L’expédition du n°215 des Nouvelles de Caulmont a eu lieu ce jour ! Tout a été mis au courrier…
Vous retrouvez ce numéro sur la page dédiée de ce site internet ICI. Mais pour les abonnés papiers il y a en plus : une carte postale pour l’été et des tracts pour notre journée du 5 juillet !
Au sommaire de ce numéro :
Du côté de Caulmont : la rencontre d’été et le chantier participatif…
Un petit dossier sur la liberté
Et les pages partages avec la rencontre avec Anba Thomas déjà évoquée ici et toujours le projet de livre de recettes de la communion.
Voilà pour l’expédition du n°215 des nouvelles de Caulmont… BIENTOT DANS VOTRE BOITE AUX LETTRES !!!
Cette revue est un lien essentiel de notre communion – un trait d’union – qui permet de cheminer ensemble à distance entre deux rencontres. Aujourd’hui cette revue est gratuite, elle est envoyée sur simple demande….
Cette revue est un lien essentiel de notre communion – un trait d’union – qui permet de cheminer ensemble à distance entre deux rencontres. Aujourd’hui cette revue est gratuite, elle est envoyée sur simple demande….
En chemin vers le 5 juillet : la rencontre d’été de la communion, un point d’étape. Car oui, oui, la préparation de fête de l’été – rencontre de la communion du 5 juillet avance avec, avec…
Avec toute une équipe : le CRAC – comité des responsables des associations de caulmont s’est réunit en visio le 22 mai pour réfléchir ensemble au déroulement de la journée et se répartir les tâches.
Avec une tente : la tente de réception que nous avons commandé a été livrée. En effet, nous avons fait le choix d’acheter une tente pour ne plus la louer au coup par coup ( le prix d’achat = 2 , 5 locations donc si la tente nous dure plus de 5 ans ce sera rentable… et puis en plus de notre usage nous pourrons la mettre a disposition des églises et amis du secteur). Rendez-vous le dimanche 21 juin à toutes les bonnes volontés – de 15 h. 30 à 18 h – pour la monter
Avec le dernier numéro de nouvelles : le numéro du mois de juin est déjà disponible sur le site… PAR ICI il va arriver dans les boites aux lettres prochainement !
Avec des amitiés : Régis, diacre de la mission e France et auteur compositeur a confirmé sa venue pour animer l’atelier chants de l’après midi. Il nous apprendra trois chants de sa composition que nous reprendrons le soir dans l’office de la fin de journée
Avec des truelles : l’enduit sur le mur de la crypte a été posé ! C’est quoi le rapport ? C’est sur ce mur que sera réalisé la fresque lors d’un des ateliers de l’après midi…
En chemin vers le 5 juillet : la rencontre d’été de la communion se prépare ! nous t’attendons … avec beaucoup de joie à bâtir !
Tous les 26 juin, depuis 2006, la Nuit des Veilleurs rassemble les chrétiens mobilisés pour le combat de l’ACAT-France. Anne-Cécile Antoni, à l’époque vice-présidente de l’association, est à l’origine de cette initiative.
Le 26 juin 1987 la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est entrée en vigueur. Elle définit dans son article premier la torture comme : « tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite.
L’Assemblée générale des Nations unies a donc choisi ce jour, le 26 juin, pour réaffirmer que l’égalité et l’inaliénabilité des droits de la famille humaine constituent le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde. Alors que l’ACAT-France avait déjà l’habitude de se joindre ce jour-là à Amnesty international, elle a souhaité marquer cette journée du calendrier civil international d’une touche chrétienne.
La Nuit des Veilleurs donne un sens spirituel à la défense des droits humains.
L’Esprit qui souffle au jour de Pentecôte vient poursuivre l’œuvre créatrice de Dieu. Après avoir soufflé sur le chaos des eaux primordiales, il souffle sur le chaos des cœurs des disciples . Oui le chaos : après le deuil du vendredi saint, après la joie de Pâques, après la séparation de l’Ascension ; les disciples étaient enfermés dans la chambre haute. Sous le coup de l’Esprit, ils vont sortir annoncer les merveilles de Dieu à toute la terre habitée, rassemblée à Jérusalem.
Les merveilles de Dieu : son œuvre créatrice est bonne nouvelle ! L’action de Dieu est toujours acte d’amour. L’Esprit est présence de cet amour au cœur de nos vies, comme une dynamique d’espérance. Si Il a tant aimé le monde, si Il a donné son Fils, Dieu n’en a pas terminé. Il n’en a même jamais terminé avec chacune de nos vies. Bonne nouvelle ! Nous sommes appelés à une espérance active.
Les thèmes du Royaume qui s’approche, de la nouvelle création et de la nouvelle naissance, du salut, de Dieu qui fait toutes choses nouvelles sont au cœur du Nouveau Testament. Ils signifient que Dieu travaille à faire bouger les êtres et à modifier les choses. Nous n’avons ni à nous résigner à la réalité ni à nous en évader, mais à participer à sa transformation. La foi chrétienne est une espérance active.
Dans cette espérance active, Pentecôte fait événement. L’Esprit qui souffle au jour de pentecôte est pour nous. Souvenons nous encore que les merveilles de Dieu et l’amour qu’il nous porte doivent nous conduire à la joie, une joie imprenable !
Le bureau du DRC de la fédération protestante a eu lieu ce mercredi. DRC c’est le « Dialogue et Recherches Communautaires » qui rassemble les différentes communautés et communions de la Fédération Protestante de France – vous en retrouvez la liste ICI sur le site de la FPF
Le DRC est actuellement présidé par Sœur Mireille des Sœurs diaconesses de Reuilly, et son vice-président des Pierre Becker de la communauté Rencontre. Cette réunion a été accompagnée le matin par Jean Raymond Stauffacher – secrétaire général de la FPF. Cette rencontre a eu lieu à Paris, rue de Clichy, au siège de la FPF. L’ensemble des communautés étaient présentes ou représentées.
Lors de ce bureau du DRC de la Fédération Protestante Nous avons d’abord partagé un écho de la rencontre avec Anba Thomas. Puis nous avons pu faire le bilan de la rencontre du mois de Mars dont nous avions parlé ICI sur cette page partage. Et nous avons pris un temps important pour préparer la rencontre de 2027.
La prochaine réunion de bureau aura lieu en octobre, mais cette fois en visio…
Le DRC est actuellement présidé par Sœur Mireille des Sœurs diaconesses de Reuilly, et son vice-président des Pierre Becker de la communauté Rencontre. Cette réunion a été accompagnée le matin par Jean Raymond Stauffacher – secrétaire général de la FPF. Cette rencontre a eu lieu à Paris, rue de Clichy, au siège de la FPF. L’ensemble des communautés étaient présentes ou représentées.
Lors de ce bureau du DRC de la Fédération Protestante Nous avons d’abord partagé un écho de la rencontre avec Anba Thomas. Puis nous avons pu faire le bilan de la rencontre du mois de Mars dont nous avions parlé ICI sur cette page partage. Et nous avons pris un temps important pour préparer la rencontre de 2027.
On t’attend pour 1,2,3,4,5 jours de chantier et de plaisir ou pour toute la semaine…
Hébergement possible en dur – au chaud et dans des chambres confortables ou possible aussi sous tente – au frais et dans des duvets confortables…
Au programme en intérieur :
de la chaux avec l’enduit des murs de la crypte de la constellation du cygne
de la maçonnerie avec des murs en bloc de béton cellulaire
de la menuiserie avec les portes de l’atelier et de la réserve
Et en extérieur :
mise en place de la mare à côté du potager de la grande ourse
des plantations de fleurs et de cucurbitacés – selon les températures
et des semis
voilà le programme de la semaine prochaine au chantier participatif… ON VOUS ATTEND à la maison de Caulmont
Et si jamais tu ne peux pas venir au mois de mai, pendant cette semaine qui est aussi la semaine Laudato Si… console toi ! Tu peux t’inscrire pour juillet… PAR ICI LES INSCRIPTIONS
Pour en savoir plus… tu peux consulter la page dédiée du site :
Echo de la rencontre avec Anba Thomas la communion est une amitié dans la foi, c’est ce que je retiens de ces quelques moments passés avec Anba Thomas, évêque du diocèse de Quseya en moyenne Egypte Métropolite de l’église copte orthodoxe, fondateur du centre spirituel d’Anaphora. Un weekend hautement œcuménique les 8, 9 et 10 mai !
Quand dans l’oratoire du sanctuaire Notre Dame de Grâce à Chambles, le vendredi 8 mai au matin, le pasteur Pierre Blanzat – chargé des relations avec les église chrétiennes de la FPF – ouvre la journée avec la lecture de l’évangile, il nous donne à entendre ce passage de Jean au chap. 15 où il est question d’amitié : « je vous appelle amis parce que tout ce que j’ai entendu auprès du Père je vous l’ai fait connaître. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis… ». Et avec la méditation qu’il nous partage, il fait circuler l’icône des deux amis – icône du Christ et de l’abbé Ména – œuvre copte datant du VIIIe siècle et conservée au musée du Louvre. Clin d’oeil personnel j’ai la reproduction de cette icône par les ateliers de Taizé sur mon bureau. La journée a été animée par le père Thierry Magnin avec les amis d’Anaphora.
L’amitié et la simplicité des relations partagées c’est ce qui reviendra lors du bilan à la fin du weekend au Moutier chez les soeurs diaconesses de Reuilly qui a permis de poursuivre la rencontre. Un beau weekend autour d’Anba Thomas vécu avec différentes communautés et communions priantes du protestantisme : la communauté de Taizé, l’union de prière de Charmes, le centre de retraites de l’Esperluette, les diaconesses de Reuilly mais aussi des membre du COEHL (comité œcuménique de la Haute Loire) et encore les amis d’Anaphora.
Communion et amitié enfin c’est ce que nous avons partagé avec les membres de toutes les églises du plateau lors du culte du dimanche matin, au temple du Mazet Saint Voy.
Anba Thomas, moine devenu évêque à 31 ans et aujourd’hui Métropolite de l’église copte orthodoxe a fondé Anaphora en 1999. Ce lieu, a quelques kilomètres des monastères historiques du désert égyptien, est marqué par une vision sociale, philosophique et humaniste de forte : « accueillir toute la personne, toutes les personnes, élever chaque personne ». Anba Thomas trace ainsi en Egypte un chemin vers une société plus égalitaire, notamment sur le sujet de l’égalité hommes femmes, plus inclusive, plus éduquée, plus spirituelle, ouverte sur le monde et donnant à chacun sa chance. C’est ce beau témoignage qu’il est venu partager avec nous.
La vision d’Anafora est née de ce besoin viscéral de créer une passerelle entre tous groupes ou catégories de population. Comment imaginer un espace où il serait possible d’incarner ce visage de Dieu, cette vision que Dieu a pour nous, en restaurant l’image du Christ au-dedans de nous ? Comment favoriser la qualité d’une vraie rencontre ?
L’image qui m’est venue est celle de quelqu’un qui marche dans un tunnel froid et obscur… Quand je suis dans ce tunnel, de quoi ai-je besoin ? Certaines personnes souhaiteraient avoir une lampe torche pour s’éclairer, d’autre un manteau pour se tenir chaud… Moi j’ai besoin d’une main à tenir, d’une personne qui marche avec moi… et si cette personne possède une lampe torche ou un manteau c‘est bien, sinon la chaleur de la relation c’est mieux… et je marche avec !
Et je pense qu’Anafora doit être cette main, l’expérience d’une relation, d’une rencontre avec chaque personne qui vient ici. Parmi elles, il y a des personnes très riches mais auxquelles il manque la chaleur de la relation. Il y a aussi des gens très pauvres qui ont besoin d’attention, de soin, mais au-delà des apparences c’est toujours de leur humanité dont il est question. C’est précisément pour cela que l’humanité et la spiritualité ne peuvent être séparées, elles vont toujours ensemble. La juste altitude de la spiritualité c’est l’humanité, parce que l’humanité, c’est le visage de Dieu, c’est l’image de Dieu.
Notre légitimité à parler d’écologie est souvent mise en question. Elle m’inspire réflexion. En ce printemps où l’actualité de Caulmont est marquée notamment par l’engagement dans l’alliance pour le temps pour la création (info en cliquant ICI). , et où nous sortons doucement de l’hiver et que le chantier reprend notamment avec la semaine Laudato Si. La question revient parfois : En quoi les chrétiens sont-ils légitimes pour parler d’écologie ?
Je dois d’abord dire que cette question me déconcerte chaque fois qu’elle m’est posée. Elle me déconcerte dans le sens où elle m’oblige à sortir d’une certaine routine de la pensée. Aller contre une certaine évidence.
En effet, pour moi, en lieu et place de cette mise en question d’une légitimité, il y a une certaine habitude. Acteur d’église, théologien, je suis porté par une certaine tradition que l’on peut appeler la théologie de la création, ou la doctrine chrétienne de la création. Cette notion de « création » est loin d’être une nouveauté. Elle s’ouvre dans les premières pages de nos Bibles. Elle fait échos à des mythes millénaires. Cette notion de « création » se déploie tant dans les discours de la Genèse que nous avons en commun avec la tradition juive, dans les psaumes qui cultives l’émerveillement et la louange, mais aussi dans les pages des évangiles ou dans celles de l’Apôtre Paul conservée dans le canon du Nouveau Testament, puis dans les traditions de l’église. Le lien avec le cosmos, avec le monde, et la place de l’humain dans ce cosmos ou ce monde, n’est pas une lubie de notre temps. Pour le dire en un mot : il y a toujours eu une théologie de la création. Même dans les traditions chrétiennes les plus centrées sur l’homme, l’anthropologie chrétienne ne peut que partir du statut de l’humain comme créature de Dieu.
Alors en quoi cette théologie de la création et/ou l’anthropologie chrétienne sont-elles un discours écologique ? Il faut peut être définir ce qu’est l’écologie pour répondre à cette question. L’écologie c’est l’étude, ou à tout du moins le regard porté sur, les relations entre les êtres vivants entre eux et leur milieu, leur environnement. Là encore la foi chrétienne affirme que Dieu, tel qu’il se révèle dans la Bible, non seulement est un Dieu vivant – et non pas un concept mort – mais également un Dieu de l’alliance, un Dieu qui veut entrer en relation avec l’humain, un Dieu qui se veut relié à sa création – et non pas une divinité distante. La centralité de l’incarnation en Jésus Christ pour la foi chrétienne inscrit Dieu dans notre milieu, dans notre environnement et dans nos relations. Le Christ Jésus, Dieu devenu homme au cœur du monde insert définitivement Dieu dans notre environnement comme puissance agissante de création et de libération, ce que l’Esprit continue après lui.
La théologie de la création plaçait l’homme en lien avec son environnement. L’incarnation place Dieu au cœur du monde. Ces deux aspects : création et incarnation viennent dire l’alliance et l’importance de la relation entre les être vivants, entre Dieu et le créé, entre l’homme et Dieu, entre l’homme et toute la création. Nous avons là une pensée écologique en tant qu’elle se porte sur les relations entre des être vivants. Ainsi le discours chrétien est en soit un discours écologique.
Ainsi, le rapport à la création a toujours été l’objet d’un discours théologique qui a une portée écologique évidente. Comme un écho œcuménique à ce point de vue, nous pouvons lire John McCarthy, théologien jésuite canadien, dans son article Théologie et écologie, il écrit :
La doctrine chrétienne sur la création se distingue donc à la fois du monisme et du dualisme en ceci qu’elle maintient une distinction ontologique entre le Créateur et la réalité créée. À l’opposé du panthéisme, elle affirme que Dieu n’est pas identique au monde; à l’opposé du dualisme, que Dieu n’est pas séparé d’un monde dont il serait l’antithèse. La création reçoit de Dieu son existence. Elle n’est pas divine. Elle ne possède pas moins une intégrité qui lui est propre. Langdon Gilkey relève que «l’idée d’un Dieu créateur de toutes choses est le roc sur lequel reposent tous les dogmes chrétiens» (GILKEY L., Maker of Heaven and Earth: The Christian Doctrine of Creation in the Light of Modern Knowledge, Lanham, Univ. Press of America, 1985, p. 4.). La doctrine de la création, ajoute-t-il, fonde et justifie tout ce que nous pouvons affirmer au sujet de Dieu. La portée écologique de cette doctrine traditionnelle de la création n’échappe à personne. Mais de nos jours, la notion de création a cédé la place à celle de nature, laquelle est devenue la référence désormais incontournable dans les discussions concernant l’environnement. Le concept théologique de création implique la notion d’un amour divin créateur ainsi que celle d’une relation continue entre le Créateur et ses créatures qui confère à la création une dimension d’éternité. Le terme nature, quant à lui, ne renvoie qu’à lui-même. De ce point de vue, le dogme chrétien de la création est une doctrine strictement théologique. La manière dont le monde est apparu et s’est développé échappe à l’emprise de la théologie : son explication est du ressort de la recherche scientifique. Ce fait n’exclut pas qu’une avancée scientifique dans le domaine des sciences de la nature puisse avoir ses répercussions sur l’approche théologique de la création, mais les deux termes ne peuvent être confondus.
John McCarthy (s.j.), Théologie et écologie, Nouvelle Revue Théologique, https://www.nrt.be/fr/articles/theologie-et-ecologie-712 p. 553 s
La distinction que McCarthy souligne entre nature et création est je crois une porte d’entrée pour comprendre pourquoi ce qui pour le théologien est une évidence – le lien entre théologie et écologie – n’est plus perçu comme telle par le grand public. Comme si le monde perçu comme nature s’était coupé de Dieu et s’était émancipé. Il n’est pas surprenant alors de réaliser que le terme de nature advient notamment grâce à la philosophie des lumières. Or nous pouvons remettre aujourd’hui en question cette distinction/séparation qui coupe la théologie de la création du discours écologique. Cette remise en question n’appartient pas qu’au champ de la théologie, elle est partagée par l’ensemble des sciences humaines. Sa figure la plus médiatique est sans doute le penseur Philippe Descolas qui remet clairement en cause la séparation entre nature et culture.
Dans un entretien au titre provocateur : « la nature ça n’existe pas », publié dans le revue de l’écologie Reporterre, Descolas soulignait le caractère artificiel et idéologique que recouvre le mot « nature » :
La nature, je n’ai cessé de le montrer au fil des trente dernières années : la nature, cela n’existe pas. La nature est un concept, une abstraction. C’est une façon d’établir une distance entre les humains et les non- humains qui est née par une série de processus, de décantations successives de la rencontre de la philosophie grecque et de la transcendance des monothéismes, et qui a pris sa forme définitive avec la révolution scientifique. La nature est un dispositif métaphysique, que l’Occident et les Européens ont inventé pour mettre en avant la distanciation des humains vis-à-vis du monde, un monde qui devenait alors un système de ressources, un domaine à explorer dont on essaye de comprendre les lois.
Philippe Descolas, la nature ça n’existe pas, entretien publié dans Reporterre,
Dispositif métaphysique, manière de pensée en termes de séparations et d’oppositions entre nature et culture, Descolas remet en cause cette manière de voir qui sous couvert de discours scientifique est en fait idéologique. La distance entre humains et non-humains n’est pas fondée si elle est pensée comme une opposition radicale. A tout le moins, le discours théologique – par la théologie de la création – la remet pour une bonne part en question.
Voilà pour cette réflexion sur notre légitimité à parler d’écologie : Oui, depuis les Ecritures, avec une tradition séculaire de pensée autour du rapport de l’humain avec le monde, pensé comme création ; oui, les chrétiens sont légitimes pour parler d’écologie en tant que science des rapports des êtres vivants entre eux. Cette légitimité est d’autant plus grande, en ce que la foi chrétienne place en son centre la résurrection, la victoire de la vie sur la mort, qui est, en soi, un discours écologique. Le cœur de notre foi, ce qui fonde notre confiance en Dieu, c’est bien de croire que Dieu, pure volonté de vie, nous appelle à une vie belle et bonne, une vie éternelle. Cette conviction vaut pour nous, humains, comme pour toute la création. Cette conviction appelle à l’éthique de responsabilité en matière sociale comme écologique, à l’engagement pour les plus petits d’entre nos sœurs et frères, comme pour toute la création. La légitimité chrétienne a s’engager en écologie est aussi fondée que celle à luter contre les fléaux sociaux. Elles sont, toutes deux, des traductions au cœur de nos vies de la parole évangélique.
Pasteur Benoit Ingelaere, prieur de la communion œcuménique de Caulmont
(les photos des fleurs des poiriers du jardin de la maison de Caulmont illustrent cet article…)
Le printemps à la maison de caulmont c’est encore un peu de neige… sur les jonquilles ! Mais c’est aussi les travaux !
La priorité c’est finir la maçonnerie du mur de la crypte du cygne qui doit recevoir la fresque lors de la fête du 5 juillet. Une fois la maçonnerie terminée, le chantier participatif du mois de mai pourra faire l’enduit à la chaux. Mais bon avec la dernière neige les températures ont mis du temps à se réchauffer ! Alors en attendant que le mercure remonte, un peu d’électricité : la crypte du cygne a son éclairage provisoire. Lumineux à souhait !
Les jonquilles et la neigePremières gâchées de bétonnière Coffrage et ferraillage des hauts de murCoffrage – 1Coffrage – 2L’aube fraiche du printempsOn se fend la buche ! La dernière neige Un arbre de plus en moinsMontage électrique pour les lumières de la cryptesLes lumières de la crypte du cygneLumière de l’aube
Le printemps à la maison de caulmont, c’est donc la préparation du chantier participatif qui aura lieu au mois de mai.
Le printemps à la maison de caulmont c’est encore un peu de neige… sur les jonquilles ! Mais c’est aussi les travaux !
La priorité c’est finir la maçonnerie du mur de la crypte du cygne qui doit recevoir la fresque lors de la fête du 5 juillet. Une fois la maçonnerie terminée, le chantier participatif du mois de mai pourra faire l’enduit à la chaux. Mais bon avec la dernière neige les températures ont mis du temps à se réchauffer ! Alors en attendant que le mercure remonte, un peu d’électricité : la crypte du cygne a son éclairage provisoire. Lumineux à souhait !
Prière universelle ou prière d’intercession pour ces jours après Pâques :
Dans ce temps après Pâques, Nous voulons te prier Eternel Dieu, les uns pour les autres. Tu sais là où nos vies attendent ta résurrection.
Dans nos relations, les uns avec les autres, Ressuscite ta joie, Eternel, Nous te confions notamment nos liens en tension ou en conflit.
Dans les lieux de mort, de souffrance, de désespérance, Ressuscite ta Paix, Eternel, Nous te prions particulièrement pour les malades et les mourants.
Dans ton Eglise, où nous essayons de témoigner de toi, Ressuscite ton amour, Eternel, Nous pensons devant toi, à toutes celles et ceux qui s’engagent dans la vie de nos communautés.
Sur celles et ceux qui gouvernent et exercent des responsabilité, Ressuscite ton espérance, Eternel, Nous portons particulièrement sous tes regards, celles et ceux qui viennent de prendre des responsabilités ou ont renouvelé leurs engagements dans la vie municipale de nos villes et nos villages.
Dans l’élan de la résurrection du Christ Jésus, Eternel Dieu, nous nous confions à toi, Continue à tracer nos chemins de liberté, et nos chemins de vie. Nous nous confions à toi, et nous répétons la prière Que le Christ Jésus nous a enseigné, ensemble : Notre Père…