volets dans la peur du degré de trop. Le climat punitif et terroriste s’en prend aux plus petits, aux plus défavorisés, aux plus âgés, bref : aux plus vulnérables. Et nous vivons aujourd’hui l’été le plus frais du reste nos vies !

Alors, le discours écologique est aussi une question politique. C’est vrai. Ainsi, la loi du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique était le deuxième texte dont se dotait la France pour tenter de faire quelque chose. Soulignons aussi cette volonté politique dans les plans d’adaptation au changement climatique mis en place depuis 2010. Ainsi, la volonté politique peut se lire à l’échelle de deux textes législatifs et trois plans d’adaptation ! A titre de comparaison, depuis 1979, la République Française a publié plus de 35 textes de loi, ordonnances, circulaires sur … l’immigration ! Cette comparaison est une provocation ! Oui ! Mais elle permet simplement de comprendre pourquoi, dès que le mercure sera redescendu à la normale, si l’urgence est, à nouveau, la question des frontières et de leur contrôle, c’est que tout sera rentré dans l’ordre… mais quel ordre ?

L’humanité est appelée à prendre conscience de la nécessité de réaliser des changements de style de vie, de production et de consommation, pour combattre ce réchauffement ou, tout au moins, les causes humaines qui le provoquent ou l’accentuent. 

Ces mots sont ceux du Pape François dans Laudato Si et ils datent maintenant de plus de 10 ans. La prise de conscience et la réflexion doivent nourrir l’engagement et l’action. En attendant, en restant au frais, elles nourrissent aussi notre prière : 

Eternel Dieu,
Ta création est l’œuvre de ta bonté. 
« Dieu vit que cela était bon ! »
Chaque jour le texte de la Genèse nous le répète : 
« Dieu vit que cela était bon ! »
 Jusqu’au sixième jour où il est écrit : 
« Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon » 

Eternel Dieu,
Tu veux pour nous une vie belle et bonne,
Une vie apaisée avec les autres, avec nous-même et avec toi,
Une vie lumineuse et bonne pour pouvoir témoigner de toi. 

En ces jours de canicule, et de souffrance pour les plus petit-e-s d’entre nous,
Nous présentons devant toi toutes nos existences, 
Sans cache, sans masque, sans faux-semblant. 
Viens redire ta bonté sur nos vies :
Viens faire la paix sur nos tensions et nos violences, 
Viens faire briller ta lumière dans nos ténèbres
Viens redire la beauté jusque dans les creux de nos jours. 

Sur les aridités de nos vies, 
Nous avons besoin de ton pardon,
Et de réentendre ta parole de tendresse,
Nous avons besoin de ton amour,
Il prend, pour nous, le visage du Christ Jésus.
Par lui, tu nous relèves et tu nous remets en chemin. 

Il est la source d’eau vive. 
Alors que nous vivons l’été le plus frais du reste de nos vies, 
Tu demeures notre espérance. C’est vrai.  

Benoît 

L’été le plus frais du reste de ta vie