Prières pour préparer le temps pour la création : Alors que nous sommes encore à quelques mois du temps pour la création, qui commencera le 1er septembre, il nous a semblé pertinent de proposer une sélection de prières, de psaumes et de chants. Autant de textes qui peuvent venir nourrir notre préparation de ce temps de prière et d’action en faveur de la création.
« Immersion dans l’eau vive » : voilà le thème retenu à partir du livre du prophète Ezechiel, en son chapitre 47. Cette quinzaine de textes tourne donc tous autour du thème de l’eau. Les photos d’une source, prises à la fin de l’hiver près de la maison de Caulmont, à Mars (07), illustrent ces textes.
Bonne lecture et bonne préparation de ce temps pour la création.
En plus de ces prières pour préparer le temps pour la création : Retrouve les infos et d’autres textes pour le temps pour la création sur la page dédiée de notre site ICI et toujours plus d’info sur le site du label église verte par ICI
Prières pour préparer le temps pour la création : Alors que nous sommes encore à quelques mois du temps pour la création, qui commencera le 1er septembre, il nous a semblé pertinent de proposer une sélection de prières, de psaumes et de chants. Autant de textes qui peuvent venir nourrir notre préparation de ce temps de prière et d’action en faveur de la création.
Lors de la journée du 5 juillet pendant les ateliers de l’après-midi nous élaborerons la maquette d’un vitrail. Un vitrail pour l’espace spirituel de la maison. En effet, au cœur de la maison nous avons prévu un lieu de paix et de calme, à la fois chapelle lieu de prière et bibliothèque. C’est l’espace spirituel. Cet espace spirituel sera éclairé par un vitrail en trois panneaux. Ce vitrail nous avons prévu de le faire réaliser par une artisane vitrailliste locale, Elisabeth Cuffel. L’atelier de Mme Cuffel se trouve à Tence. : « l’art en transparence ».
Ce vitrail, c’est un plus sur le chantier, il participera à la beauté de l’espace spirituel de la maison. Nous avons fait ce choix en connaissance de cause : le budget pour sa réalisation et son instalation se monte à peu près à 2000 €. La réalisation par l’artisane vitrailliste est chiffrée entre 1000 et 1600 €. Cette fourchette importante s’explique car le tarif varie selon le dessin que nous concevrons. Notamment en fonction des couleurs dont elle aura besoin. A ce premier poste s’ajoute celui des verres en double-vitrage sur lequels il faudra plaquer ce vitrail pour des raisons d’isolation thermique et phonique. A ces deux postes s’ajoute en plus – optionnel – celui de l’éclairage du vitrail…
Voilà pouquoi le Comité des Responsables des Associations de Caulmont a décidé de mettre en place un financement participatif pour financer ce vitrail. Une page de collecte de fond ou « crowdfunding » est en place sur helloasso. Pour vous connecter et soutenir notre démarche il suffit de cliquer sur ce lien ICI
(si vous souhaitez soutenir le projet sans versement sur Internet vous pouvez nous faire parvenir un chèque à l’ordre de communion de Caulmont en indiquant au dos : « vitrail » )
A la fin de la nuit, au jardin de la résurrection, Entends-tu le hibou boubouler Avec la chouette qui hulule ?
Alors que le jour se lève, devant le rocher béant, Ecoute le rossignol philomèle qui trille Le moineau qui babille, Le coucou qui roucoule, Et le corbeau qui croasse.
La haut, plus haut, l’épervier miaule, Et là-bas, plus loin, la perdrix cacabe Et la bécasse coucouanne.
Entends-tu ces chants d’oiseaux, au matin de la résurrection ? Alors, qu’attends-tu pour y adjoindre tes alléluia Oui chantons le Christ vainqueur, le Dieu vivant, La joie pour le monde, L’espérance de nos vies.
et si tu veux retrouver d’autres noms de chants d’oiseau on te conseille cette page de la LPO
Il nous est difficile de prier. Evidemment, le constater est banal. Mais quelles conséquences tirons-nous de cette constatation tant de fois refaite ? Découragement ? Alors, vient le moment de se tourner vers Dieu «Seigneur ouvre nos lèvres, et nos bouches publieront ta louange !». De là, la prière n’est pas d’abord ma prière individuelle, mais elle est toujours vécue par le «nous» communautaire de l’Eglise.
Ainsi, hommes et femmes absorbés par de multiples tâches se retrouvent et se rejoignent là où la prière rythme le temps quotidien. Comme il est bon de retrouver ainsi les soeurs et les frères d’un jour ou de toujours et de mêler nos voix à la louange commune, répondant à la Parole de Dieu elle-même.
La bonne nouvelle nous trace le portrait de Jésus luttant contre le mal et contre la mort. Il est le Vivant dès ses paroles et ses actes. Il est le Vivant jusqu’à a croix et même après elle. Ressuscité, il demeure le Vivant après la souffrance et la mort. Ainsi, Il est pour nous le témoin de la victoire de la vie auprès des petits et des souffrants, auprès des vivants et des morts. Ainsi, il nous invite à lutter avec lui, il nous entraine avec lui dans ce combat de l’espérance pour nos vies et pour toute la création. Il nous invite à être à notre tour des révoltés de la vie, en paroles et en actes.
A l’heure où les fous veulent faire la paix par la guerre ; face aux puissances de mort et de haine, devant les souffrances et le silence imposé ; croire en la résurrection ce n’est pas signer une confession de foi, mais c’est entrer dans la lutte avec le Vivant.
Dire non aux avenirs bouchés, aux échecs qui enferment, aux tentations qui poussent à la désespérance. Dire non aux violences qui défigurent la création, à toutes ces morts qui s’imposent à nos vies. Dire non aux peurs et aux logiques de replis.
Christ est ressuscité ! Il nous invite à porter avec lui la victoire de la vie. Dans cette lutte, notre Dieu nous accompagne !
Au jardin de la résurrection, nous entendons ta bonne nouvelle : L’ange nous dit que tu nous précèdes selon ta promesse La vie s’ouvre devant nous, sans limite. Éternel Dieu vivant, créateur de toute vie : Le merci de nos prières reconnaît, dans le Christ Jésus, le témoins de ta parole. Unis à toi dans la joie de la résurrection, Il nous faut chanter : Alléluia !
Au cœur de notre histoire, tu accomplis tes promesses, Le Vivant nous entraine avec lui dans la foi, l’espérance et l’amour La peur n’a plus prise sur nos vies, plus aucune. Éternel Dieu vivant, libérateur de toute vie : Le merci de nos cœurs reconnaît, dans le Christ Jésus, le visage de ton amour. Unis à toi dans la confiance en la résurrection, Il nous faut chanter encore : Alléluia !
Au lendemain de ce jour, tu nous entraîneras avec toi, L’espérance de ce monde que tu aimes, c’est Toi. L’avenir se tissera avec toi, il est entre tes mains. Éternel Dieu vivant, toi qui fais toutes choses nouvelles : Le merci de chacun de nos jours reconnaît, dans le Christ Jésus, la vie nouvelle que tu veux. Unis à toi dans l’espérance en la résurrection, Il nous faut chanter encore, et encore : Alléluia !
Rencontre d’été 2026 : La communion œcuménique de Caulmont organise une journée ouverte à toutes et tous, le 5 juillet 2026 à la maison de Caulmont à Mars, en Ardèche.
En 2024 la journée avait permis de découvrir ou redécouvrir l’histoire de Caulmont et la permaculture.
Cette année, nous vous attendons petits et grands pour participer à l’embellissement du lieu d’accueil qui commence à prendre forme. Nous vous proposons un temps fraternel avec des ateliers l’après-midi pour : échanger, chanter, prier, partager un repas, concevoir des vitraux, partager des temps de jeux avec les plus jeunes, etc.
Pour communiquer largement sur cette journée, nous comptons sur chacun-e : merci de télécharger l’affiche et de la placer au meilleur endroit !
La journée débutera à 11 h., après l’Assemblée générale de la communion qui aura lieu à partir de 10 h.
Le repas est prévu autour d’un barebecue. Vous pouvez apporter un plat à partager salé (salade, etc.) ou sucré. Caulmont fournira les grillades.
La journée se terminera par l’office de la fraction du pain à 17 h. 30.
Pour cette rencontre d’été 2026 : attention nous avons quelques possibilités d’hébergement en dur ou sous tente – mais il faut s’inscrire au plus vite (et si possible avant le 25 juin).
Pour cette semaine sainte, fin de carême, nous terminons notre chemin avec la lecture du livre du collectif Anastasis : Urgence évangélique. En fin d’article tu peux télécharger l’intégralité de ce chemin de carême.
Les zapatistes promeuvent un « universalisme des multiplicités » ouvert à toutes les formes de vie ne mettant pas en péril l’avenir de l’humanité et des écosystèmes, qu’ils s’attachent à faire vivre via de nombreuses rencontres internationales. D’où leur formule bien connue pour désigner leur idéal : « un Mundo donde quepan muchos mundos – un monde composé de plusieurs mondes ». Plus près de nous dans l’espace, c’est dans ce sens que travaille le festival internationaliste Les Peuples Veulent qui s’est élaboré depuis les liens politiques et les amitiés tissés par des militants de nationalités variées à la Cantine syrienne de Montreuil.
Dans la mesure où les Eglises et les organisations chrétiennes ne sont pas absorbées par les nationalités et les intérêts des plus riches, elles peuvent jouer à leur manière un rôle de médiatrices entre l’échelle locale et l’échelle internationale. A la différence des Etats, les Eglises et institutions chrétiennes n’ont ni pour fonction de défendre les intérêts exclusifs d’un peuple ou d’une classe, ni de sécuriser militairement un territoire. Leur sens est au contraire de faire advenir un bien commun universel tout en le déclinant localement, humblement, patiemment. Leur enracinement est l’opposé d’un localisme, il est la réalisation – limitée dans l’espace – d’un universalisme concret – tendu vers l’éternité. Ce n’est pas un hasard si le droit d’asile occidental moderne a sa source dans les pratiques d’accueil et de protection des églises. Le conservatisme identitaire qui prêche l’enracinement dans les frontières de l’Etat-nation compromet donc la seule ecclésiologie politique valable. Quand les églises se font les porte-voix des droits des personnes, notamment des plus opprimés, elles apparaissent comme une constellation de lieux uniques où se retisse l’unité du genre humain que les idéologies politiques, les divisions entre Etats et les dominations de classe, de race et de genre nous ont faire perdre de vue.
Ce cosmopolitisme doit veiller à ne pas reproduire une vision occidentale-centrée et impérialiste, si prégnante dans l’histoire du catholicisme romain notamment. De nombreux exemples passés et présents, montrent la voie.
Urgence évangélique, p. 55-57
Résonance de carême :
Faire advenir localement un bien commun universel tendu vers l’éternité. Voilà une définition de la vocation de l’église qui redit la prédication du royaume avec des mots peut-être nouveaux pour les uns ou les autres. Des mots plus anciens mais pas forcément plus connus : les élus innombrables de toutes nations, tribus, peuples et langues assemblés autour du trône de l’Apocalypse. C’est une autre formule qui dit le cosmopolitisme de la Jérusalem céleste qui viendra à la fin de toutes choses. Mais, quels que soient les mots employés ce qui se dit ici est une nouvelle anastasis – un relèvement, une insurrection, une résurrection. Au cœur de cette semaine sainte entendons ces mots comme un appel à l’ouverture de l’Eglise, dans la confiance et vers l’avenir. Oui Dieu essuiera toute larme de nos yeux !
Anastasis – le relèvement, l’insurrection, la résurrection dit l’éternité du lien avec Dieu, un lien qui nous englobe sans division entre corps et âme. Nos vies ne se réduisent pas à nos envies, nos projets et nos vœux, nos profits ou à nos corps et nos relations : notre histoire nous dépasse toujours. Avant de naître nous étions dans les projets de Dieu, dans son désir, dans son amour ; au moment de mourir son amour donné en partage sera plus fort. Cela est vrai pour l’humain, mais cela est vrai pour l’ensemble du vivant. La résurrection est alors comprise comme l’achèvement de la création, l’entrée dans une plénitude de vie.
Ce livre est un roman étonnant de Kristin Omasdottir, figure de la littérature islandaise. La 4ème de couverture présente ce livre comme « une fable moderne, drolatique et grinçante ». Une fable oui, le récit est pour le moins surprenant parfois à la limite du surnaturel. Moderne, oui encore : notamment par un style décapant et une langue date de phrases brèves et sèches. Drolatique, c’est peut être le moins évident ; l’ouverture se fait dans des meurtres et la terreur d’une survivante, Billie 11 ans – qui se retrouve otage d’un soldat Rafael. Grinçante, assurément – l’auteur livre ici une réflexion sur la guerre et les militaires.
un extrait de cette 6ème lecture de carême :
« Billie joua avec le bouton de l’autoradio et arrêta la flèche lorsqu’une voix profonde se fit entendre : C’est une guerre étrange. On ignore qui sont les victimes. Quel est leur nombre. Combien de soldats envoyés par l’envahisseurs sont présents dans le pays. Nous savons peu de choses, mais nous ressentons la peur, le désespoir et l’humiliation. Les objets de valeur et les capitaux disparaissent. Le soir et la nuit, tout est sombre et silencieux. Nous attendons une attaque à la bombe sans savoir quand elle aura lieu. Le gouvernement travaille dans le secret. Il promet de protéger les intérêts et les biens des citoyens, et encourage les gens à ne pas baisser les bras.
– Qu’est-ce que tu écoutes ? demanda Rafael par-dessus la portière ouverte. Eteins la radio, s’il te plaît. – Je n’ai donc le droit de rien ? – Non, tu es une prisonnière de guerre. Une prisonnière de guerre n’écoute pas la radio et ne s’amuse pas derrière le volant d’une voiture pendant que son geôlier se tue à la tâche. » p. 144s
6ème lecture de carême après : les pensées de l’écologie – le nom de la rose tome 2 – l’eau de la relève et la peste – et la genèse de J.B. Callicott.
6ème semaine de carême, nous poursuivons notre chemin de carême avec la lecture du livre du collectif Anastasis : Urgence évangélique. En fin d’article tu peux télécharger l’intégralité de ce chemin de carême.
Notre monde, dominé par l’imbrication du capitalisme mondialisé et des souverainetés nationales, n’est pas de plus en plus uni et relié mais de plus en plus homogène et divisé : la mondialisation de la loi du marché et la militarisation des frontières vont de pair. L’époque n’est pas aussi « fluide » qu’on voudrait nous le faire croire – les puissants sont toujours plus optimistes : la mise au rebut des classes ouvrières du Nord et le parcage des migrants du Sud dans des centres de rétention aux frontières de l’Europe ou au sein même des pays européens ont plus à voir l’un avec l’autre qu’il n’y paraît. Qu’il facilite les délocalisations et la circulation du capital, ou qu’il criminalise les étrangers utilisés pour le fonctionnement de son économie, le pouvoir politique défend les intérêts des plus forts. Dans notre pays, on constate que sa manière de se maintenir en place est d’orchestrer une concurrence et une défense mortifère entre des français déclassés et des immigrés exploités.
La foi est sans frontière : elle est offerte à toutes et tous et substitue aux rapports de division et de domination politico-économiques des rapports de communion transcendant les clivages érigés par les pouvoirs. La foi ne proclame donc pas seulement que le Christ est le Sauveur, elle fait participer à l’œuvre libératrice de Dieu qui exige des conditions de vie dignes pour toutes et tous. Elle tend, dans un même mouvement, vers la préservation et la cohabitation des cultures particulières et la mise en œuvre d’un bien commun universel ». Comme l’écrit le théologien américain William Cavanaugh : « nous sommes membres du corps du Christ, un corps qui transgresse toutes les frontières des nations et des classes sociales. Nous sommes appelés à être un signe d’espérance dans un monde divisé, en gardant en mémoire nos origines communes de migrants et de pèlerins sur notre chemin vers le royaume de vérité ». Cette approche théologique suppose de revisiter les cadres politiques que nous avons normalisés ».
Urgence évangélique, p. 46-48
Résonance de carême :
La foi fait l’unité des croyants en ce qu’elle nous donne toutes et tous de participer au corps du Christ. Ce commun qui nous est donné et que nous partageons est le fondement de notre communion. Nous avons à faire corps ensemble. Il n’y a donc pas de frontières à tracer entre nous, pas de séparation, pas de division mais dans une logique du corps il nous faut tenir ensemble un rapport d’articulation. Oui, nous avons à nous articuler les uns aux autres. L’articulation dit le lien et le dynamisme, elle dit l’unité et le mouvement. Dans ce carême qui nous entraîne vers Pâques, nous sommes des migrants de la vie et des pèlerins d’espérance. Rien dans cette marche ne doit nous séparer les uns des autres, tout doit nous articuler les uns aux autres. Les divisions du monde, les oppositions qui traversent nos sociétés (jeunes vs. vieux, hommes vs. femmes, croyants vs. non-croyants, d’ici vs. d’ailleurs, etc.), les logiques de mises en concurrences du système économique débordant dans une logique de réussite et d’écrasement jusque dans la sphère privée, … ; tout cela nous invite à lutter.
Lutter pour une réconciliation, lutter pour une unité dans le prendre soin les uns des autres. La foi nous donne d’être participant à une autre logique de l’être ensemble que celle qui nous divise, nous oppose et nous tue. Pour transgresser la frontière de la langue, avec la communauté des frères de Taizé j’aime chanter : « Nada te turbe, nada te espante Quien a Dios tiene, nada le falta Nada te turbe, nada te espante Solo Dios basta ».
Par cette lutte j’attends et j’espère. J’attends le royaume dans l’action, et j’espère : je participe à l’action du corps du Christ dans son amour pour le monde.
En format numérique pour l’instant car un souci technique bloque l’impression. Mais les abonnés papier le recevront très prochainement. Avec ce prochain numéro un petit cadeau : un sachet de graines de souci pour faire fleurir notre intercession !
Au sommaire de ce numéro 214 :
Un dossier sur le respect et notamment sur le respect de la vie avec un extrait d’une prédication du pasteur Albert Schweitzer. Mais aussi plein d’info sur la vie de Caulmont : la fête du 5 juillet , les chantiers participatifs, etc.
Pour télécharger ce numéro de nouvelles, c’est par ici :
Pour recevoir par courrier – avec son sachet de graines – le n°214 des Nouvelles de Caulmont, il suffit de nous faire parvenir un email : communion@caulmont.fr
En format numérique pour l’instant car un souci technique bloque l’impression. Mais les abonnés papier le recevront très prochainement avec pour ce numéro un petit cadeau : un sachet de graines de souci pour faire fleurir notre intercession !
En format numérique pour l’instant car un souci technique bloque l’impression. Mais les abonnés papier le recevront très prochainement avec pour ce numéro un petit cadeau : un sachet de graines de souci pour faire fleurir notre intercession !
En format numérique pour l’instant car un souci technique bloque l’impression. Mais les abonnés papier le recevront très prochainement avec pour ce numéro un petit cadeau : un sachet de graines de souci pour faire fleurir notre intercession !
Voici un écho de la rencontre des délégués pour l’unité des chrétiens qui a lieu à Paris ce 21 mars 2026 :
Louange et gloire à Toi, Seigneur, Unis nos voix en un seul chœur,, Bénis ton peuple, qu’il vienne à Toi, Dans sa diversité d’expressions de la foi.
Ce refrain de Christophe Houpert, composé à l’occasion de l’anniversaire du concile de Nicée-Constantinople, a résonné ce samedi 21 mars dans la grande salle de la conférence des évêques de France, avenue de Breteuil à Paris. Nous étions plus d’une cinquantaine d’actrices et d’acteurs de l’œcuménisme à la rencontre nationale des délégués pour l’unité des chrétiens : des délégués diocésains catholiques venus de toute la France et des représentant d’une belle diversité d’églises protestantes (EPUdF, église adventiste, église baptiste).
Nous nous sommes rassemblés auprès des cosecrétaires du Conseil des Eglises Chrétienne en France : le Père Miguel Desjardins, le Père Ivan Karageorgiev, et le Pasteur Pierre Blanzat.
Au programme de la rencontre des délégués pour l’unité :
D’abord un temps de présentation de la nouvelle rédaction de la Charta œcumenica signée en novembre 2025 à Rome. La Conférence des Eglises Européenne et le Conseil des Conférences Épiscopales d’Europe avaient signé la première version de ce texte en 2001 à Strasbourg. Avec cette nouvelle rédaction, la charte comporte désormais 14 affirmations et 68 engagements. Sont ajoutés, par rapport à la première version d’il y a 25 ans, des points sur la place des jeunes, sur la paix et la démocratie. Mais aussi sur le respect de la création et sur les nouvelles technologies.
C’est sur de dernier point nous avons pris le reste de la matinée. Notamment sur les questions soulevées par l’Intelligence Artificielle et ses enjeux éthiques, anthropologiques et spirituels. Deux intervenants ont fait des apports conséquents et répondu aux questions. Ezechiel Kwetchi Takam, doctorant en éthique théologique à l’université de Genève qui a fait un très bel historique de l’émergence de l’IA. Puis Bernard Jarry-Lacombe, ingénieur et animateur de l’observatoire « innovation et société » de la conférence des évêques de France.
Mon âme se repose en paix sur Dieu seul : de lui vient mon salut, Oui sur Dieu seul mon âme se repose, se repose en paix.
Le temps de rencontre de l’après midi a été ouvert par ce refrain de Taizé, après un déjeuner partagé au jardin de la maison. Nous avons eu alors un temps d’échange sur nos missions d’acteurs d’unité. Ce temps de relecture de nos pratiques a eu lieu en petits groupes de 3. J’ai apprécié ce partage à trois avec Alain Gouilloud, diacre, et délégué épiscopal au service pour l’œcuménisme du diocèse de Viviers, et avec Stéphane Belval, diacre de l’église catholique, membre de l’équipe diocésaine pour l’oecuménisme du diocèse de Valence. (Un clin d’œil fraternel à Roseline – son épouse – qui était également présente, mais qui était dans un autre petit groupe de partage).
Après ce temps de partage nous avons bénéficié d’une intervention de Mgr Etienne Vetö. Mgr Vetö nouvel évêque référent pour l’unité des chrétiens pour la conférence des évêques de France. Mgr Vetö est membre de la communauté du chemin neuf et évêque auxiliaire de Reims . Il a pu nous rejoindre en visioconférence pour nous donner ses vues sur l’œcuménisme. Des vues qui s’ancrent dans une expérience de vie très personnelle (étudiant en théologie en Allemagne dans une université ou le catholicisme était minoritaire). Un temps d’information sur différentes activités œcuméniques nationales a conclu la journée : Voyage œcuménique en Arménie en Avril, Colloque de l’ISEO en juin, Nuit des veilleurs de l’ACAT en juin, Temps pour la création en septembre, etc… Avant de nous retrouver dans la prière pour l’unité. Occasion d’entonner ensemble un dernier chant, avant de réciter le notre Père :
O Jésus tu nous appelles, à former un même corps, Unis-nous, Seigneur fidèle, à ta vie et à mort, Détruis ce qui nous divise, mets en nous ta vérité, Et qu’à jamais ton Eglise, demeure dans l’unité
En ouverture de cette journée de rencontre des délégués pour l’unité :
Une belle journée de rencontres au cours de laquelle nous avons prié ensemble, chanté ensemble, partagé ensemble… et surtout nous avons beaucoup reçu les uns, des autres, et de Celui qui nous délivre de nos peurs qui nous empêchent d’aller de l’avant sur le chemin de l’unité. De Celui qui nous préserve de la tentation des crispassions sur nos identités ou du repli sur nos petites communautés. Oui : Dieu nous donne de persévérer dans la quête de la communion visible et suscite le courage des conversions pour vivre l’unité !
Benoît Ingelaere, pasteur, prieur de la communion œcuménique de Caulmont