2ème lecture de carême

2ème lecture de carême : le n°10 de la revue la relève et la peste : Eau, publié en 2025.

2ème lecture de carême - eau

L’eau vive est le thème retenu pour le prochain temps pour la création en septembre 2026. Aussi conseiller la lecture pour la dernière livraison de la revue de la relève et la peste sur le thème de l’eau me semble tout à fait indiqué.

Ce livre est présenté ainsi sur le site de l’éditeur :

« Notre livre Eau vous invite à prendre conscience que l’eau est à l’origine de toute vie sur Terre et qu’elle est aujourd’hui une ressource rare et menacée. Cette magnifique photographie le rappelle très bien. Sans elle, les cellules, les plantes et les êtres ne seraient pas apparus. Nous devons tout faire pour la protéger »

Un plus de sa beauté, j’ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage l’article sur l’eau comme bien commun. Dans cet article Simon Porcher développe l’idée d’une empreinte-eau :

« Mieux connaitre notre empreinte-eau permet de comprendre à quel point nos modes de vie dépendent de ressources hydriques situées bien au-delà de nos frontières. Mais pour aller plus loin, il faut changer de perspective : l’eau n’est pas qu’une ressource locale qu’on hère pays par pays. C’est un bien commun global, au cœur des dynamiques écologiques, économiques et politiques mondiales » (p. 218)

2ème lecture de carême – après la 1ère lecture de carême : J.B. Callicott, la Genèse

prière pour la paix

Prière pour la paix

Prière pour la paix rédigée ce 1er mars à la suite de déclenchement d’une nouvelle guerre :

Dans la prière nous voulons dire notre compassion
Avec tous les enfants qui vivent les guerres de ce monde :
Les enfants dont les maisons sont éventrées par les bombes
Les bambins dont les familles sont déchirées par les deuils
Les gamins dont les écoles sont pulvérisées par des explosions
Les gosses soignés dans des centres de soins croulant sous l’affluence des blessés
Dans la prière nous voulons dire notre compassion.
Devant tous ces enfants, ces bambins, ces gamins, ces gosses, et devant Toi, Dieu Père,
nous reconnaissons notre impuissance
à les protéger et à leur garantir la vie à laquelle tu les appelles.

Dans la prière nous voulons dire notre colère
Vis à vis de tous les adultes qui suscitent les guerres de ce monde :
Les va-t-en-guerre qui renoncent à la paix comme si elle était une faiblesse
Les politiques qui s’inclinent sans lutter avec les armes de la paix
Les idéologues qui justifient et bénissent orgueil et volonté de puissance
Les fanatiques qui encouragent et réarment les conflits quand ils pourraient s’apaiser
Et chacun-e de nous quand nous renonçons à la paix.
Dans la prière nous voulons dire notre colère.
Devant tous ces salauds, et devant Toi, Dieu Père,
Nous reconnaissons notre impuissance
À vivre dans ce monde la paix à laquelle tu nous appelles.

Aussi dans cet élan prière, entre compassion et colère,
nous voulons remettre entre tes mains l’avenir de toute ta création.
Fais de chacun-e de nous des artisan-e-s de paix
Donne nous d’agir et de militer pour que les enfants d’aujourd’hui
ne deviennent pas les salauds de demain.

Benoît, prieur de Caulmont

prière pour la paix

Caulmont est proche de Church and peace et tu trouveras d’autres textes de prière sur ce site ICI

2ème semaine de carême

2ème semaine de carême

2ème semaine de carême, nous poursuivons notre chemin de carême avec la lecture du livre du collectif Anastasis : Urgence évangélique. En fin d’article tu peux télécharger l’intégralité de ce chemin de carême.

La foi chrétienne vise la mise en œuvre de la justice et de l’amour et ne saurait s’accommoder d’une conception dégradante du travail. De nos jours, rares sont les espaces où le travail apparaît comme une activité effectuée collectivement dans le but de cultiver et poursuivre l’œuvre créatrice de Dieu. Le capitalisme contraint les travailleurs et travailleuses à le servir et les jette au rebut lorsqu’il les considère défaillants. (…) La célèbre alternative présentée par le Christ – « nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent » (Mat. 6, 24) – est tranchée par le capitalisme en faveur du second – et « payer ses dettes » devient un nouvel impératif moral. Désormais hégémonique, le monde de l’économie fait ainsi de nous ses esclaves et ses idolâtres tout à la fois. Dès lors, n’est il pas logique que nous soyons de plus en plus nombreux à être rongés par le sentiment de l’inutilité voire de la nocivité de nos activités professionnelles ? Plus les Etats se ruent dans la course à l’intelligence artificielle et abandonnent l’un après l’autre leurs engagements climatiques, moins nous osons prendre aux sérieux l’idée même d’un monde plus juste. Le cynisme s’impose comme la morale naturelle du capitalisme et le catastrophisme comme son eschatologie. 

Pourtant, des formes économiques alternatives existent dans les interstices de notre époque, favorisant des relations justes et fraternelles et le respect des équilibres naturels, par exemple dans certaines structures organisées selon le principe de la propriété collective et animées par le désir de créer des œuvres utiles et bonnes. Ces formes peuvent s’appuyer sur le concept de « destination universelle des biens », très présent dans la théologie catholique : « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes, de toutes les femmes, et de tous les peuples, en sorte que les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous selon la règle de la justice. Dieu a donné la terre à tout le genre humain pour qu’elle fasse vivre tous ses membres, sans exclure ni privilégier personne » (Compendium de la Doctrine sociale de l’église catholique n° 171). S’il existe bien une tragédie dans l’histoire humaine, c’est celle de l’absence de partage équitable des ressources et de la domination des riches sur les pauvres, non celle de la rareté supposée des biens telle que veut nous le faire accroire un certain malthusianisme libéral. 

Urgence évangélique, p. 15 à 19

carême 2026

Résonance de Carême :  

Aux puissances politiques et religieuses le monde économique ajoute un vernis qui fait croire que chacun-e pourrait trouver sa place dans notre monde. Un faire croire cynique, plein d’élan d’exploitation et de domination, dans lequel chacun-e n’a pas le choix.  Dans une perte de sens assez tragique, le « travailler pour vivre » se brouille avec le « vivre pour travailler ». Par exemple quand dans une même entreprise les écarts de rémunération se creusent entre les ouvriers et les cadres, entre les hommes et les femmes, la tentation est grande de combattre les inégalités plus que le système du salariat qui justifie ces écarts. Oui, nous sommes à la fois les esclaves et les idolâtres d’un système cynique . Et certains croyants vont jusqu’à en envisager ce système avec les couleurs de la foi comme le fait l’évangile de la prospérité aux Etats Unis : si je gagne plus que toi, c’est signe d’une volonté divine… 

Non ! Dieu a donné la terre à toute l’humanité. C’est bien ce don qui devrait fonder notre rapport au monde. Plus qu’une colère, ce non peut se dire en chanson ! J’entends alors le refrain du père Hubert Spitz , Donne ce que Dieu te donne : « Puisqu’il y a ton soleil, des fleurs qui t’émerveillent, du pain à partager, des larmes à essuyer, des fruits à récolter, des nuits à éclairer, des joies à découvrir, des sourires à offrir, Donne ce que Dieu te donne ». Donner à chacun-e les moyens de vivre, ne devrait pas être une utopie ou un doux rêve.

Le don ouvre une brèche dans le système de la propriété, du capitalisme et de la domination économique, pour ouvrir un au-delà. On pourrait alors, par exemple, ouvrir toute la philosophie de Jacques Derrida pour lire que dans le don se dit quelque chose de la justice (rendre la justice c’est donner à quelqu’un ce qu’il a déjà) et de l’amour. Le partage du royaume se fait alors pour Jésus entre celles et ceux qui ont su donner. Donner à manger, à boire, un toit, un vêtement, une visite… qu’importe. Qu’importe car dans le don il ne s’agit pas d’être performant. Mais en donnant, ces participants du royaume se sont échappés de la logique du monde pour partager la logique de la justice et de l’amour. Donner à toutes et tous les moyens de vivre.

Au delà de cette méditation pour la 2ème semaine de carême tu peux retrouver des méditations et prières ici

1ère lecture de carême

1ère lecture de carême

1ère lecture de carême : John Baird Callicott, Genèse – la Bible et l’écologie, Editions : Wildproject Domaine Sauvage, 2009

1ère lecture de carême

Ce petit livre de moins d’une centaine de pages offre une lecture du texte Biblique de la création. Cette lecture veut fonder une éthique environnementale s’inspirant du judéo-christianisme pour aujourd’hui. J.B. Callicott est résolument positif et il développe une éthique de la citoyenneté au sein de la communauté biotique. Ainsi l’humain n’a pas a entretenir une position de domination sur la création. Mais il est invité à se penser comme citoyen du monde : au même rang que tous les êtres vivants.

« Une humanité technologique et civilisée est non seulement capable de coexister pacifiquement, mais aussi de vivre en symbiose avec la nature. Notre civilisation mécanique et technologique actuelle est-elle la seule envisageable ? La mise en réserve de la nature est-elle la seule manière de mener à bien l’objectif de conservation ? Ne pourrions-nous pas être de bons citoyens de la communauté biotique, qui sachent tirer de la nature les ressources d’une vie honnête et restituer autant voire plus qu’ils ne puisent ? Nous ne retrouverons pas le paradis perdu ni l’innocence qui nous caractérisait à l’ombre de ses arbres, mais peut-être pouvons-nous coopérer avec la nature pour convertir le désert industriel en un jardin planétaire autonome et sain, dont nous pourrons être fiers ».

En résonance avec cette lecture tu peux consulter la page création de ce site

1ère lecture de carême, chaque dimanche durant le carême un livre partagé pour nourrir la réflexion…

Début du carême – mercredi des cendres

Début du carême – mercredi des cendres

Début du carême, mercredi des cendres, nous commençons notre chemin de carême avec la lecture du livre du collectif Anastasis : Urgence écologique. En fin d’article tu peux télécharger l’intégralité de ce chemin de carême.

Mercredi des cendres, 18 février 2026 : 

L’Evangile appelle à aimer Dieu et son prochain. Or les figures du prochain que Jésus donne en exemple sont toujours des personnes marginalisées : les pauvres, les veuves, les étrangers, les prisonniers, les prostituées, les collecteurs d’impôts, les lépreux… A partir d’une fréquentation des exclus, la vie du Christ a consisté à faire advenir une société où toutes et tous puissent prendre place. A sa suite, notre vocation est d’imaginer les structures collectives capables d’une telle transformation sociale. Comment devenir fidèle à cet appel et comment le laisser saisir toute notre existence ? Comment mettre en œuvre les conditions d’une vie et d’une politique dignes de cette espérance, alors même que la catastrophe écologique engendrée par le capitalisme remet au goût  du jour l’idée de fin du monde et que partout s’imposent les logiques de l’exclusion et de la loi du plus fort ? 

Il n’y a pas d’alternative, la foi chrétienne sera du côté de la révolution de l’amour et de la justice ou elle ne sera pas. Une telle affirmation sonnera peut-être comme une rêverie idéaliste aux oreilles de certaines personnes… A celles-là nous répondons que c’est le Christ lui-même qui ne cesse de nous appeler à la justice et à l’amour, donc que nous n’inventons rien en affirmant que la foi nous y dispose. Jamais Jésus ne prend prétexte du péché humain pour nous conseiller une voie moyenne. Au contraire, il nous offre la foi comme une vertu à cultiver, d’où naît le désir de la communion universelle. 

Urgence évangélique, p. 10 à 12

carême 2026

Résonance de Carême :
Ces premières lignes du manifeste d’Anastasis m’ont fait penser à la vision d’Anaphora qui à mon sens porte le même discours avec un autre vocabulaire. Le métropolite Amba Thomas, prêtre orthodoxe fondateur de la communauté Copte orthodoxe d’Anaphora, près du Caire, écrit ceci :
« Je n’aime pas du tout le mot « étranger » ! Pourquoi serais-je « étranger » pour vous ? Pourquoi ?! À Anafora on ne demande jamais aux personnes de quelle religion ou de quelle église elles viennent. C’est la culture, la politique qui désigne l’étranger. Mais pour moi vous êtes les mêmes humains que moi… Ce qui dessine les frontières entre les états, c’est toujours la guerre ou l’armée, mais ce n’est certainement pas Dieu. Dieu donne toute la terre à tous les hommes pour y vivre dans le respect, dans l’honneur, dans l’amour mutuel. C’est cela le chemin de Dieu – qui n’est pas celui de la culture, de la politique ou de l’état – et qui toujours unit la justice et l’amour. Cela est d’autant plus important, que dans le monde politique comme dans la société cela n’est jamais le cas : c’est toujours soit l’un soit l’autre… Mais en Christ, justice et amour sont unis ». (https://unitechretienne.org/la-vision-danafora/)
Ce que dit Amba Thomas, en ayant bien conscience que certains considèrent cela comme une « rêverie idéaliste », c’est l’évangile comme faisant l’unité de la justice et de l’amour. Une révolution pour le monde et nos sociétés. « L’aurore de l’Eternel » sur toute l’humanité pour le prophète Esaïe. La foi chrétienne affirme l’humanité une : créée, aimée, libérée par Dieu. L’évangile appelle à aimer Dieu et son prochain car la lumière reçue de Dieu ne peut que rayonner comme une communion d’amour. Cette communion d’amour n’a pas de fin. Ainsi, durant ce carême le chemin de Dieu cette année prend une couleur interreligieuse même puisque l’Islam se fait notre prochain en ouvrant le ramadan aujourd’hui.
Dans notre chemin vers Pâques cette unité de la justice et de l’amour se donne comme une direction, une voie à suivre. Le carême est un cheminement. Cette unité de la justice et de l’amour montre le vendredi saint avec toute la force de résistance de notre monde. Mais elle ouvre aussi, déjà, vers l’aube pascale. Christ est vainqueur !

Au delà de ce début du carême, mercredi des cendres tu peux retrouver des méditations et prières ici

Méditation sur le sens du carême

Ce mercredi, le carême va s’ouvrir, l’occasion d’une petite méditation sur le sens du carême :

Marche vers le vendredi saint, marche vers la crucifixion puis vers Pâques, le carême est une mise en chemin vers la mort donnée et vers la résurrection promise. 

Cette marche est présente dans le texte évangélique. Ainsi, dans l’évangile selon Marc, à trois reprises Jésus annonce sa mort à ses proches au chap. 8, 9 et puis au chap. 10 : « Voici que nous montons à Jérusalem et le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes. Ils le condamneront à mort et le livreront aux païens, ils se moqueront de lui, ils cracheront sur lui, ils le flagelleront, ils le tueront et, trois jours après, il ressuscitera ». Ces annonces sont trois paroles de Jésus par lesquelles il dit explicitement ce qui l’attend.

Mais en fait l’évangéliste Marc souligne la tension vers la mort dès le commencement de son évangile. Ainsi, au chap. 1, Marc affirme que Jésus prend la suite de la prédication du Baptiste après que Jean eut été livré. Dès le commencement nous savons que l’annonce du Royaume ne va pas sans péril. Ensuite, l’appel des disciples par Jésus entraine rapidement la confrontation avec les pharisiens et les disciples de Jean (chap. 2, v. 18s). Assez vite également, Jésus constate le silence et l’endurcissement du cœur d’une partie de son auditoire (chap. 3, v. 5). Bref, dès les commencements de sa prédication la tension est présente et la tension montera au fur et à mesure que Jésus se dirigera vers Jérusalem. 

Une vie menacée

Une vie menacée : c’est ce que disent cette tension grandissante et ces annonces répétées trois fois de la passion. Cette menace est à souligner d’autant qu’à notre époque et dans notre occident, nous tentons désespérément et par tous les moyens – idéologiques, techniques et cosmétiques – d’effacer la mort tant que nous sommes vivants.

L’idéologie capitaliste libérale du profit et de la croissance ne supporte pas la limite, elle préfèrera détruire nos consciences et anéantir le vivant que limiter le profit de quelques uns. La technique – notamment dans sa consommation énergétique – se fait dévorante et menace là encore le vivant mais nous n’y renoncerons pas. Cosmétique enfin notre idolâtrie prend les contours d’un jeunisme qui veut gommer les effets du temps sur les corps quitte à les pourrir d’un tas de polluants, et pourtant nous les connaissons tous, ces effets du temps. Pour parler clairement : si cette folie idéologique, technique et cosmétique peut avoir les traits de Trump outre-atlantique, elle prend l’aspect de l’extrême droite ici. 

Face à cette désespérance idéologique, technique et cosmétique, l’évangile nous invite à vivre en conscience le fait que la vie est menacée. C’est ainsi que peuvent s’entendre et le climat de tension créé par l’évangéliste Marc et les annonces de la passion. Renoncer à la folie, et assumer le fait que la vie est menacée et que pourtant c’est dans cette vie-là que nous sommes invités à entendre la prédication du Royaume et à en vivre. La bonne nouvelle est pour cette vie-là et non pour un au-delà. C’est dans cette vie-là que nous sommes invités à guérir de nos maladies, de nos impuretés, de nos possessions. C’est par cette vie-là que que nous pouvons nous engager dans la foi et la suivance après Christ. Et c’est bien cette vie-là, cette vie menacée qui est appelée à la résurrection. 

Rappelons nous que cette vie menacée nous la partageons avec toutes les créatures. François d’Assise déjà rappelait le lien tissé dès la création avec nos « frères » et nos « sœurs » du monde naturel. Un des défis de l’éco-spiritualité est bien de sortir de l’anthropocentrisme. Comme si nous étions les seuls vivants. Si dans Adam les hébreux entendaient adama : la terre, la glèbe – dans humain nous pouvons entendre l’humus – cette couche du sol dans laquelle la mort – avec la décomposition organique – se conjugue à la vie. Trait d’union avec tout le vivant, nous sommes porteurs de la même vie. Rappelons-nous que le premier récit de la création nous dit que l’humain a été créé le même jour et dans le même mouvement que tout le monde animal. 

La promesse de la résurrection

Avec tout le vivant nous partageons cette vie menacée, et du coup, avec tout le vivant nous partageons la promesse de la résurrection ! Soulignons-le : la résurrection n’efface pas la mort, elle n’est pas un espoir de survie qui nous permettrait d’échapper au temps qui passe. Dans les annonces de la passion, si Jésus parle de la résurrection il n’atténue en rien la menace qui pèse sur lui : souffrance, rejet, moquerie, etc., il va mourir. Mais la résurrection dit l’éternité du lien avec Dieu, un lien qui nous englobe sans division entre corps et âme.

Nos vies ne se réduisent pas à nos envies, nos projets, nos vœux, nos profits ou à nos corps et nos relations. Notre histoire nous dépasse toujours. Avant de naître nous étions dans les projets de Dieu, dans son désir, dans son amour. Au moment de mourir son amour donné en partage sera plus fort. Cela est vrai pour l’humain, mais cela est vrai pour l’ensemble du vivant. Alors nous comprenonslLa résurrection comme l’achèvement de la création. C’est l’entrée dans une plénitude de vie dont nous ne vivons aujourd’hui que la promesse ou « les prémices » écrivait l’Apôtre Paul. L’œuvre que Dieu dans sa tendresse a commencé, ici avec nous et avec tout le vivant, sera conduite à son accomplissement. 

Alors, si le carême est une mise en chemin vers la mort donnée et vers la résurrection promise,  une mise en chemin avec Christ, avec nos sœurs et nos frères, que nous puissions vivre ce cheminement non pas dans la peur, mais dans cette tendresse de Dieu et dans son amour. Un amour pour nous et pour tout le vivant. En marchant dans cet amour, nous laissons l’évangile être force de résurrection, de relèvement, de libération et d’insurrection, et au terme de cette marche nous pourrons chanter encore : Alléluia ! Christ est vainqueur !

méditation sur le sens du carême
mare en hiver

Après cette méditations sur le sens du carême, sur le site de Caulmont chaque dimanche sera publié un conseil de lecture pour le temps du carême et chaque mercredi une méditation.

Autrement, pour retrouver d’autres méditation sur ce site, c’est par ICI et ICI le sens du carême pour l’Eglise Catholique et ICI le carême protestant sur France Culture

church and peace

nouvelles de church and peace

church and peace

La lettre de nouvelles de Church and peace pour ce début d’année 2026 nous est parvenue. Alors on la partage ci-dessous dans son intégralité.

Dans cette lettre de nouvelles, à lire notamment un article sur la guerre en Ukraine d’Andrea Shalay qui soutient des organisations œuvrant pour
la paix. Elle est engagée bénévolement depuis 2021 aux côtés d’Ukrainiens. Elle vit à Oujgorod, en Ukraine, où elle enseigne la peinture sur œufs comme méthode de promotion de la santé mentale et apprend à peindre des icônes. Voici un extrait de ce qu’elle écrit :

Voici la lettre de nouvelles de Church and peace dans son intégralité :

Notre lien avec Church and peace fait partir de nos liens et ouvertures oecuméniques à découvrir ICI et le site de Church and peace c’est par ICI

carême 2026

Chemin de carême bientôt disponible

 Depuis quelques années, Caulmont propose un chemin de carême. Des textes, réflexions, méditations, prières parfois aussi des chants pour cheminer vers Pâques. Pour avancer vers la semaine sainte et vers la victoire de la Vie de l’aube pascale, j’ai cette année sélectionné une lecture qui m’a marqué durant les semaines précédentes. Il s’agit du « manifeste pour un universalisme égalitaire alternatif à la mondialisation capitaliste »intitulé Urgence évangélique, du collectif ANASTASIS. 

Le collectif ANASTASIS est un collectif catholique, il émet des prises de position politiques sur des événements de l’actualité et participe de façon autonome à des initiatives et manifestations publiques ; et il propose des articles de réflexion politique à la lumière de la foi et de la théologie chrétienne. Il anime un site Internet très riche : https://collectif-anastasis.org/ et il est à l’origine du festival des poussières : https://www.poussieres.net/ 

Ce manifeste, est un petit livre de combat ; 60 pages contre le capitalisme et contre l’extrême droite. 

Nous catholiques de France, cédons bien souvent à des attitudes politiques problématiques : l’illusion du retrait de l’arène politique, qui s’apparente à une peur du conflit et à une légitimation indirecte de l’ordre en place ; la défense acharnée d’une proposition « centriste », intenable à une époque exigeant de profonds changements structurels et dès lors condamnée à n’être qu’un mode particulier du conservatisme ; l’aliénation dans l’extrême droite qui s’intéresse au christianisme en tant que patrimoine historique  et qui troque l’exigence de conversion évangélique personnelle et collective contre le fantasme  de l’homogénéité culturelle. 

Dans ce texte, notre collectif Anastasis – mot grec signifiant à la fois « résurrection » et « insurrection » – défend une idée simple : la foi chrétienne ne peut, sans se trahir, servir de caution à des projets politiques injustes, que ceux-ci soient du côté du racisme et de l’exclusion, du côté du renforcement des inégalités socio-économiques et de la destruction de la nature, ou des deux côtés à la fois. (Urgence évangélique, Ed. Parole & Silence, 2025 p. 7s) 

Il m’a semblé intéressant d’entendre pendant ce chemin de carême cette interpellation évangélique pour notre temps. Il s’agit d’un texte politique en ce qu’il combat le fascisme et l’extrême droite. Mais il s’agit surtout d’un discours de foi, qui dit la pertinence d’entendre l’évangile pour notre monde. Aussi, si ce manifeste revendique son lien au catholicisme, et il a effectivement été rédigé par des catholiques, pour autant il s’enracine dans des traditions théologiques variées, et nous le recevrons d’une manière œcuménique. Je ne peux qu’en conseiller fortement la lecture intégrale. Dans notre cheminement vers Pâques,  avec un extrait pour chaque semaine, mis en tension avec un texte de la Bible, ce texte nourrira notre réflexion et notre prière. 

Ce chemin de carême sera bientôt disponible sur ce site…

Benoit

En attendant ce chemin de carême bientôt disponible, retrouve d’autres textes et méditation sur ce site ICI

église verte

Eglise verte propose un cycle d’éco-théologie

cycle œcuménique d'éco-théologie
Cycle : découvrez l’éco-théologie d’un point de vue orthodoxe, protestant et catholique !

Le label église verte propose un cycle d’éco-théologie en février, le mardi de 11h à 12h30, en ligne. Que dit la théologie des 3 confessions chrétiennes à propos de notre relation à la Création ? Que dit-elle des préoccupations écologiques ? A Caulmont, la dimension éco-théologique et éco-spirituelle est importante – VOIR LA PAGE DEDIEE ICI. Aussi il nous a semblé important de partager ce cycle de 3 temps de formation.


3 février – Sauvegarder la création : l’éco-théologie orthodoxe entre ascèse, communion et espérance par Julija Naett-Vidovic, orthodoxe


L’éco-théologie orthodoxe articule spiritualité, théologie et responsabilité écologique. Cette intervention présentera ses grands axes : la création comme don, l’ascèse comme chemin de liberté, et l’espérance eschatologique comme horizon de toute action écologique. En montrant que la sauvegarde de la création ne peut être dissociée de la transformation intérieure de l’homme, cette réflexion mettra en évidence la contribution spécifique de l’orthodoxie aux débats écologiques actuels. Julija Naett-Vidovic est professeure de Patrologie, d’Histoire des conciles œcuméniques et de Bioéthique à l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint Serge.


10 février – Albert Schweitzer, précurseur de l’écologie ? par Jean-Sébastien Ingrand – protestant


Albert Schweitzer (1875-1965) est connu pour son action de médecin en faveur des populations au Gabon. Cet homme est aussi un théologien protestant très engagé sur les questions écologiques. Le prix Nobel de la paix 1952 est ici interrogé comme précurseur de l’écologie par Jean-Sébastien Ingrand, pasteur et chargé de mission pour la justice climatique au sein de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL).


17 février – Découvrir Laudato Si’ par sr Hélène Noisette – catholique


Sr Hélène Noisette est auxiliatrice et professeur aux Facultés Loyola de Paris. Elle introduira les deux textes du pape François sur la conversion écologique, Laudato Si’ et Laudate Deum et donnera des éléments d’éco-théologie catholique.

une semaine de chantier participatif en mai

Chantier participatif 2026 : faisons le point

Chantier participatif 2026 : quelques infos à partager déjà…

chantier participatif

L’an dernier lors du dernier weekend de janvier nous avions organisé une belle journée chantier, au cours de laquelle nous nous étions retrouvés à plusieurs. Cette année nous avons voulu retenter l’expérience. Seulement après un épisode très froid début janvier, le temps tourne à la neige sur le plateau. La zone de chantier est actuellement  selon que l’on se trouve dans les caves à 3 degrés ou à l’étage à 2 degrés. Nous ne pouvons donc pas faire grand chose. Aussi : la journée chantier du 31 janvier est annulée…  Nous allons avoir d’autant plus besoin de toi au mois de mai et en juillet ! 

Ces temps de chantier sont ouverts à tous, pas besoin de compétences particulières  hormis avoir un peu d’humour. Nous aurons un lieu de couchage en dur pour quelques uns, et des tentes sont toujours possibles pour les autres. 

La page chantier du site Internet a été mise à jour, tu y trouveras notamment tout un tas de photos du chantier 2025 :

Et si tu veux venir nous rejoindre à d’autres périodes… n’hésite pas à nous contacter