Conte de Noël

Conte de Noël

Sophie nous a partagé un conte de Noël autour de Akupaï. Le dernier numéro des Nouvelles de la communion était déjà bien rempli, nous avons préféré le partager ici, sur le site Internet… MERCI SOPHIE !

Cela fait maintenant plusieurs jours que l’hiver est arrivé.
Dehors les habitants se dépêchent de rentrer chez eux en enfonçant leurs pas dans la neige profonde comme s’ils écrivaient avec leurs sabots sur la page blanche d’un immense cahier.
Les flocons tombent sans interruption et tout à l’heure quand le vieil homme sortira, ils couvriront d’une nouvelle couche tous les chemins.
Et cette fois se seront ses pas qui écriront la suite de l’histoire, une histoire commencée il y a bien longtemps.

Tout commença quand ils vinrent pour la première fois.
A cette époque chaque famille du village possédait plusieurs champs d’une terre riche et légère dans laquelle on semait la garance.
Elle poussait tout autour du village et en été l’éclat de ses fleurs jaunes brillait comme mille feux.
Une fois récoltée et séchée, elle donnait une teinture rouge qui servait à colorer les tissus.
On affirmait que le rouge ainsi obtenu était connu dans le monde entier.

Le vieil homme de notre histoire était encore un enfant quand ils vinrent pour la première fois.
C’était à ce moment de l’année où les jours sont les plus longs.
Les champs se teintaient de jaune, de ce jaune qu’on transformait en rouge et qui faisait vivre tout le village.
Ils étaient une dizaine.
Celui qui dirigeait le groupe, AKUPAÏ, était le seul qui parlait la langue des villageois.
Il expliqua que ses compagnons et lui cherchaient du travail.
Ils furent bien accueillis, ils tombaient au bon moment.
Les champs brillaient d’un jaune intense, la récolte allait être exceptionnelle, il y avait besoin de bras.

conte de Noël - sapin

Akupaî et ses compagnons travaillaient dur.
Ils partaient tôt le matin et ne rentraient que le soir après avoir arraché les racines de garance toute la journée.
Leur peau avait la même teinte que les fleurs de garance, et quand ils étaient dans les champs, ils donnaient l’impression d’y disparaitre complètement.
Akupaï travaillait sur les terres de la famille du petit garçon de notre histoire, c’est pourquoi il habitait chez eux.
Après le repas du soir, les autres étrangers venaient rejoindre AkupaÏ et ils discutaient dans leur langue jusque tard dans la nuit.
Parfois, ils sortaient de leur poche des petits bouts d’os qu’ils faisaient sauter sur leurs doigts meurtris par la garance, alors ils faisaient des parties interminables d’un jeu étrange.
Après chaque lancer ils dessinaient des signes sur le sol poussiéreux.
Le petit garçon n’y comprenait rein mais il restait à les observer.

Un soir, alors que la garance était presque récoltée, Akupaï était seul le regard perdu dans le lointain.
Le petit garçon vint s’asseoir à côté de lui, et Akupaï lui parla de son pays, un pays où les fleurs ne poussaient pas, un pays où l’hiver durait si longtemps que l’on vivait dans une maison de glace car il y avait trop peu d’arbres pour en fabriquer en bois.

Quelques jours plus tard, quand la récolte fut terminée, Akupaï et ses compagnons se mirent en route pour retourner chez eux.
Mais les villageois leur expliquèrent qu’ils pouvaient revenir au cœur de l’hiver quand les jours sont les plus courts.
Akupaï secoua la tête de haut en bas en répétant ce qu’on lui avait dit à ses compagnons.
Puis ils saluèrent les villageois rassemblés et ils s’en allèrent.

Les mois passèrent, les jours se firent plus courts, le temps se fit plus froid.
Les oiseaux s’envolèrent plus au sud.
La nuit il gelait à pierre fendre et les loups hurlaient alentour.
Pour embaumer les maisons du parfum de la résine, on coupait un sapin que l’on mettait dans un coin.
Chaque villageois montait de temps en temps dans sa grange pour voir si les racines de garance séchaient correctement.
Ils espéraient tous le retour d’Akupaï et des siens pour les aider au dur travail qui les attendait.

Un matin, alors que le jour se levait à peine, les enfants poussèrent de grands cris.
Au loin, dévalant les terres nues et blanches, une étrange procession d’hommes vêtus de longs manteaux de peau et chaussés de grosses bottes fourrées, aux visages jaunes comme les couleurs de l’été, approchait du village.
Derrière eux ils tiraient de lourds traineaux faits de bois et d’os, recouverts de peaux d’animaux.
Ils étaient revenus.

Pour fêter leur retour dans chaque maison on tua une oie bien grasse que l’on mit à rôtir.
On mangea longtemps en discutant amicalement.
Le parfum du sapin et des épices embaumait la maison.
Puis les mots se firent de plus en plus rares, comme les bougies qui s’éteignirent les unes après les autres.

Le lendemain matin, sous le sapin, une forme inhabituelle attira le regard du petit garçon.
Quelques feuilles de maïs séchées, nouées par une ficelle de chanvre entouraient un objet.
En s’approchant il vit que son prénom était inscrit sur les feuilles.
Vite il ouvrit et il découvrit….
Cinq bouts d’os polis, 4 clairs et un plus foncé.
C’était le jeu d’Akupaï qui lui expliqua comment jouer et à défaut de sable ils marquèrent les points sur le givre de la fenêtre.

Quand il voulut montrer aux autres enfants ce qu’il avait reçu, il s’aperçut que chacun tenait un cadeau dans sa main, une flûte taillée dans un bois de renne, un couteau au manche sculpté, des figurines taillées dans une pierre qui ressemblait à de la glace.
C’était la première fois qu’on leur offrait un cadeau ainsi.

conte de Noël - fleurs de garance

Pendant plusieurs semaines Akupaï et ses compagnons travaillèrent la garance dans des grandes cuves où bouillaient les racines.
Les cuves de teinture dégageaient une chaleur suffocante mais les enfants qui venaient les voir l’appréciait quand le froid était vif dehors.
Dans les cuves on trempait la laine, le lin et la soie.
Akupaï et ses compagnons n’avaient pas imaginé voir ce rouge éclatant qui transformait les tissus, quand ils travaillaient dans le jaune des champs.
Alors ils y plongèrent leurs habits et leurs longs manteaux de peau.

Et ce fut ainsi pendant plusieurs années.
Ils revenaient pour la récolte puis pour la teinture des tissus.
Il n’était pas rare quand la garance était presque sèche et que tombaient les premiers flocons, de croiser un enfant qui surveillait l’horizon pour être le premier à voir la procession des hommes venus du froid.

Ils arrivaient toujours au moment où, après les jours les plus courts, on espérait que petit à petit les jours rallongeraient.
Quand les enfants voyaient enfin poindre à l’horizon une lueur presque aussi rouge que celle du soleil couchant, ils couraient prévenir les parents, ceux-ci coupaient un sapin pour mettre dans la maison et préparaient un bon repas pour le soir.
Puis commençait une autre attente jusqu’au lendemain matin, quand, près du sapin, enveloppé dans quelques feuilles de maïs séchées et nouées par une ficelle de chanvre, les enfants découvraient leur cadeau.

Tout aurait pu continuer comme cela pendant encore longtemps, la garance jaune transformée en couleur rouge, les tissus blancs plongés dans les cuves de teinture, les hommes du froid qui venaient chercher du travail…
Mais peu à peu la garance se vendit de moins en moins bien. On pouvait teindre les tissus en rouge ailleurs, plus vite, moins cher.
Les marchands ne vinrent plus.
Ce fut la fin de la garance.

Autour du village les champs ne se coloraient plus en jaune. Le travail manquait.
Certains habitants du village durent à leur tour aller chercher du travail ailleurs.
Mais ce qui peinait le plus les enfants, c’est qu’ils ne verraient plus se détacher à l’horizon la silhouette rouge de ceux qui revenaient chaque année quand la garance était sèche, que les jours étaient courts et que la neige recouvrait le paysage.

Cette année-là, le petit garçon et sa famille, le soir où on espérait que les jours allaient rallonger, étaient réunis sans joie.
Il avait neigé toute la journée.
Soudain quelques coups frappés contre la vitre les effrayèrent.
Ils s’approchèrent de la fenêtre, inquiets.
C’était Akupaï.
Et derrière lui il y avait un traineau plein de petits paquets enveloppés dans des feuilles de maïs séchées et nouées par une ficelle de chanvre.

Akupaï revint ainsi tous les ans, sa barbe noire devint blanche mais il avait toujours son long manteau rouge.
Il venait de son pays sans fleurs et sans arbres et sur son traineau il apportait un présent à chaque enfant.
Les enfants du début de l’histoire étaient devenus des adultes, Akupaï apporta des cadeaux à leurs enfants, puis des vieillards, Akupaï apporta des cadeaux à leurs petits-enfants.
Le petit garçon de notre histoire lui aussi avait vieilli, mais chaque année Akupaï passait le voir, ils faisaient une partie d’osselets en inscrivant les points sur le givre de la fenêtre comme la première fois.

La dernière fois qu’ils se virent, Akupaï eut du mal à jouer, il paraissait fatigué, ses doigts tremblaient.
La partie terminée ils se serrèrent dans leurs bras.
Le lendemain, Akupaï était parti, mais, accroché dans le couloir, le vieil homme son ami découvrit le long manteau rouge et les grosses bottes fourrées.

Voilà l’histoire d’Akupaï.
Son vieil ami enfile les bottes et le long manteau rouge qui lui tiendra chaud quand il sortira dans le froid.
Derrière les vitres des maisons il aperçoit les sapins, les familles qui festoient, il devine les enfants impatients.
En chargeant les cadeaux sur son traineau il laisse des traces dans la neige, comme s’il écrivait dans un livre… la suite de l’histoire.
CEST NOËL

journée mondiale du climat

8 décembre : journée du climat

Le 8 décembre c’est la journée du climat. Créée en 2009 à l’initiative de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) et célébrée chaque année le 8 décembre, cette journée mondiale du climat vise à sensibiliser aux conséquences du changement climatique et la nécessité d’agir pour en limiter les effets. Au cœur du temps de l’Avent pour les églises chrétiennes, nous partageons cette méditation d’André Gounelle sur la distinction entre l’avenir et le futur pour dire notre espérance :

Espérer signifie attendre quelque chose qui va se produire, se tourner vers ce qui va arriver, regarder à demain. Or, pour parler de ce qui n’appartient ni au présent ni au passé, de ce qui se situe devant nous dans le temps, nous disposons en français de deux termes différents : futur et avenir. En général, nous assimilons ces deux mots, nous les considérons comme totalement synonymes et les employons indifféremment l’un pour l’autre, comme s’ils avaient exactement le même sens. Je crois que nous avons tort, et qu’il importe de les distinguer. 

Futur vient du latin futurus, une forme du verbe être. Le futur représente une modalité de l’être, celle de son évolution naturelle et du développement des potentialités qu’il comporte. Il s’agit de ce qui suit, continue, prolonge le présent et en découle. La science conjecturale et approximative qu’on appelle la futurologie tente, avec des succès divers, de déduire le futur à partir d’une analyse de la réalité actuelle. Le futur, même s’il ne reproduit jamais exactement ce qui le précède, n’apporte pas vraiment du différent. Il déploie les conséquences de ce qui existe. Ainsi, la météorologie, d’après la nature des nuages, la direction des vents, les températures à un moment donné, peut faire des prévisions sur le temps qu’il fera vingt-quatre ou quarante huit heures plus tard. La fleur donne normalement un fruit, de même qu’un enfant grandit et devient adulte. Le présent contient des germes qui conduisent normalement à un futur. Ce qui existe aujourd’hui conditionne en partie ce qui arrivera demain. Le futur désigne donc ce qui sort du présent, ce qui en est la suite discernable. 

Avenir, du latin adventus, désigne ce qui vient vers nous, ce qui nous arrive de l’extérieur. À côté du futur, réalisation des virtualités contenues en germe dans l’être actuel, se produisent des événements inattendus, surprenants, qui viennent troubler en bien ou en mal, le déroulement normal des choses. L’avenir surprend, déjoue calculs et prévisions, fait surgir du nouveau et du différent. Il ouvre des possibilités qui n’existaient pas auparavant et en ferme d’autres que l’on pouvait juger probables. Je peux demain faire une rencontre inopinée qui va changer le cours de ma vie, ou un événement que rien n’annonçait peut venir modifier ma situation. Cela relève de l’avenir que j’ignore, que je ne peux pas deviner, ni maîtriser, que personne ne peut prédire. Pour prendre un exemple, un bébé du tiers monde qui naît aujourd’hui a, hélas, une probabilité de vie très courte et a toutes les chances de mener une vie de dénuement et misère extrêmes. Si une famille occidentale l’adopte, voilà que brusquement un événement vient lui ouvrir une existence et des possibilités autres. Autre exemple, quand en 1859, Henri Dunant, sur le champ de bataille de Solférino, où il s’était rendu pour régler des affaires financières, découvre la souffrance et l’abandon des soldats blessés, sa vie bascule. Il abandonne ses entreprises, et crée la Croix Rouge. Un concours de circonstances, qui pour un autre aurait été insignifiant, le conduit à une activité humanitaire qu’il n’avait jamais imaginé de mener et à laquelle personne n’avait jamais songé. L’avenir ne découle pas du présent comme le futur, il vient déjouer le cours normal des choses, lui donner une orientation autre. L’avenir, c’est ce qu’il y a d’imprévisible dans ce qui arrivera demain.

Lorsqu’on parle de cette irruption de l’inattendu, on pense le plus souvent à l’accident heureux ou malheureux qui vient bouleverser une existence. Il ne faut, toutefois, pas oublier l’action humaine qui joue un rôle non négligeable. En refusant d’accepter, de laisser faire, de subir, de se résigner, on change peu ou prou le cours normal des événements. L’exemple de Dunant, que je citais à l’instant, le montre bien. La volonté, l’intelligence et la persévérance arrivent à transformer les choses, même si elles n’y parviennent que fragmentairement et insuffisamment. L’avenir ne se borne pas à ce qui nous arrive, il naît aussi ce que nous faisons du présent, alors que le futur apparaît comme ce que le présent fait de nous.

Source : http://andregounelle.fr/vie-croyante/esperance.php

Retrouvez cette journée mondiale du climat :

Harcèlement avec la samaritaine

Harcèlement avec la samaritaine au puits de Sychar

Harcèlement avec la samaritaine : ce premier dimanche de l’avent le prieur de Caulmont était invité à prêcher au cours du culte de l’Eglise Protestante Unie de Mazamet et Alentours, dans le cadre d’une action sur le harcèlement – scolaire mais pas que. Harcèlement dont les membres d’église, jeunes ou moins jeunes peuvent être les victimes. Cette prédication est à situer dans un cadre plus large, lors de la journée d’hiver de l’église de Mazamet. Nous nous sommes rencontrés le samedi après midi, pour préparer le culte. Puis nous avons eu un temps de partage, avec le témoignage de Viviane, après le culte.

Harcèlement avec la samaritaine c’est un message prononcé à partir de l’évangile selon Jean au chapitre 4 :

Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, 2 — à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples — 3 il quitta la Judée et regagna la Galilée. 4 Or il lui fallait traverser la Samarie. 5 C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, 6 là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. 7 Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » 8 Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. 9 Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit : « Comment ? Toi, un Juif, tu me demandes à boire à moi, une femme samaritaine ! » Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. 10 Jésus lui répondit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. » 11 La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond ; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive ? 12 Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ? » 13 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. » 15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. » 16 Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens ici. » 17 La femme lui répondit : « Je n’ai pas de mari. » 18 Jésus lui dit : « Tu dis bien : “Je n’ai pas de mari” ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » 19 — « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. » 21 Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23 Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. 24 Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité. » 25 La femme lui dit : « Je sais qu’un Messie doit venir — celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses. » 26 Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » 27 Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme ; cependant personne ne lui dit « Que cherches-tu ? » ou « Pourquoi lui parles-tu ? » 28 La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens : 29 « Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » 30 Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui.

Retrouvez ICI le site de l’EPUMazamet et Alentours

petite liturgie domestique

Petite liturgie domestique

Une petite liturgie domestique, qu’est-ce que c’est ? C’est une antisèche, un soutien, une aide où puiser pour balbutier ta prière personnelle, chez toi – elle est « domestique ». Oui c’est le projet de cette petite liturgie domestique publiée une première fois dans les années 90. Caulmont propose une liturgie œcuménique, fondée sur la parole de Dieu, dans un langage courant. Nous avons repris l’ouvrage en cette fin d’année  2025.  Elles vient d’être publiée et arrive chez les abonnés à notre revue Nouvelles.

Pour chaque jour de la semaine, ce carnet te propose différents textes où puiser pour te dire devant Dieu : « merci », « solidarité », « création », etc. autant de possibilité pour trouver tes mots, avec les nôtres, et avec ceux d’autres encore. Pour placer toute ta vie devant ton Dieu.

Tu trouveras un extrait de cette liturgie sur la page « prière » de ce site Internet.

Si tu veux recevoir cette petite liturgie domestique, tu peux nous envoyer un mail : communion@caulmont.fr en nous précisant si tu veux la recevoir en format *.pdf ou si tu veux la recevoir en format papier (auquel cas merci de nous donner une adresse postale)

Black Friday Caulmont

Black Friday 2025 !

Voici une prière rédigée dans la saturation du black friday 2025 :

Notre Père qui est aux cieux,
En ces jours de black friday, donne nous de lever les yeux vers toi,
De quitter du regard, le temps d’une prière,
Écrans et vitrines qui nous pressent sans cesse à consommer.

Que ton nom soit sanctifié,
Car c’est lui qui donne le sens de nos vies,
Et non pas les noms des marques, des labels et des produits que nous consommons,
Et avec lesquels nous nous affichons.

Que ton règne vienne,
Pour nous sortir de la terreur du règne de la consommation.
Tu connais les sacrifices que ce culte du commerce exige :
Dépenses, crédit, endettement, découverts – nos vies ne nous appartiennent plus.

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,
élève-nous avec toi pour nous libérer de cette épreuve.
Provoque chez chacune et chacun, une autre manière d’être en lien
avec les autres, avec le monde, et avec nous-mêmes.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Apprends-nous à discerner ce dont nous avons vraiment besoin. 


Et inspire nous des gestes de partage et de fraternité,
Avec tout ce que nous recevons de toi.

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés
Car ton amour nous affranchit des relations marchandes
Pour nous donner à vivre les uns avec les autres.
Pour nous faire à vivre le don des uns aux autres.

Ne nous soumets pas à la tentation,
Fais de nous les artisans de ton royaume,
Un peuple en résistance à l’oppression consumériste,
Quand toute la société nous invite à adorer capacité financière et pouvoir d’achat.

Mais délivre-nous du mal,
Nous sommes déjà comblé·es par tes bénédictions
A 100 %, sans soldes ni promotions :
Ne nous permets pas de l’oublier dans ce tumulte ambiant.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles,
Oui, dès aujourd’hui, black friday ou pas :
Avec toi la valeur de nos vies réside dans le regard de ton Fils
Jésus le Christ venu au cœur du monde nous murmurer ta parole d’amour.
C’est vrai !

Benoît

D’autres prières pour d’autres jours que le Black Friday 2025 se trouvent ICI sur notre site

unité 2026

Charta œcumenica

La charta œcumenica est un texte d’orientation signé par les représentants de la conférences des églises européennes (CEC: Conference of European Churches). La signature de ce texte fait l’objet d’un article dans le prochain numéro des Nouvelles de Caulmont. Dès sa publication ce numéro sera disponible ICI. Nous partageons ici le texte complet de cette charte.

En effet, dans une avancée historique en faveur de l’unité, la Conférence des Églises européennes (CEC) et le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) ont lancé, le 5 novembre 2025 à Rome, la version actualisée de la Charte œcuménique – encore appelée charta œcumenica. Ce document commun marque une étape décisive dans le cheminement œcuménique des Églises d’Europe, renouvelant leur engagement à marcher ensemble dans le dialogue, la compréhension mutuelle et le témoignage partagé face aux défis de notre temps.

charta œcumenica

Ainsi dans l’introduction à cette Charta œcumenica nous lisons :

La Charte actualisée a été officiellement signée par l’Archevêque Nikitas de Thyatire et de Grande-Bretagne, président de la CEC, et Mgr Gintaras Grušas, Archevêque de Vilnius, président du CCEE. Ensemble, ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre la construction de ponts entre les Églises d’Europe.

Plus d’info sur le site :  https://passerelle-oecumenique.org

COP 30

Prières Ecojesuit – COP 30

Nous partageons le guide de Prières du site Ecojesuit a l’occasion de la COP 30.

Alors que le monde se prépare pour la COP30 à Belém do Pará, au Brésil , la Compagnie de Jésus — en collaboration avec Fe y Alegría et les réseaux ignatiens mondiaux — présente le Guide liturgique et de prière pour les Jésuites pour la justice climatique : La foi en action à la COP30 .

Ce guide est une ressource spirituelle collaborative conçue pour accompagner l’appel mondial à la justice climatique par la prière et la réflexion. Élaboré avec la contribution de jésuites, de collaborateurs laïcs, d’étudiants et de membres du Réseau mondial de plaidoyer ignatien, il exprime un engagement commun à prendre soin de notre maison commune.

Nous le partageons ci-dessous :

Le site ECOJESUIT : Lancé le 12 novembre 2010, Ecology and Jesuits in Communication est le centre de partage d’informations en ligne du Réseau mondial de plaidoyer ignatien (GIAN), dédié à l’écologie intégrale, l’un des domaines thématiques du Secrétariat à la justice sociale et à l’écologie (SJES).

Ecojesuit partage et soutient des actions de plaidoyer locales et internationales à l’intersection de l’action environnementale. L’accent est toujours mis sur la communication des préoccupations locales des communautés de différentes régions du monde, la collecte de leurs réponses et des actions entreprises, tout en contribuant à l’enrichissement des connaissances scientifiques qui éclairent ces actions.

Prières Ecojesuit COP30

PRIÈRE POUR LA COP30


Seigneur,
Toi qui nous aimes
Toi qui aimes Ta création, viens nous sauver !
A l’heure où tant d’hommes et de femmes sont déjà meurtris par les conséquences du réchauffement climatique,
touche nos cœurs !
A l’heure où tous,
petits et grands, individus, collectivités et états, doivent poser des engagements concrets entraîne-nous dans ton élan d’amour !
A l’heure où toute l’humanité
est convoquée
afin de s’accorder pour son propre avenir, envoie-nous Ton Esprit !
Seigneur,
Toi qui nous aimes
Toi qui aimes Ta création, viens nous sauver !
Jérôme Gué, S.J.

nouvelles n°213

Nouvelles n°213 en préparation

Le prochain numéro des Nouvelles – n° 213 – de la communion de Caulmont est en préparation. Il sortira d’ici la fin du mois pour être à temps dans les boites aux lettres pour la période de l’Avent.

nouvelles n°213

Au sommaire de ce n°213 des Nouvelles de la communion de Caulmont : 4 courtes méditations pour les dimanches de l’Avent, un dossier sur la cuisine et l’alimentation et des pages partages avec les nouvelles de la communion, une présentation du livre de Michel Freychet : « cheminer avec la Bible », et des nouvelles œcuméniques : la nouvelle charte européenne et l’annonce de la semaine de la prière pour l’unité des chrétiens. Et entre ces pages, comme toujours, des prières…

Et comme nous l’avions déjà annoncé : ce n°213 est accompagné de son supplément : la nouvelle liturgie domestique de Caulmont !

Pour recevoir ce numéro n°213 de Nouvelles en préparation il suffit de t’inscrire ICI sur le site INTERNET. Et, sur cette page tu découvriras nos derniers numéros.