La semaine de prière pour l’unité des chrétiens a lieu chaque année durant le mois de janvier, pour 2026 : du 18 au 25 janvier. Cette année, la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens a été préparée par les fidèles de l’Église apostolique arménienne. Les fidèles de cette église se sont réunis avec leurs frères et sœurs de l’Église catholique et des Églises évangéliques arméniennes. Ces textes ont été rédigés puis soumis à la discussion lors d’une rencontre qui s’est tenue au siège de l’Église apostolique arménienne, lors des journées inspirantes de la bénédiction du Muron (Saint Chrême) et de la re-consécration de la Cathédrale mère, les 28 et 29 septembre 2024. Cette commémoration a offert au peuple arménien et aux membres du groupe de rédaction une occasion unique de réfléchir à la foi chrétienne que nous partageons, qui demeure vivante et fructueuse dans nos églises aujourd’hui. Ce matériel que nous mettons a disposition ci-dessous, s’appuie sur des prières traditionnelles en usage parmi le peuple arménien depuis des siècles, ainsi que sur des hymnes composées dans d’anciens monastères et églises d’Arménie, dont certains remontent au IVe siècle. La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2026 nous invite à puiser dans cet héritage chrétien commun et à approfondir notre fraternité en Christ, qui unit les chrétiens du monde entier.
Dans l’hémisphère nord, la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens est célébrée du 18 au 25 janvier. Ces dates furent proposées en 1908 par Paul Wattson de manière à couvrir la période entre la fête de saint Pierre et celle de saint Paul. Ce choix a donc une signification symbolique. Dans l’hémisphère Sud, où le mois de janvier est une période de vacances d’été, on préfère adopter une autre date, par exemple aux environs de la Pentecôte (ce qui fut suggéré par le mouvement Foi et Constitution en 1926) qui représente aussi une autre date symbolique pour l’unité de l’Église.
Entre le dimanche de l’Epiphanie – 4 janvier – et le jour de l’Epiphanie – 6 janvier , nous partageons cette méditation de Michel Hubaut :
Chacun de nous, poète ou ingénieur, pauvre ou riche, jeune ou vieux, travailleur manuel ou intellectuel, chef d’État ou concierge, tous nous poursuivons une étoile dans le ciel de notre cœur, de notre conscience ou dans le ciel de nos rêves. Les hommes sont souvent des «Mages» qui, dans la nuit, sont en quête d’une étoile.
Comment s’appelle l’étoile que vous cherchez, l’étoile qui vous permet de vivre, d’espérer encore et malgré tout ? S’appelle-t-elle: santé, justice, Paix, Amour, Bonheur, tendresse, Liberté ? Car le plus dramatique dans la vie d’un homme, c’est de ne plus avoir d’étoiles à poursuivre! Alors au fond d’une nuit trop noire, l’homme se meurt de désespoir ou d’ennui.
La foi est l’étoile du croyant. Elle est un don de l’Esprit, une lumière intérieure qui l’aide à regarder «autrement» sa vie quotidienne. La foi est un nouveau regard illuminé par la lumière du Christ vivant qui se lève, peu à peu, sur l’obscurité de notre terre. La foi est une invitation à apprendre à discerner les «épiphanies» de Dieu, à découvrir ces mille et une petites étoiles qui, de temps en temps, percent la grisaille de notre vie quotidienne.
L’Épiphanie est une fête chrétienne : dans la confession catholique, elle célèbre, depuis le début du iie siècle, le Messie venu et incarné dans le monde et qui reçoit la visite et l’hommage des trois Rois mages[1] offrant à l’origine de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Dans la confession orthodoxe, ce jour (ou théophanie) célèbre la manifestation au monde de Jésus de Nazareth comme Christ et Fils de Dieu par son baptême[2]. Elle a lieu le 6 janvier[3].
Depuis 1971, dans les régions où l’Épiphanie n’est pas un jour férié, elle peut se fêter le deuxième dimanche après Noël (c’est-à-dire le premier dimanche qui suit le 1er janvier)[4]. En France, c’est le cas depuis 1802, règle qui a été instaurée par un décret du cardinal Caprara[4], légat du pape Pie VII.
La fête s’appelle aussi – en particulier chez les orthodoxes – « Théophanie », qui signifie également la « manifestation de Dieu ».
«Je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie » – dit l’ange dans l’évangile selon Luc. Je voudrais m’arrêter pour ce message de Noël sur ces quelques mots – laisser de côté la crèche, l’âne et le bœuf, les bergers, le petit enfant qui vient de naître pour n’entendre que cette parole d’ange – l’ange qui est un messager.
«Je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie »
La bonne nouvelle est ici indissociable de la joie. Et vous me direz, parler d’évangile et de joie un jour de Noël à quelque chose de convenu. Rien de très surprenant. Mais pourtant, il faut entendre que dans la parole du messager : l’évangile, la bonne nouvelle, est indissociable de la grande joie. Il s’agit de « l’évangile de la grande joie ».
Alors, peut-être que certains trouveront ce verset un peu provocateur pour aujourd’hui. Cette année, encore nous fêtons Noël avec quelques arrières pensées de « crises » plus que de joies. Crise du monde agricole, avec les difficultés des éleveurs. Crise politique avec les questions de budget de l’état. Crise géopolitique avec l’Ukraine et la Russie, avec la Palestine et Israël. Ces discours de crises répétés donnent à la joie de Noël une saveur très particulière parfois même une amertume.
Je parle des discours de crise du monde, mais remarquez que en relisant le texte de l’évangile, je me suis demandé si on avait toujours bien compris ça dans l’histoire de l’église ! Car faut-il le reconnaitre, les théologien-e-s, celles et ceux qui se sont penchés sur le texte biblique sont peu nombreux a être des enthousiastes (sauf peut être quelques mystiques). Mais la plus part sont des moralistes, des philosophes, des penseurs… tous moins joyeux les uns que les autres ! Mais des gens heureux ? Ils sont malheureusement moins nombreux.
Y’en a quand même : Chez les pères de l’Eglise, Augustin par exemple sait témoigner de sa joie dans les confessions. Même si dans ses traités théologiques la bonne humeur ne soit pas un trait caractéristique. Autre époque, au moyen-âge, l’auteur de la somme théologique qui est tout sauf une farce, Thomas d’Aquin écrivait quand même « nous valons ce que valent nos joies ». La valeur de l’humain se trouve dans ses joies.
Ensuite au moment de la Réforme, nous pouvons penser à Luther et ses fameux « propos de table » – qui font le portrait d’un bonhomme simple aux joies simples. Ce Luther qui écrivait : « prendre du bon temps et boire une bière, c’est aussi un acte de foi ». Plaisir simple, joie simple qui témoignent de la l’évangile comme une bonne nouvelle – acte de foi.
Nous retrouvons cela chez Calvin de manière plus discrète, car Calvin est loin d’être un comique de la taille de Luther, mais l’austère genevois écrivait pourtant : « Ayons les cœurs élevés vers le haut pour aimer le Christ que nous ne voyons pas et que croyant en lui nous soyons ravis d’une joie inénarrable et magnifique ». Joie inénarrable écrit Calvin, la joie est pour lui irracontable, indicible c’est sans doute ce qui explique que Calvin ne parle pas souvent de la joie ! Une joie qui ne peut se dire… voilà ce qui peut expliquer qu’aucun des théologiens cités ne soit jamais devenu une star de stand up !
J’ai mené grand train un petit parcours œcuménique de quelques théologiens, Augustin, Thomas d’Acquin, Luther et Calvin ; mais il faut quand même reconnaitre que que malgré la parole de l’ange aux bergers : « la bonne nouvelle de la grande joie ».
Car c’est cette joie, cette bonne nouvelle d’une grande joie ; qui réunit l’église, ce qui fait l’église – ce qui fonde la mission de l’église. Cette parole que reçoivent les disciples et qui est de l’ordre d’une vocation pour le Christ qui vient de naître : « N’ayez pas peur, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple ». Bonne nouvelle de la grande joie : vocation pour le Christ et pour l’église
Une joie à recevoir à Noël, une joie à bâtir dans nos liens fraternels et notre communion. A Caulmont, c’est ce thème de la joie que nous avons retenu pour notre journée d’été, le 12 juillet (cf. ci-dessous). Alors dans cet élan d’une joie donnée, que chacun partage un joyeux Noël avec les siens, ses proches, comme un acte de résistance à toutes les paroles de peur et de crise.
Message de Noël 2025 : n’expulsons pas le bœuf de la crèche ! Le sens de Noël alors que nos campagnes sont marquées par la Dermatose Nodulaire Contagieuse
N’expulsons pas le bœuf de nos crèches ! Avec la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse se dit un système totalitaire qui abat des troupeaux aux dimensions démesurées. Mais se dit aussi une crise de sens. Quand des vétérinaires sensés soigner doivent abattre des animaux sains pour éviter une éventuelle contagion… Cette crise de sens rejoint dans sa violence, les autres violences du monde. Rappelons un extrait de la conclusion de Louise Browaeys, dans Accompagner le vivant :
« Dès que nous approchons et questionnons un sujet, que ce soit l’agriculture, l’alimentation, l’accouchement, la gouvernance, ou encore l’éducation, nous saisissons la violence avec laquelle il a été traité ces dernières décennies (siècles ?), dans une optique d’efficacité et de contrôle, segmentaire, parfois totalitaire, souvent contre-productive. La mise au rancart des paysans comme des femmes – ceux qui étaient peut-être les mieux à même de prendre soin et de guérir – a permis d’instituer dans de nombreux domaines ce qu’Ivan Illich appelle un « monopole radical » : le primat de l’offre technologique et énergivore sur la liberté des individus, soit un monopole qui contraint les hommes à modifier radicalement leurs habitudes en restreignant leur liberté (voiture, télévision, grande distribution, etc.). C’est bien là que les combats de la permaculture et de l’écoféminisme se rejoignent et se prolongent : dans cette recherche d’un rapport au monde non prédateur, joyeux, fondé sur la guérison et le soin, la paix, l’émancipation et l’entraide »
En ces jours de l’Avent qui précèdent la fête de Noël, sachons regarder notre monde en face, pour dénoncer les lieux en manque d’amour. Et sachons dire, encore, et encore, que c’est dans ce monde que nous sommes invités à vivre la guérison, la paix, l’émancipation et l’entraide comme autant de signes qui font habiter le Règne de Dieu sur cette terre. Christian Bobin, dans La plus que vive, écrivait : « Nous n’habitons pas des régions. Nous n’habitons même pas la terre. Le cœur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure. » A Noël, Dieu est venu habiter dans une crèche mais surtout dans nos cœurs : sachons en vivre !
Le conte de Noël 2025 partagé par Sophie. Le dernier numéro des Nouvelles de la communion était déjà bien rempli, nous avons préféré le partager ici, sur le site Internet… MERCI SOPHIE !
Cela fait maintenant plusieurs jours que l’hiver est arrivé. Dehors les habitants se dépêchent de rentrer chez eux en enfonçant leurs pas dans la neige profonde comme s’ils écrivaient avec leurs sabots sur la page blanche d’un immense cahier. Les flocons tombent sans interruption et tout à l’heure quand le vieil homme sortira, ils couvriront d’une nouvelle couche tous les chemins. Et cette fois se seront ses pas qui écriront la suite de l’histoire, une histoire commencée il y a bien longtemps.
Tout commença quand ils vinrent pour la première fois. A cette époque chaque famille du village possédait plusieurs champs d’une terre riche et légère dans laquelle on semait la garance. Elle poussait tout autour du village et en été l’éclat de ses fleurs jaunes brillait comme mille feux. Une fois récoltée et séchée, elle donnait une teinture rouge qui servait à colorer les tissus. On affirmait que le rouge ainsi obtenu était connu dans le monde entier.
Le vieil homme de notre histoire était encore un enfant quand ils vinrent pour la première fois. C’était à ce moment de l’année où les jours sont les plus longs. Les champs se teintaient de jaune, de ce jaune qu’on transformait en rouge et qui faisait vivre tout le village. Ils étaient une dizaine. Celui qui dirigeait le groupe, AKUPAÏ, était le seul qui parlait la langue des villageois. Il expliqua que ses compagnons et lui cherchaient du travail. Ils furent bien accueillis, ils tombaient au bon moment. Les champs brillaient d’un jaune intense, la récolte allait être exceptionnelle, il y avait besoin de bras.
Akupaî et ses compagnons travaillaient dur. Ils partaient tôt le matin et ne rentraient que le soir après avoir arraché les racines de garance toute la journée. Leur peau avait la même teinte que les fleurs de garance, et quand ils étaient dans les champs, ils donnaient l’impression d’y disparaitre complètement. Akupaï travaillait sur les terres de la famille du petit garçon de notre histoire, c’est pourquoi il habitait chez eux. Après le repas du soir, les autres étrangers venaient rejoindre AkupaÏ et ils discutaient dans leur langue jusque tard dans la nuit. Parfois, ils sortaient de leur poche des petits bouts d’os qu’ils faisaient sauter sur leurs doigts meurtris par la garance, alors ils faisaient des parties interminables d’un jeu étrange. Après chaque lancer ils dessinaient des signes sur le sol poussiéreux. Le petit garçon n’y comprenait rein mais il restait à les observer.
Un soir, alors que la garance était presque récoltée, Akupaï était seul le regard perdu dans le lointain. Le petit garçon vint s’asseoir à côté de lui, et Akupaï lui parla de son pays, un pays où les fleurs ne poussaient pas, un pays où l’hiver durait si longtemps que l’on vivait dans une maison de glace car il y avait trop peu d’arbres pour en fabriquer en bois.
Quelques jours plus tard, quand la récolte fut terminée, Akupaï et ses compagnons se mirent en route pour retourner chez eux. Mais les villageois leur expliquèrent qu’ils pouvaient revenir au cœur de l’hiver quand les jours sont les plus courts. Akupaï secoua la tête de haut en bas en répétant ce qu’on lui avait dit à ses compagnons. Puis ils saluèrent les villageois rassemblés et ils s’en allèrent.
Les mois passèrent, les jours se firent plus courts, le temps se fit plus froid. Les oiseaux s’envolèrent plus au sud. La nuit il gelait à pierre fendre et les loups hurlaient alentour. Pour embaumer les maisons du parfum de la résine, on coupait un sapin que l’on mettait dans un coin. Chaque villageois montait de temps en temps dans sa grange pour voir si les racines de garance séchaient correctement. Ils espéraient tous le retour d’Akupaï et des siens pour les aider au dur travail qui les attendait.
Un matin, alors que le jour se levait à peine, les enfants poussèrent de grands cris. Au loin, dévalant les terres nues et blanches, une étrange procession d’hommes vêtus de longs manteaux de peau et chaussés de grosses bottes fourrées, aux visages jaunes comme les couleurs de l’été, approchait du village. Derrière eux ils tiraient de lourds traineaux faits de bois et d’os, recouverts de peaux d’animaux. Ils étaient revenus.
Pour fêter leur retour dans chaque maison on tua une oie bien grasse que l’on mit à rôtir. On mangea longtemps en discutant amicalement. Le parfum du sapin et des épices embaumait la maison. Puis les mots se firent de plus en plus rares, comme les bougies qui s’éteignirent les unes après les autres.
Le lendemain matin, sous le sapin, une forme inhabituelle attira le regard du petit garçon. Quelques feuilles de maïs séchées, nouées par une ficelle de chanvre entouraient un objet. En s’approchant il vit que son prénom était inscrit sur les feuilles. Vite il ouvrit et il découvrit…. Cinq bouts d’os polis, 4 clairs et un plus foncé. C’était le jeu d’Akupaï qui lui expliqua comment jouer et à défaut de sable ils marquèrent les points sur le givre de la fenêtre.
Quand il voulut montrer aux autres enfants ce qu’il avait reçu, il s’aperçut que chacun tenait un cadeau dans sa main, une flûte taillée dans un bois de renne, un couteau au manche sculpté, des figurines taillées dans une pierre qui ressemblait à de la glace. C’était la première fois qu’on leur offrait un cadeau ainsi.
Pendant plusieurs semaines Akupaï et ses compagnons travaillèrent la garance dans des grandes cuves où bouillaient les racines. Les cuves de teinture dégageaient une chaleur suffocante mais les enfants qui venaient les voir l’appréciait quand le froid était vif dehors. Dans les cuves on trempait la laine, le lin et la soie. Akupaï et ses compagnons n’avaient pas imaginé voir ce rouge éclatant qui transformait les tissus, quand ils travaillaient dans le jaune des champs. Alors ils y plongèrent leurs habits et leurs longs manteaux de peau.
Et ce fut ainsi pendant plusieurs années. Ils revenaient pour la récolte puis pour la teinture des tissus. Il n’était pas rare quand la garance était presque sèche et que tombaient les premiers flocons, de croiser un enfant qui surveillait l’horizon pour être le premier à voir la procession des hommes venus du froid.
Ils arrivaient toujours au moment où, après les jours les plus courts, on espérait que petit à petit les jours rallongeraient. Quand les enfants voyaient enfin poindre à l’horizon une lueur presque aussi rouge que celle du soleil couchant, ils couraient prévenir les parents, ceux-ci coupaient un sapin pour mettre dans la maison et préparaient un bon repas pour le soir. Puis commençait une autre attente jusqu’au lendemain matin, quand, près du sapin, enveloppé dans quelques feuilles de maïs séchées et nouées par une ficelle de chanvre, les enfants découvraient leur cadeau.
Tout aurait pu continuer comme cela pendant encore longtemps, la garance jaune transformée en couleur rouge, les tissus blancs plongés dans les cuves de teinture, les hommes du froid qui venaient chercher du travail… Mais peu à peu la garance se vendit de moins en moins bien. On pouvait teindre les tissus en rouge ailleurs, plus vite, moins cher. Les marchands ne vinrent plus. Ce fut la fin de la garance.
Autour du village les champs ne se coloraient plus en jaune. Le travail manquait. Certains habitants du village durent à leur tour aller chercher du travail ailleurs. Mais ce qui peinait le plus les enfants, c’est qu’ils ne verraient plus se détacher à l’horizon la silhouette rouge de ceux qui revenaient chaque année quand la garance était sèche, que les jours étaient courts et que la neige recouvrait le paysage.
Cette année-là, le petit garçon et sa famille, le soir où on espérait que les jours allaient rallonger, étaient réunis sans joie. Il avait neigé toute la journée. Soudain quelques coups frappés contre la vitre les effrayèrent. Ils s’approchèrent de la fenêtre, inquiets. C’était Akupaï. Et derrière lui il y avait un traineau plein de petits paquets enveloppés dans des feuilles de maïs séchées et nouées par une ficelle de chanvre.
Akupaï revint ainsi tous les ans, sa barbe noire devint blanche mais il avait toujours son long manteau rouge. Il venait de son pays sans fleurs et sans arbres et sur son traineau il apportait un présent à chaque enfant. Les enfants du début de l’histoire étaient devenus des adultes, Akupaï apporta des cadeaux à leurs enfants, puis des vieillards, Akupaï apporta des cadeaux à leurs petits-enfants. Le petit garçon de notre histoire lui aussi avait vieilli, mais chaque année Akupaï passait le voir, ils faisaient une partie d’osselets en inscrivant les points sur le givre de la fenêtre comme la première fois.
La dernière fois qu’ils se virent, Akupaï eut du mal à jouer, il paraissait fatigué, ses doigts tremblaient. La partie terminée ils se serrèrent dans leurs bras. Le lendemain, Akupaï était parti, mais, accroché dans le couloir, le vieil homme son ami découvrit le long manteau rouge et les grosses bottes fourrées.
Voilà l’histoire d’Akupaï. Son vieil ami enfile les bottes et le long manteau rouge qui lui tiendra chaud quand il sortira dans le froid. Derrière les vitres des maisons il aperçoit les sapins, les familles qui festoient, il devine les enfants impatients. En chargeant les cadeaux sur son traineau il laisse des traces dans la neige, comme s’il écrivait dans un livre… la suite de l’histoire. CEST NOËL
Créée en 1991, à l’initiative de Monseigneur MOUTEL, évêque de Nevers, RCF Nièvre avait initialement pour nom Fourvière FM Nevers. RCF Nièvre est votre radio de proximité sur tout le département et vous offre une production variée d’émissions œcuméniques, sociales et culturelles.
Caulmont RCF Nièvre
Description de l’image RCF – BLOC MARQUE QUADRI.png. Présentation Pays Drapeau de la France France Drapeau de la Belgique Belgique Siège social 7, place Saint-Irénée 69321 Lyon Cedex 05 Slogan « La joie se partage » Langue Français Statut Radio privée de catégorie A Site web https://www.rcf.fr Différents noms Radio Fourvière (1982-1986) Fourvière FM (1986-1996) RCF (depuis 1996) Historique Création 1982 Dates clés 1996 : Création de la marque RCF
2010 : 1er réseau indépendant de radios associatives
2015 : Nouvelle identité visuelle
2019 : Premières radios RCF en DAB + Diffusion hertzienne AM Non FM Oui RDS Oui (RCF + numéro des départements) DAB+ Oui Satellite Oui Diffusion câble et Internet IPTV Oui Streaming Oui Podcasting Oui modifier RCF, Radio Chrétienne Francophone, est un réseau de 64 radios locales en France et en Belgique, diffusée en FM, en DAB+ et en digital.
RCF propose un programme grand public, généraliste et de proximité selon les cinq thématiques suivantes : actualité, culture, spiritualité, vie quotidienne, écologie.
Identité du réseau RCF est un média chrétien de réflexion, ancré dans les territoires, ouvert à tous et à tous les sujets[1].
Média œcuménique, la radio RCF est ouverte à la diversité de l’Église : la radio produit de nombreuses émissions autour des églises protestantes, orthodoxes et aussi autour du judaïsme.
Actualité, vie spirituelle, culture, économie & société et écologie & solidarité sont les 5 grandes thématiques des émissions et reportages RCF[2].
La signature de la radio est La Joie se partage[3].
Les 64 radios associatives[4] qui constituent RCF vivent essentiellement grâce aux dons de leurs auditeurs. RCF occupe ainsi une place singulière dans le paysage médiatique français, en préservant son indépendance et la qualité de ses programmes.
Le 8 décembre c’est la journée du climat. Créée en 2009 à l’initiative de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) et célébrée chaque année le 8 décembre, cette journée mondiale du climat vise à sensibiliser aux conséquences du changement climatique et la nécessité d’agir pour en limiter les effets. Au cœur du temps de l’Avent pour les églises chrétiennes, nous partageons cette méditation d’André Gounelle sur la distinction entre l’avenir et le futur pour dire notre espérance :
Espérer signifie attendre quelque chose qui va se produire, se tourner vers ce qui va arriver, regarder à demain. Or, pour parler de ce qui n’appartient ni au présent ni au passé, de ce qui se situe devant nous dans le temps, nous disposons en français de deux termes différents : futur et avenir. En général, nous assimilons ces deux mots, nous les considérons comme totalement synonymes et les employons indifféremment l’un pour l’autre, comme s’ils avaient exactement le même sens. Je crois que nous avons tort, et qu’il importe de les distinguer.
Futur vient du latin futurus, une forme du verbe être. Le futur représente une modalité de l’être, celle de son évolution naturelle et du développement des potentialités qu’il comporte. Il s’agit de ce qui suit, continue, prolonge le présent et en découle. La science conjecturale et approximative qu’on appelle la futurologie tente, avec des succès divers, de déduire le futur à partir d’une analyse de la réalité actuelle. Le futur, même s’il ne reproduit jamais exactement ce qui le précède, n’apporte pas vraiment du différent. Il déploie les conséquences de ce qui existe. Ainsi, la météorologie, d’après la nature des nuages, la direction des vents, les températures à un moment donné, peut faire des prévisions sur le temps qu’il fera vingt-quatre ou quarante huit heures plus tard. La fleur donne normalement un fruit, de même qu’un enfant grandit et devient adulte. Le présent contient des germes qui conduisent normalement à un futur. Ce qui existe aujourd’hui conditionne en partie ce qui arrivera demain. Le futur désigne donc ce qui sort du présent, ce qui en est la suite discernable.
Avenir, du latin adventus, désigne ce qui vient vers nous, ce qui nous arrive de l’extérieur. À côté du futur, réalisation des virtualités contenues en germe dans l’être actuel, se produisent des événements inattendus, surprenants, qui viennent troubler en bien ou en mal, le déroulement normal des choses. L’avenir surprend, déjoue calculs et prévisions, fait surgir du nouveau et du différent. Il ouvre des possibilités qui n’existaient pas auparavant et en ferme d’autres que l’on pouvait juger probables. Je peux demain faire une rencontre inopinée qui va changer le cours de ma vie, ou un événement que rien n’annonçait peut venir modifier ma situation. Cela relève de l’avenir que j’ignore, que je ne peux pas deviner, ni maîtriser, que personne ne peut prédire. Pour prendre un exemple, un bébé du tiers monde qui naît aujourd’hui a, hélas, une probabilité de vie très courte et a toutes les chances de mener une vie de dénuement et misère extrêmes. Si une famille occidentale l’adopte, voilà que brusquement un événement vient lui ouvrir une existence et des possibilités autres. Autre exemple, quand en 1859, Henri Dunant, sur le champ de bataille de Solférino, où il s’était rendu pour régler des affaires financières, découvre la souffrance et l’abandon des soldats blessés, sa vie bascule. Il abandonne ses entreprises, et crée la Croix Rouge. Un concours de circonstances, qui pour un autre aurait été insignifiant, le conduit à une activité humanitaire qu’il n’avait jamais imaginé de mener et à laquelle personne n’avait jamais songé. L’avenir ne découle pas du présent comme le futur, il vient déjouer le cours normal des choses, lui donner une orientation autre. L’avenir, c’est ce qu’il y a d’imprévisible dans ce qui arrivera demain.
Lorsqu’on parle de cette irruption de l’inattendu, on pense le plus souvent à l’accident heureux ou malheureux qui vient bouleverser une existence. Il ne faut, toutefois, pas oublier l’action humaine qui joue un rôle non négligeable. En refusant d’accepter, de laisser faire, de subir, de se résigner, on change peu ou prou le cours normal des événements. L’exemple de Dunant, que je citais à l’instant, le montre bien. La volonté, l’intelligence et la persévérance arrivent à transformer les choses, même si elles n’y parviennent que fragmentairement et insuffisamment. L’avenir ne se borne pas à ce qui nous arrive, il naît aussi ce que nous faisons du présent, alors que le futur apparaît comme ce que le présent fait de nous.
La Journée mondiale du climat a été créée à l’initiative de plusieurs ONG pour rappeler la menace bien réelle du réchauffement climatique et la nécessité d’agir pour en limiter les effets.
Le 8 décembre c’est le jour du climat. Créée en 2009 à l’initiative de plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) et célébrée chaque année le 8 décembre, cette journée mondiale vise à sensibiliser aux conséquences du changement climatique et la nécessité d’agir pour en limiter les effets. Au cœur du temps de l’Avent pour les églises chrétiennes, nous partageons cette méditation d’André Gounelle sur la distinction entre l’avenir et le futur pour dire notre espérance :
Harcèlement avec la samaritaine : ce premier dimanche de l’avent le prieur de Caulmont était invité à prêcher au cours du culte de l’Eglise Protestante Unie de Mazamet et Alentours, dans le cadre d’une action sur le harcèlement – scolaire mais pas que. Harcèlement dont les membres d’église, jeunes ou moins jeunes peuvent être les victimes. Cette prédication est à situer dans un cadre plus large, lors de la journée d’hiver de l’église de Mazamet. Nous nous sommes rencontrés le samedi après midi, pour préparer le culte. Puis nous avons eu un temps de partage, avec le témoignage de Viviane, après le culte.
Harcèlement avec la samaritaine c’est un message prononcé à partir de l’évangile selon Jean au chapitre 4 :
Quand Jésus apprit que les Pharisiens avaient entendu dire qu’il faisait plus de disciples et en baptisait plus que Jean, 2 — à vrai dire, Jésus lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples — 3 il quitta la Judée et regagna la Galilée. 4 Or il lui fallait traverser la Samarie. 5 C’est ainsi qu’il parvint dans une ville de Samarie appelée Sychar, non loin de la terre donnée par Jacob à son fils Joseph, 6 là même où se trouve le puits de Jacob. Fatigué du chemin, Jésus était assis tout simplement au bord du puits. C’était environ la sixième heure. 7 Arrive une femme de Samarie pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » 8 Ses disciples, en effet, étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. 9 Mais cette femme, cette Samaritaine, lui dit : « Comment ? Toi, un Juif, tu me demandes à boire à moi, une femme samaritaine ! » Les Juifs, en effet, ne veulent rien avoir de commun avec les Samaritains. 10 Jésus lui répondit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui aurais demandé et il t’aurait donné de l’eau vive. » 11 La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as pas même un seau et le puits est profond ; d’où la tiens-tu donc, cette eau vive ? 12 Serais-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné le puits et qui, lui-même, y a bu ainsi que ses fils et ses bêtes ? » 13 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; 14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. » 15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. » 16 Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens ici. » 17 La femme lui répondit : « Je n’ai pas de mari. » 18 Jésus lui dit : « Tu dis bien : “Je n’ai pas de mari” ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » 19 — « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète. 20 Nos pères ont adoré sur cette montagne et vous, vous affirmez qu’à Jérusalem se trouve le lieu où il faut adorer. » 21 Jésus lui dit : « Crois-moi, femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. 22 Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. 23 Mais l’heure vient, elle est là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; tels sont, en effet, les adorateurs que cherche le Père. 24 Dieu est esprit et c’est pourquoi ceux qui l’adorent doivent adorer en esprit et en vérité. » 25 La femme lui dit : « Je sais qu’un Messie doit venir — celui qu’on appelle Christ. Lorsqu’il viendra, il nous annoncera toutes choses. » 26 Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » 27 Sur quoi les disciples arrivèrent. Ils s’étonnaient que Jésus parlât avec une femme ; cependant personne ne lui dit « Que cherches-tu ? » ou « Pourquoi lui parles-tu ? » 28 La femme alors, abandonnant sa cruche, s’en fut à la ville et dit aux gens : 29 « Venez donc voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » 30 Ils sortirent de la ville et allèrent vers lui.
Une petite liturgie domestique, qu’est-ce que c’est ? C’est une antisèche, un soutien, une aide où puiser pour balbutier ta prière personnelle, chez toi – elle est « domestique ». Oui c’est le projet de cette petite liturgie domestique publiée une première fois dans les années 90. Caulmont propose une liturgie œcuménique, fondée sur la parole de Dieu, dans un langage courant. Nous avons repris l’ouvrage en cette fin d’année 2025. Elles vient d’être publiée et arrive chez les abonnés à notre revue Nouvelles.
Pour chaque jour de la semaine, ce carnet te propose différents textes où puiser pour te dire devant Dieu : « merci », « solidarité », « création », etc. autant de possibilité pour trouver tes mots, avec les nôtres, et avec ceux d’autres encore. Pour placer toute ta vie devant ton Dieu.
Si tu veux recevoir cette petite liturgie domestique, tu peux nous envoyer un mail : communion@caulmont.fr en nous précisant si tu veux la recevoir en format *.pdf ou si tu veux la recevoir en format papier (auquel cas merci de nous donner une adresse postale)
Sur le sens de la liturgie le service nationale liturgie et sacrements de l’Eglise Catholique a une très belle page ICI
Parution des Nouvelles 213 ! ça y est…. après quelques jours de conception : tirage, agrafage, pliage… le dernier numéro de Nouvelles a été confié à la poste pour les abonnés papiers… Pour celles et ceux qui veulent le trouver en PDF c’est par ici :
Pour rappel : Depuis 1970, Caulmont édite une petite revue intitulée : NOUVELLES. Trois à quatre fois par an nous proposons :
des informations sur les communautés, les communions, les églises ;
des méditations et des prières ;
des points d’actualités ;
de l’humour ;
sans oublier les informations sur la vie de Caulmont, la communion et l’accueil.
Le tout dans une perspective résolument œcuménique. La parution des Nouvelles 213 va dans ce sens
Cette revue est un lien essentiel de notre communion – un trait d’union – qui permet de cheminer ensemble à distance entre deux rencontres.
Dans Nouvelles une rubrique intitulée « Partage » permet la communication par les membres de la communion d’articles sur les sujets qui les intéressent (pendant longtemps un supplément intitulé « Partage » a été diffusé aux membres). Ces éléments partagés se retrouvent souvent sur la page « partage » du site ICI. Tout le monde peut y contribuer en envoyant article, avis, textes, par email : communion@caulmont.fr