Notre légitimité à parler d'écologie

Notre légitimité à parler d’écologie – réflexion

Notre légitimité à parler d’écologie est souvent mise en question. Elle m’inspire réflexion. En ce printemps où l’actualité de Caulmont est marquée notamment par l’engagement dans l’alliance pour le temps pour la création (info en cliquant ICI). , et où nous sortons doucement de l’hiver et que le chantier reprend notamment avec la semaine Laudato Si. La question revient parfois : En quoi les chrétiens sont-ils légitimes pour parler d’écologie ?

Je dois d’abord dire que cette question me déconcerte chaque fois qu’elle m’est posée. Elle me déconcerte dans le sens où elle m’oblige à sortir d’une certaine routine de la pensée. Aller contre une certaine évidence.

En effet, pour moi, en lieu et place de cette mise en question d’une légitimité, il y a une certaine habitude. Acteur d’église, théologien, je suis porté par une certaine tradition que l’on peut appeler la théologie de la création, ou la doctrine chrétienne de la création. Cette notion de « création » est loin d’être une nouveauté. Elle s’ouvre dans les premières pages de nos Bibles. Elle fait échos à des mythes millénaires. Cette notion de « création » se déploie tant dans les discours de la Genèse que nous avons en commun avec la tradition juive, dans les psaumes qui cultives l’émerveillement et la louange, mais aussi dans les pages des évangiles ou dans celles de l’Apôtre Paul conservée dans le canon du Nouveau Testament, puis dans les traditions de l’église. Le lien avec le cosmos, avec le monde, et la place de l’humain dans ce cosmos ou ce monde, n’est pas une lubie de notre temps. Pour le dire en un mot : il y a toujours eu une théologie de la création. Même dans les traditions chrétiennes les plus centrées sur l’homme, l’anthropologie chrétienne ne peut que partir du statut de l’humain comme créature de Dieu.

Alors en quoi cette théologie de la création et/ou l’anthropologie chrétienne sont-elles un discours écologique ? Il faut peut être définir ce qu’est l’écologie pour répondre à cette question. L’écologie c’est l’étude, ou à tout du moins le regard porté sur, les relations entre les êtres vivants entre eux et leur milieu, leur environnement. Là encore la foi chrétienne affirme que Dieu, tel qu’il se révèle dans la Bible, non seulement est un Dieu vivant – et non pas un concept mort – mais également un Dieu de l’alliance, un Dieu qui veut entrer en relation avec l’humain, un Dieu qui se veut relié à sa création – et non pas une divinité distante. La centralité de l’incarnation en Jésus Christ pour la foi chrétienne inscrit Dieu dans notre milieu, dans notre environnement et dans nos relations. Le Christ Jésus, Dieu devenu homme au cœur du monde insert définitivement Dieu dans notre environnement comme puissance agissante de création et de libération, ce que l’Esprit continue après lui.

La théologie de la création plaçait l’homme en lien avec son environnement. L’incarnation place Dieu au cœur du monde. Ces deux aspects : création et incarnation viennent dire l’alliance et l’importance de la relation entre les être vivants, entre Dieu et le créé, entre l’homme et Dieu, entre l’homme et toute la création. Nous avons là une pensée écologique en tant qu’elle se porte sur les relations entre des être vivants. Ainsi le discours chrétien est en soit un discours écologique.

Ainsi, le rapport à la création a toujours été l’objet d’un discours théologique qui a une portée écologique évidente. Comme un écho œcuménique à ce point de vue, nous pouvons lire John McCarthy, théologien jésuite canadien, dans son article Théologie et écologie, il écrit :

La doctrine chrétienne sur la création se distingue donc à la fois du monisme et du dualisme en ceci qu’elle maintient une distinction ontologique entre le Créateur et la réalité créée. À l’opposé du panthéisme, elle affirme que Dieu n’est pas identique au monde; à l’opposé du dualisme, que Dieu n’est pas séparé d’un monde dont il serait l’antithèse. La création reçoit de Dieu son existence. Elle n’est pas divine. Elle ne possède pas moins une intégrité qui lui est propre. Langdon Gilkey relève que «l’idée d’un Dieu créateur de toutes choses est le roc sur lequel reposent tous les dogmes chrétiens» (GILKEY L., Maker of Heaven and Earth: The Christian Doctrine of Creation in the Light of Modern Knowledge, Lanham, Univ. Press of America, 1985, p. 4.). La doctrine de la création, ajoute-t-il, fonde et justifie tout ce que nous pouvons affirmer au sujet de Dieu.
La portée écologique de cette doctrine traditionnelle de la création n’échappe à personne. Mais de nos jours, la notion de création a cédé la place à celle de nature, laquelle est devenue la référence désormais incontournable dans les discussions concernant l’environnement. Le concept théologique de création implique la notion d’un amour divin créateur ainsi que celle d’une relation continue entre le Créateur et ses créatures qui confère à la création une dimension d’éternité. Le terme nature, quant à lui, ne renvoie qu’à lui-même. De ce point de vue, le dogme chrétien de la création est une doctrine strictement théologique. La manière dont le monde est apparu et s’est développé échappe à l’emprise de la théologie : son explication est du ressort de la recherche scientifique. Ce fait n’exclut pas qu’une avancée scientifique dans le domaine des sciences de la nature puisse avoir ses répercussions sur l’approche théologique de la création, mais les deux termes ne peuvent être confondus.

John McCarthy (s.j.), Théologie et écologie, Nouvelle Revue Théologique, https://www.nrt.be/fr/articles/theologie-et-ecologie-712 p. 553 s

Notre légitimité à parler d'écologie

La distinction que McCarthy souligne entre nature et création est je crois une porte d’entrée pour comprendre pourquoi ce qui pour le théologien est une évidence – le lien entre théologie et écologie – n’est plus perçu comme telle par le grand public. Comme si le monde perçu comme nature s’était coupé de Dieu et s’était émancipé. Il n’est pas surprenant alors de réaliser que le terme de nature advient notamment grâce à la philosophie des lumières. Or nous pouvons remettre aujourd’hui en question cette distinction/séparation qui coupe la théologie de la création du discours écologique. Cette remise en question n’appartient pas qu’au champ de la théologie, elle est partagée par l’ensemble des sciences humaines. Sa figure la plus médiatique est sans doute le penseur Philippe Descolas qui remet clairement en cause la séparation entre nature et culture.

Dans un entretien au titre provocateur : « la nature ça n’existe pas », publié dans le revue de l’écologie Reporterre, Descolas soulignait le caractère artificiel et idéologique que recouvre le mot « nature » :

La nature, je n’ai cessé de le montrer au fil des trente dernières années : la nature, cela n’existe pas. La nature est un concept, une abstraction. C’est une façon d’établir une distance entre les humains et les non- humains qui est née par une série de processus, de décantations successives de la rencontre de la philosophie grecque et de la transcendance des monothéismes, et qui a pris sa forme définitive avec la révolution scientifique. La nature est un dispositif métaphysique, que l’Occident et les Européens ont inventé pour mettre en avant la distanciation des humains vis-à-vis du monde, un monde qui devenait alors un système de ressources, un domaine à explorer dont on essaye de comprendre les lois.

Philippe Descolas, la nature ça n’existe pas, entretien publié dans Reporterre, 

https://reporterre.net/Philippe-Descola-La-nature-ca-n-existe-pas

Dispositif métaphysique, manière de pensée en termes de séparations et d’oppositions entre nature et culture, Descolas remet en cause cette manière de voir qui sous couvert de discours scientifique est en fait idéologique. La distance entre humains et non-humains n’est pas fondée si elle est pensée comme une opposition radicale. A tout le moins, le discours théologique – par la théologie de la création – la remet pour une bonne part en question.

Voilà pour cette réflexion sur notre légitimité à parler d’écologie : Oui, depuis les Ecritures, avec une tradition séculaire de pensée autour du rapport de l’humain avec le monde, pensé comme création ; oui, les chrétiens sont légitimes pour parler d’écologie en tant que science des rapports des êtres vivants entre eux. Cette légitimité est d’autant plus grande, en ce que la foi chrétienne place en son centre la résurrection, la victoire de la vie sur la mort, qui est, en soi, un discours écologique. Le cœur de notre foi, ce qui fonde notre confiance en Dieu, c’est bien de croire que Dieu, pure volonté de vie, nous appelle à une vie belle et bonne, une vie éternelle. Cette conviction vaut pour nous, humains, comme pour toute la création. Cette conviction appelle à l’éthique de responsabilité en matière sociale comme écologique, à l’engagement pour les plus petits d’entre nos sœurs et frères, comme pour toute la création. La légitimité chrétienne a s’engager en écologie est aussi fondée que celle à luter contre les fléaux sociaux. Elles sont, toutes deux, des traductions au cœur de nos vies de la parole évangélique.

Pasteur Benoit Ingelaere, prieur de la communion œcuménique de Caulmont

Notre légitimité à parler d'écologie

(les photos des fleurs des poiriers du jardin de la maison de Caulmont illustrent cet article…)

Le printemps à la maison de Caulmont

Le printemps à la maison de caulmont

Le printemps à la maison de caulmont c’est encore un peu de neige… sur les jonquilles ! Mais c’est aussi les travaux !

La priorité c’est finir la maçonnerie du mur de la crypte du cygne qui doit recevoir la fresque lors de la fête du 5 juillet. Une fois la maçonnerie terminée, le chantier participatif du mois de mai pourra faire l’enduit à la chaux. Mais bon avec la dernière neige les températures ont mis du temps à se réchauffer ! Alors en attendant que le mercure remonte, un peu d’électricité : la crypte du cygne a son éclairage provisoire. Lumineux à souhait !

Le printemps à la maison de caulmont, c’est donc la préparation du chantier participatif qui aura lieu au mois de mai.

Le groupe du WhatsApp d’information sur le chantier c’est par ICI

Et pour plus d’info c’est par là :

Prière universelle pour ces jours après Pâques

Prière universelle pour ces jours après Pâques :

Prière universelle ou prière d’intercession pour ces jours après Pâques :

Dans ce temps après Pâques,
Nous voulons te prier Eternel Dieu, les uns pour les autres.
Tu sais là où nos vies attendent ta résurrection.

Dans nos relations, les uns avec les autres,
Ressuscite ta joie, Eternel,
Nous te confions notamment nos liens en tension ou en conflit.

Dans les lieux de mort, de souffrance, de désespérance,
Ressuscite ta Paix, Eternel,
Nous te prions particulièrement pour les malades et les mourants.

Dans ton Eglise, où nous essayons de témoigner de toi,
Ressuscite ton amour, Eternel,
Nous pensons devant toi, à toutes celles et ceux qui s’engagent dans la vie de nos communautés.

Sur celles et ceux qui gouvernent et exercent des responsabilité,
Ressuscite ton espérance, Eternel,
Nous portons particulièrement sous tes regards,
celles et ceux qui viennent de prendre des responsabilités ou ont renouvelé leurs engagements dans la vie municipale de nos villes et nos villages.

Dans l’élan de la résurrection du Christ Jésus, Eternel Dieu, nous nous confions à toi,
Continue à tracer nos chemins de liberté, et nos chemins de vie.
Nous nous confions à toi, et nous répétons la prière
Que le Christ Jésus nous a enseigné, ensemble : Notre Père…

D’autres textes que cette prière universelle pour ces jours après Pâques se trouvent ICI sur ce site

Temps pour la création 2026

Prières pour préparer le temps pour la création

Prières pour préparer le temps pour la création

Prières pour préparer le temps pour la création : Alors que nous sommes encore à quelques mois du temps pour la création, qui commencera le 1er septembre, il nous a semblé pertinent de proposer une sélection de prières, de psaumes et de chants. Autant de textes qui peuvent venir nourrir notre préparation de ce temps de prière et d’action en faveur de la création. 

« Immersion dans l’eau vive » : voilà le thème retenu à partir du livre du prophète Ezechiel, en son chapitre 47. Cette quinzaine de textes tourne donc tous autour du thème de l’eau. Les photos d’une source, prises à la fin de l’hiver près de la maison de Caulmont, à Mars (07), illustrent ces textes. 

Bonne lecture et bonne préparation de ce temps pour la création. 

En plus de ces prières pour préparer le temps pour la création : Retrouve les infos et d’autres textes pour le temps pour la création sur la page dédiée de notre site ICI et toujours plus d’info sur le site du label église verte par ICI

un vitrail pour l'espace spirituel de la maison

Un vitrail pour l’espace spirituel de la maison

Lors de la journée du 5 juillet pendant les ateliers de l’après-midi nous élaborerons la maquette d’un vitrail. Un vitrail pour l’espace spirituel de la maison. En effet, au cœur de la maison nous avons prévu un lieu de paix et de calme, à la fois chapelle lieu de prière et bibliothèque. C’est l’espace spirituel. Cet espace spirituel sera éclairé par un vitrail en trois panneaux. Ce vitrail nous avons prévu de le faire réaliser par une artisane vitrailliste locale, Elisabeth Cuffel. L’atelier de Mme Cuffel se trouve à Tence. : « l’art en transparence ». 

Ce vitrail, c’est un plus sur le chantier, il participera à la beauté de l’espace spirituel de la maison. Nous avons fait ce choix en connaissance de cause : le budget pour sa réalisation et son instalation se monte à peu près à 2000 €. La réalisation par l’artisane vitrailliste est chiffrée entre 1000 et 1600 €. Cette fourchette importante s’explique car le tarif varie selon le dessin que nous concevrons. Notamment en fonction des couleurs dont elle aura besoin. A ce premier poste s’ajoute celui des verres en double-vitrage sur lequels il faudra plaquer ce vitrail pour des raisons d’isolation thermique et phonique. A ces deux postes s’ajoute en plus – optionnel – celui de l’éclairage du vitrail… 

Voilà pouquoi le Comité des Responsables des Associations de Caulmont a décidé de mettre en place un financement participatif pour financer ce vitrail. Une page de collecte de fond ou « crowdfunding » est en place sur helloasso. Pour vous connecter et soutenir notre démarche il suffit de cliquer sur ce lien ICI

NOUS COMPTONS SUR LE PLUS GRAND NOMBRE 

(si vous souhaitez soutenir le projet sans versement sur Internet vous pouvez nous faire parvenir un chèque à l’ordre de communion de Caulmont en indiquant au dos : « vitrail » ) 

paroles de résurrection

Alléluia comme un chant d’oiseau

Alléluia comme un chant d’oiseau – prière :

alléluia comme un chant d'oiseau

A la fin de la nuit, au jardin de la résurrection,
Entends-tu le hibou boubouler
Avec la chouette qui hulule ?

Alors que le jour se lève, devant le rocher béant,
Ecoute le rossignol philomèle qui trille
Le moineau qui babille,
Le coucou qui roucoule,
Et le corbeau qui croasse.

La haut, plus haut, l’épervier miaule,
Et là-bas, plus loin, la perdrix cacabe
Et la bécasse coucouanne.

Entends-tu ces chants d’oiseaux, au matin de la résurrection ?
Alors, qu’attends-tu pour y adjoindre tes alléluia
Oui chantons le Christ vainqueur, le Dieu vivant,
La joie pour le monde,
L’espérance de nos vies.

Alléluia !

D’autres textes de prières et de méditations du même genre que cet Alléluia, comme un chant d’oiseau se trouvent par ICI sur notre site

et si tu veux retrouver d’autres noms de chants d’oiseau on te conseille cette page de la LPO

paroles de résurrection

Message de Pâques 2026

La bonne nouvelle nous trace le portrait de Jésus luttant contre le mal et contre la mort. Il est le Vivant dès ses paroles et ses actes. Il est le Vivant jusqu’à a croix et même après elle. Ressuscité, il demeure le Vivant après la souffrance et la mort. Ainsi,  Il est pour nous le témoin de la victoire de la vie auprès des petits et des souffrants, auprès des vivants et des morts. Ainsi, il nous invite à lutter avec lui, il nous entraine avec lui dans ce combat de l’espérance pour nos vies et pour toute la création. Il nous invite à être à notre tour des révoltés de la vie, en paroles et en actes.

A l’heure où les fous veulent faire la paix par la guerre ; face aux puissances de mort et de haine, devant les souffrances et le silence imposé ; croire en la résurrection ce n’est pas signer une confession de foi, mais c’est entrer dans la lutte avec le Vivant. 

Dire non aux avenirs bouchés, aux échecs qui enferment, aux tentations qui poussent à la désespérance. Dire non aux violences qui défigurent la création, à toutes ces morts qui s’imposent à nos vies. Dire non aux peurs et aux logiques de replis. 

Christ est ressuscité ! Il nous invite à porter avec lui la victoire de la vie. Dans cette lutte, notre Dieu nous accompagne ! 

Au jardin de la résurrection, nous entendons ta bonne nouvelle : 
L’ange nous dit que tu nous précèdes selon ta promesse
La vie s’ouvre devant nous, sans limite. 
Éternel Dieu vivant, créateur de toute vie :
Le merci de nos prières reconnaît, dans le Christ Jésus, le témoins de ta parole.
Unis à toi dans la joie de la résurrection,
Il nous faut chanter  : 
Alléluia ! 

Au cœur de notre histoire, tu accomplis tes promesses,
Le Vivant nous entraine avec lui dans la foi, l’espérance et l’amour
La peur n’a plus prise sur nos vies, plus aucune.
Éternel Dieu vivant, libérateur de toute vie :
Le merci de nos cœurs reconnaît, dans le Christ Jésus, le visage de ton amour. 
Unis à toi dans la confiance en la résurrection,
Il nous faut chanter encore : 
Alléluia ! 

Au lendemain de ce jour, tu nous entraîneras avec toi, 
L’espérance de ce monde que tu aimes, c’est Toi. 
L’avenir se tissera avec toi, il est entre tes mains. 
Éternel Dieu vivant, toi qui fais toutes choses nouvelles :
Le merci de chacun de nos jours reconnaît, dans le Christ Jésus, la vie nouvelle que tu veux. 
Unis à toi dans l’espérance en la résurrection,
Il nous faut chanter encore, et encore : 
Alléluia ! 

Message de Pâques 2026 – d’autres textes et méditations ICI sur ce site

Le message de Pâques 2026 oecuménique pour la paix

rencontre d'été 2026

rencontre d’été 2026

rencontre d'été 2026

Rencontre d’été 2026 : La communion œcuménique de Caulmont organise une journée ouverte à toutes et tous, le 5 juillet 2026 à la maison de Caulmont à Mars, en Ardèche. 

En 2024 la journée avait permis de découvrir ou redécouvrir l’histoire de Caulmont et la permaculture. 

Cette année, nous vous attendons petits et grands pour participer à l’embellissement du lieu d’accueil qui commence à prendre forme. Nous vous proposons un temps fraternel avec des ateliers l’après-midi pour : échanger, chanter, prier, partager un repas, concevoir des vitraux, partager des temps de jeux avec les plus jeunes, etc. 

Pour communiquer largement sur cette journée, nous comptons sur chacun-e : merci de télécharger l’affiche et de la placer au meilleur endroit !

La journée débutera à 11 h., après l’Assemblée générale de la communion qui aura lieu à partir de 10 h. 

Le repas est prévu autour d’un barebecue. Vous pouvez apporter un plat à partager salé (salade, etc.) ou sucré. Caulmont fournira les grillades. 

La journée se terminera par l’office de la fraction du pain à 17 h. 30. 

Pour cette rencontre d’été 2026 : attention nous avons quelques possibilités d’hébergement en dur ou sous tente  – mais il faut s’inscrire au plus vite (et si possible avant le 25 juin). 

Semaine sainte – fin de carême

Semaine sainte – fin de carême

Pour cette semaine sainte, fin de carême, nous terminons notre chemin avec la lecture du livre du collectif Anastasis : Urgence évangélique. En fin d’article tu peux télécharger l’intégralité de ce chemin de carême.

Les zapatistes promeuvent un « universalisme des multiplicités » ouvert à toutes les formes de vie ne mettant pas en péril l’avenir de l’humanité et des écosystèmes, qu’ils s’attachent à faire vivre via de nombreuses rencontres internationales. D’où leur formule bien connue pour désigner leur idéal : « un Mundo donde quepan muchos mundos  – un monde composé de plusieurs mondes ». Plus près de nous dans l’espace, c’est dans ce sens que travaille le festival internationaliste Les Peuples Veulent qui s’est élaboré depuis les liens politiques et les amitiés tissés par des militants de nationalités variées à la Cantine syrienne de Montreuil. 

Dans la mesure où les Eglises et les organisations chrétiennes ne sont pas absorbées par les nationalités et les intérêts des plus riches, elles peuvent jouer à leur manière un rôle de médiatrices entre l’échelle locale et l’échelle internationale. A la différence des Etats, les Eglises et institutions chrétiennes n’ont ni pour fonction de défendre les intérêts exclusifs d’un peuple ou d’une classe, ni de sécuriser militairement un territoire. Leur sens est au contraire de faire advenir un bien commun universel tout en le déclinant localement, humblement, patiemment. Leur enracinement est l’opposé d’un localisme, il est la réalisation – limitée dans l’espace – d’un universalisme concret – tendu vers l’éternité. Ce n’est pas un hasard si le droit d’asile occidental moderne a sa source dans les pratiques d’accueil et de protection des églises. Le conservatisme identitaire qui prêche l’enracinement dans les frontières de l’Etat-nation compromet donc la seule ecclésiologie politique valable.  Quand les églises se font les porte-voix des droits des personnes, notamment des plus opprimés, elles apparaissent comme une constellation de lieux uniques où se retisse l’unité du genre humain que les idéologies politiques, les divisions entre Etats et les dominations de classe, de race et de genre nous ont faire perdre de vue. 

Ce cosmopolitisme doit veiller à ne pas reproduire une vision occidentale-centrée et impérialiste, si prégnante dans l’histoire du catholicisme romain notamment. De nombreux exemples passés et présents, montrent la voie. 

Urgence évangélique, p. 55-57 

carême 2026

Résonance de carême : 

Faire advenir localement un bien commun universel tendu vers l’éternité. Voilà une définition de la vocation de l’église qui redit la prédication du royaume avec des mots peut-être nouveaux pour les uns ou les autres. Des mots plus anciens mais pas forcément plus connus : les élus innombrables de toutes nations, tribus, peuples et langues assemblés autour du trône de l’Apocalypse. C’est une autre formule qui dit le cosmopolitisme de la Jérusalem céleste qui viendra à la fin de toutes choses. Mais, quels que soient les mots employés ce qui se dit ici est une nouvelle anastasis – un relèvement, une insurrection, une résurrection. Au cœur de cette semaine sainte entendons ces mots comme un appel à l’ouverture de l’Eglise, dans la confiance et vers l’avenir. Oui Dieu essuiera toute larme de nos yeux !

Anastasis –  le relèvement, l’insurrection, la résurrection dit l’éternité du lien avec Dieu, un lien qui nous englobe sans division entre corps et âme. Nos vies ne se réduisent pas à nos envies, nos projets et nos vœux, nos profits ou à nos corps et nos relations : notre histoire nous dépasse toujours. Avant de naître nous étions dans les projets de Dieu, dans son désir, dans son amour ; au moment de mourir son amour donné en partage sera plus fort. Cela est vrai pour l’humain, mais cela est vrai pour l’ensemble du vivant. La résurrection est alors comprise comme l’achèvement de la création, l’entrée dans une plénitude de vie.

Au delà de cette méditation de semaine sainte fin de carême, mercredi des cendres tu peux retrouver des méditations et prières ici

6ème lecture de carême

6ème lecture de carême

6ème lecture de carême : Les enfants de la forêt aux rennes, de Kristin Omarsdottir, une parution de 2026 aux éditions Zulma.

6ème lecture de carême - les enfants de la foret aux rennes

Ce livre est un roman étonnant de Kristin Omasdottir, figure de la littérature islandaise. La 4ème de couverture présente ce livre comme « une fable moderne, drolatique et grinçante ». Une fable oui, le récit est pour le moins surprenant parfois à la limite du surnaturel. Moderne, oui encore : notamment par un style décapant et une langue date de phrases brèves et sèches. Drolatique, c’est peut être le moins évident ; l’ouverture se fait dans des meurtres et la terreur d’une survivante, Billie 11 ans – qui se retrouve otage d’un soldat Rafael. Grinçante, assurément – l’auteur livre ici une réflexion sur la guerre et les militaires.

un extrait de cette 6ème lecture de carême :

« Billie joua avec le bouton de l’autoradio et arrêta la flèche lorsqu’une voix profonde se fit entendre : C’est une guerre étrange. On ignore qui sont les victimes. Quel est leur nombre. Combien de soldats envoyés par l’envahisseurs sont présents dans le pays. Nous savons peu de choses, mais nous ressentons la peur, le désespoir et l’humiliation. Les objets de valeur et les capitaux disparaissent. Le soir et la nuit, tout est sombre et silencieux. Nous attendons une attaque à la bombe sans savoir quand elle aura lieu. Le gouvernement travaille dans le secret. Il promet de protéger les intérêts et les biens des citoyens, et encourage les gens à ne pas baisser les bras.

– Qu’est-ce que tu écoutes ? demanda Rafael par-dessus la portière ouverte. Eteins la radio, s’il te plaît. – Je n’ai donc le droit de rien ? – Non, tu es une prisonnière de guerre. Une prisonnière de guerre n’écoute pas la radio et ne s’amuse pas derrière le volant d’une voiture pendant que son geôlier se tue à la tâche.  » p. 144s

6ème lecture de carême après : les pensées de l’écologie – le nom de la rose tome 2 – l’eau de la relève et la peste – et la genèse de J.B. Callicott.

D’autres conseils de lecture sont régulièrement publiés dans la revue Nouvelles de la communion