Une rencontre alsacienne en août

Pour la fin du mois d’aout se prépare une rencontre Caulmont en Alsace pour celles et ceux qui sont dans ce coin là et qui voudraient passer un moment ensemble. Un temps simple et fraternel autour d’un office de Caulmont et d’un repas partagé.

Rendez vous le jeudi 22 août en fin d’après midi…

Notez la date et on vous en dit plus très prochainement !

Cette rencontre sera ouverte aux membres de Caulmont mais aussi plus largement aux curieuses et curieux…

Méditation pour le jour de l’Ascension

« Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » 

Cette question de l’ange aux disciples le jour de l’Ascension peut nous être posée lors de toute tentation mystique. Pourquoi tourner nos regard vers les nuées ? Pourquoi lever les yeux vers un au-delà fantasmatique ? Nous le savons bien, lorsque nous nous tournons vers le ciel, la ligne d’horizon est souvent une ligne de fuite. Nous regardons au ciel pour fuir le monde. Tentation de dire une espérance qui n’est pas de ce monde : 

« Là où nous fuyons devant nous-mêmes, comme nous fuyons devant le monde, c’est là et seulement là que Dieu nous attend : partout.  Et partout, il nous devance.  Même et surtout en ce monde –  un monde qu’il aime tant qu’il nous a fait don de son Fils unique.  Car il n’y a, pour nous, pas d’autre monde où nous puissions vivre par la foi ».

GABRIEL VAHANIAN

Le ciel n’est pas un lieu de fuite possible. Nous n’avons que cette terre, « pas d’autre monde » pour vivre, et pour vivre par la foi, pour vivre avec Christ et avec Dieu. L’Evangile n’est pas le programme d’un au-delà qui viendrait après ce monde. Mais bien le programme d’un autre monde possible, ici et maintenant, avec Christ et avec Dieu. Le Christ a bel et bien prêché le royaume, non comme un autre lieu, mais comme un cheminement au coeur de ce monde, un chemin à prendre ensemble avec ta soeur, avec ton frère. Ce chemin, le sillon de Caulmont en dessine un contour :  

Laisse chacune, chacun, exprimer sa foi ou ses doutes, sa recherche ou sa sensibilité, dans un climat fraternel, tout en sachant dire le cœur de ton espérance. Plus que de convaincre, il s’agit pour toi de cheminer avec ta sœur, avec ton frère

sillon de caulmont

Le ciel n’est pas un lieu de fuite possible. Nous n’avons que cette terre, pour cheminer avec nos soeurs et nos frères, pour suivre la route d’une espérance qui est de ce monde. La foi est une mise en marche, un tâtonnement parfois à la suite de l’espérance qu’a tracé le Christ Jésus en venant vivre dans le monde. Cette espérance se nourrit des Béatitudes telles que Chouraqui les traduisait dans sa version de l’évangile selon Matthieu  : 

« En marche, les humiliés du souffle ! Oui, le royaume des ciels est à eux ! En marche, les endeuillés ! Oui, ils seront réconfortés ! En marche, les humbles ! Oui, ils hériteront la terre ! »

evangile selon matthieu, chap.5

Oui, en marche ! En marche non vers le ciel, non pour faire la course et entrer dans une foi concurrentielle ou pour mieux dire concours-en-ciel. Il n’y a pas ici besoin d’écraser les autres, de vouloir être le premier, de vouloir gagner des mérites pour être bien placé. Bien plus le cheminement qui s’ouvre au terme de l’évangile est un chemin en fraternité, avec les unes et les autres, pour tisser une espérance d’aujourd’hui. Une espérance qui grandit en se partageant. Car l’espérance qui n’est pas un trésor réservé, mais une porte ouverte aux humiliés, aux endeuillés, aux humbles. Cette marche fraternelle est signe d’unité. Le Père Teilhard de Chardin écrivait un mot resté célèbre :

« Par nature tout ce qui est foi monte, et tout ce qui monte converge inévitablement » 

teilhard de chardin, l’avenir de l’homme

La marche de l’espérance, après l’Ascension est signe de convergence, de rencontre, d’unité, d’œcuménisme donc ! 

« Pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » 

Lors de l’ascension, le Christ ressuscité est séparé de ses disciples, il est enlevé au ciel, il est soustrait à leur regard par une nuée, il est enlevé « à la droite de Dieu » dit la tradition de l’Eglise. Malgré la représentation qui prête à sourire du psautier d’Aliénor d’Aquitaine (XIIème siècle), ils ne voient même plus ses pieds… Quarante jours après la résurrection ; le crucifié a pris le temps d’un nouvel enseignement, durant quarante jours, quarante comme le surgissement d’une nouvelle génération, pour faire naître les apôtres à l’Evangile de vie. 

A la fin de toutes choses, le Christ est élevé vers le ciel, il s’en va. Une élévation qui rejoint dans la tradition biblique celle du grand prophète Elie qui a été élevé au ciel en laissant son manteau à Elisée. Le Christ est élevé et il laisse aux apôtres le manteau d’une espérance nouvelle : Il a vaincu la mort ! La vie est plus forte que la mort ! Alors oui le Christ quitte se monde. Le pasteur Ch. Wagner écrivait dans l’Ami 

Si l’homme de foi est plongé dans la nuit, assailli par la tourmente, la boussole l’empêche de se désorienter. Il n’admet pas que la cause soit jugée et reste sans appel. Sous le coup même qui l’assomme et semble péremptoire, il dit : « je maintiendrai !» Au fond, la foi c’est l’audace poussée jusqu’à l’infini : « notre foi, c’est la victoire qui a vaincu le monde » (Jean 5,4)

CHARLES WAGNER, L’AMI, 1917

A la fin de toutes choses, l’Ascension confirme la victoire de la bonne nouvelle. Nous ne sommes pas invités à regarder vers le ciel mais à suivre le chemin du royaume, marche d’unité,  renouvelé-e-s dans l’espérance et joyeux-se. Oui joyeux-se, déjà au Vème siècle, Saint Léon le Grand (390-461) écrivait dans un de ses sermons pour l’Ascension : 

« Aussi les bienheureux Aprotes et tous les disciples que la mort de la croix avait apeurés et qui doutaient de la foi en la résurrection furent-ils raffermis par l’évidence de la vérité ; si bien que lorsque le Seigneur partit vers les hauteurs des cieux, ils ne furent affectés d’aucune tristesse, mais comblés d’une grande joie » 

St Léon le grand, sermon n°29

Alors, pour ce jour de l’Ascension et ceux qui suivront, que la joie de Dieu berce vos vies. Christ est vainqueur.  C’est vrai. 

Benoit

Deux belles lectures partagées

Aujourd’hui ce sont deux livres du même auteur que je vous présente.

Découverts grâce à mon amie, elle aussi maîtresse de maternelle, ces deux livres pourraient sembler s’adresser aux enfants … Or je les conseille pour tous les âges ! Ils m’ont touchée par la profondeur des mots, l’humanité des propos, la simplicité des émotions …

Belles lectures à vous, seul ou avec un enfant ! Aurélie K.

« Je vais te confier un secret : un être humain, c’est une histoire. Et quand tu connais cette histoire, ça change tout. » 

Papou, médecin généraliste à la retraite, raconte à son petit-fils pourquoi les gens sont beaux. Pour Papou, c’est important de le répéter : le corps humain n’a pas vocation à être façonné par la société, il n’a pas de modèle parfait. Derrière les imperfections se cachent toujours des histoires ou des traces de vie.

Baptiste Beaulieu, Les gens sont beaux ISBN : 979-10-375-0711-2

« Deux yeux pour voir, pour tout regarder en entier »

 Un enfant se réveille un matin avec deux yeux différents : Grâce à l’œil lune, l’enfant voit tout ce qui est bon et joyeux. Avec son œil étoile, tout ce qui est mauvais ou triste.

L’enfant comprend vite qu’il a besoin de ses deux yeux pour voir, pour appréhender le monde. Il ne s’agit pas de voir uniquement le « bon » côté des choses, mais bien de tout regarder « en entier ».

Baptiste Beaulieu, On a deux yeux pour voir ISBN : 979-10-375-0969-7

 

Nouvelles du Comité des Responsables des Associations de Caulmont des 13 et 14 avril

Ce week-end c’était le CRAC à Mars, et ce n’est pas tous les jours qu’on fait mars en Avril ! Alors, ce week-end…

… On a vu : la future plateforme qui pourra accueillir les voitures et les campeurs, de belles fraises sous une montagne de chantilly, Myriam et Bernard en visio

… On a entendu : Benoît et Alain entonner sur des notes différentes, le chat miauler toute la nuit, gazouiller les oiseaux tout en goûtant.

… On a dit : qu’on allait organiser une superbe fête au mois d’août, qu’on voulait organiser des rencontres autour de chantiers participatifs, que Caulmont pouvait aussi vous rejoindre chez vous.

… On a fait : l’office dehors sous un beau ciel bleu pour le « samedi de Caulmont », l’agenda de nos prochaines séances, une petite balade dans les prés remplis de jonquilles, .

… On a senti : la chaleur du soleil sur notre peau, l’odeur des bons plats de Benoît au réveil le matin, et arriver l’heure de la soirée festive

Nadège, Nicolas, Rachel, Axelle, Léonore et les autres…

13 avril : samedi de Caulmont

Le prochain samedi de Caulmont aura lieu au début des vacances de printemps pour notre zone, le samedi 13 avril 2024

Nous nous retrouverons à 15 h. 45 pour vivre un temps de prière commune, puis pour partager un gouter. Après un temps d’échanges et de partages jusqu’à environ 17 h. , ensuite le Comité des Responsables des Associations de Caulmont (le CRAC) se réunira jusqu’à dimanche soir. 

Les samedis de Caulmont sont ouverts à tous : membres de la communion, sympathisants, ou curieux de passage… 

Pour les questions d’intendance et d’organisation – merci de penser à vous inscrire par email communion@caulmont.fr ou par téléphone : 07 60 32 23 66

Parole de résurrection

La résurrection, 
dit une parole de joie, une parole de paix, une parole d’amour, une parole de vie. 
La résurrection, 
conjugue une joie divine au milieu de nos turpitudes, de nos fatigues et de nos deuils.
La résurrection, 
dessine une paix nouvelle pour chacun de nos coeurs comme pour le monde. 
La résurrection, 
trace un chemin nouveau devant nos vies et pour nos vies. 
La résurrection, 
inscrit un amour éternel, par-delà la vie, par delà la mort. 
Christ est ressuscité !
L’évangile est à jamais une ébauche, 
un commencement, un élan 
pour la joie, la paix, l’amour, et la vie. 
A Dieu notre merci !

Benoit

Réaction de Church and peace à la mort d’Alexei Navalny

« Malgré l’abondance d’agents sécuritaires cagoulés, le balayage des visages par des caméras de contrôle et la menace glaçante d’arrestations et emprisonnements, des milliers de Russes se sont rassemblés ce 1er mars pour honorer Alexeï Navalny autour de l’église et du cimetière où il fut enterré. Ils scandaient et répétaient son nom « Alexeï, Alexeï, Alexeï… », « Navalny, Navalny… », comme pour se convaincre que l’esprit créatif de cet homme libre, activiste anti-corruption, droit et courageux restait vivant ! Alexeï représentait l’espoir. Il doit rester vivant ! Rescapé d’un empoisonnement orchestré par le Kremlin en 2020, Alexeï a néanmoins décidé de retourner en Russie, son « pays bien-aimé », en homme debout. A peine arrivé à l’aéroport, déjà, on l’embarquait pour l’emprisonner. » Pour lire plus cliquer ICI

Proposition de Carême de Laudato Si

Un calendrier de carême sur Internet. Chaque dimanche, le calendrier proposera une méditation de l’Évangile. Chaque jour, une petite réflexion ou une image sera offerte pour « s’arrêter et écouter » quelques minutes à un moment fixe tous les jours. Nous vous encourageons à programmer une alarme pour vous y aider ! Chaque semaine, les réflexions se concentreront sur un thème différent pour explorer plusieurs dimensions des défis écologiques auxquels l’Europe fait face.

Plus d’informations ICI