temps pour la création Caulmont

L’unité pour… le temps pour la création !

Faire « l’unité pour » et non « l’unité contre » c’était le thème de la prédication apportée par la pasteure Céline Rohmer lors de la célébration oecuménique de la semaine de l’unité 2025, le 19 janvier dernier. Myriam a partagé cette prédication que nous partageons ci-dessous. Le temps pour la création – moment œcuménique – est pour Caulmont une manière de faire l’unité pour… et de réentendre ces mots :

Voici le texte de cette prédication :

La semaine de prière pour l’unité

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens est ouverte ! Mais de quelle unité parlons-nous ? Quelle sorte d’unité les chrétiens peuvent-ils espérer ? S’agirait-il, comme le font les dirigeants, d’en appeler à l’unité d’un peuple ? S’agirait-il, comme des chefs d’armée, de reconquérir un territoire soi-disant perdu ?

Dans un monde en transition comme le nôtre, marqué par l’incertitude de son devenir, ils sont nombreux aujourd’hui à parler d’unité… On bombarde des pays. Des états sont envahis des états au nom de l’unité. On emprisonne et on expulse au nom de l’unité culturelle. On assassine et on viole au nom de l’unité ethnique. Ce sont bien des forces qu’on mobilise pour défendre l’unité de telle ou telle nation. Des tribunes politiques jusqu’aux stades de foot, lorsque, la main sur le cœur, on crie à l’unisson « tous ensemble ! », il s’agit toujours de rassembler contre des adversaires désignés. Cette unité conquérante, portée par la conviction d’avoir pour soi la vérité absolue et le sens de l’histoire, n’est en réalité qu’un repli identitaire nourri de la peur de l’autre. Cette unité-là ne rassemble pas en un même corps, elle nous démembre en différents camps irréconciliables.

Célébrer une unité pour

Ce n’est pas une unité contre que nous célébrons ce matin, c’est une unité pour – une unité inconditionnellement hospitalière à dimension universelle.

Et la composition littéraire que l’évangéliste Jean imagine autour du personnage de Thomas peut nous aider à mieux comprendre. L’histoire commence par un loupé. Thomas a manqué la première apparition du Christ ressuscité. Il n’était pas là. Au commencement de la communauté des disciples du Christ, les Douze n’étaient pas douze. Pas même onze, puisque Judas manquait aussi à l’appel. Autrement dit, dès l’origine, l’Église est marquée du sceau de la déficience et de la désunion. La pureté originelle de l’unité des disciples n’existe pas, nous dit Jean. La foi chrétienne n’en est pas moins annoncée. Ce petit groupe ecclésial imparfait proclame avec force l’Évangile de Pâques et l’affirme d’une seule voix : « Nous avons vu le Seigneur ».

Thomas est leur premier auditeur. Ses compagnons lui disent : Celui qui a été crucifié est vivant. La foi pascale est proclamée, mais elle n’est pas crue. Thomas le dissident refuse de s’en remettre à la parole proclamée par l’Église. Une confession de foi unanime ne suffit pas à convaincre.

L’unité pour… avec Thomas

Huit jours durant, Thomas va récuser leurs arguments. Et c’est l’Église prise en flagrant délit d’impuissance : l’Église ne peut pas convaincre, elle ne peut pas transmettre la foi. Elle ne peut pas, même unie, faire croire, tout simplement parce qu’elle ne détient pas ce croire. L’Église, nos Églises, ne sont pas des conditions nécessaires à la foi chrétienne parce que nous ne possédons pas ce que nous croyons. L’unité que nous célébrons ce matin ne peut donc pas être une démonstration de force ecclésiale. Ce n’est pas une Église conquérante que Jean nous raconte, c’est une Église qui, dans l’indifférence des uns et le rejet des autres, proclame sans relâche Celui en qui elle place sa confiance. Cette Église-là ne se préoccupe pas de bâtir un modèle d’unité, mais à être, dans ce monde, un lieu de fidélité au Dieu vivant. En proclamant sa foi sans relâche, l’assemblée des disciples ouvre à la présence de Dieu.

Notre assemblée ce matin, dans la diversité de ses cultures et de ses confessions, n’a pas d’autre ambition que d’être une occasion donnée à d’autres de croire ce qu’on ne peut pas faire croire.

Thomas pose ses conditions : pour croire, il veut voir et toucher. Notez que Thomas ne refuse pas de croire, il veut croire à sa manière, que son croire au Dieu Vivant soit validé selon les critères du monde. Et Jean de nous mettre en garde : ce n’est pas tant le refus de croire qui nous menace, c’est notre prétention à vouloir imposer à Dieu nos conditions. Or, nous dit Jean, croire sous condition, c’est toujours ne pas croire, c’est se soumettre au monde et aux idoles qu’il se fabrique. Croire sous condition, c’est refuser le don venu d’ailleurs, la parole qui vient à nous et qui n’est pas de nous.

Reconnaitre l’unité qui vient de Dieu

Ce jour-là, Thomas devient un homme de foi. Il voit et il croit. Sans rien toucher, l’existence de Thomas s’ouvre à la transcendance qui se manifeste à lui. Renversé intérieurement, il fait l’expérience, dans sa vie, de la présence de Dieu Vivant : ce ne sont pas les témoignages que nous rendons à Dieu qui font vivre, c’est Dieu lui-même. Thomas le sait désormais pour l’avoir expérimenté en lui : il reconnait son Seigneur et son Dieu. À travers Jésus, Thomas reconnaît le Père. Fils et Père en communion, l’unité du Père et du Fils s’offre au disciple.

Oui, l’unité des disciples d’hier et d’aujourd’hui procède du Dieu qui nous est révélé par le Fils, et de sa volonté de nous rendre participants de la vie qu’Il est. L’unité que nous avons à vivre ne tient pas son origine du monde. Elle nous est donnée de l’unité du Père et du Fils, de leur communion parfaite, de cet amour du Père pour le Fils et du Fils pour ses disciples – c’est en aimant de cet amour-là, en vivant de cette communion-là que nous témoignerons ensemble de la présence du Dieu Vivant.

accueillir l’unité pour…

Frères et sœurs, l’unité que nous célébrons ce matin, nous n’avons pas à la construire mais à l’accueillir. Dieu, source de cette unité, s’approche de chacune et de chacun de nous – librement, gracieusement, directement – les portes que nos religions s’évertuent à verrouiller, il les traverse. Lui le premier, s’avance vers nous, il s’engage dans sa Création et en s’engageant, Il nous engage. En communion avec Lui, nous recevrons en don de quoi nourrir nos efforts de dialogues, de rencontres et de reconnaissances mutuelles – donnant à voir la communauté que Dieu appelle à Lui – une communauté nécessairement non identifiable, non limitée, hospitalière, plurielle et universelle, à la taille de l’humanité que Dieu est lui-même venu aimer jusqu’à en mourir.

Frères et sœurs, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens est ouverte, réjouissons-nous de l’unité donnée d’en haut, et qu’à la suite de Thomas, nous devenions des hommes et des femmes de foi en proclamant sans relâche, dans ce monde de mort, la présence du Dieu Vivant !

Amen

Vous pouvez retrouver l’ensemble sur le site le jour du Seigneur

n°212 de Nouvelles nouvelles et nouveautés

Le n°212 de Nouvelles est paru

Le n°212 de Nouvelles la petite revue de la communion de Caulmont est paru. Il est parti par la poste ce matin.

Pour ce mois de septembre 2025 ce numéro est centré sur le temps pour la création 2025. Des prières et une méditation sur le thème de la paix avec la création. (Plus d’info sur le temps pour la création ICI)

Des nouvelles de la vie de Caulmont avec un article sur le chantier de cet été et l’annonce du prochain pour la mi-octobre. Mais aussi, des infos plus administratives : un écho de l’AG et l’annonce des prochaines rencontres du CRAC. Sans oublier une page partage avec « trois lectures » partagées.

prière pour la paix

Infos des communautés soeurs et des lieux frères…

Nous partageons des infos et nouvelles des communautés soeurs et des lieux frères reçues au cours de ce mois de septembre. D’une part, un chantier participatif aura lieu à Goshen fin octobre. Et d’autre part, nous avons reçu une lettre de nouvelles de l’Esperluette.

Une invitation de Goshen :

L’association Goshen, à la ferme de la Chaux organise du 20 au 22 octobre 2025 un chantier collectif participatif festif et convivial !!!

Voilà le projet : Nous avons un système d’eau autonome, qui demande de l’entretien, quelques aménagements. Des travaux, et des améliorations à faire avec notre installation. Si tu as des compétences en plomberie, électricité, ménage, cuisine… Bienvenue !!!! (et même sans compétence particulière dans ces domaines!)

Au programme : des travaux (pour toutes les compétences!), des temps de partages spirituels. Mais aussi : des repas conviviaux, des temps libres pour les balades / visites, des jeux… Tu pourras loger en dur (il faudra juste prendre tes draps et/ou sac de couchage).

Si tu souhaites venir, merci de le signaler par mail : goshen@etik.com

Goshen est membre du dialogues et rencontres communautaires de la Fédération protestante de France. leur site Internet ICI

& des infos de l’Esperluette

Des nouvelles de l’Esperluette, nouveau lieu d’accueil ouvert depuis cet été à proximité immédiate de la maison de Caulmont, sur la commune de Mars. Un lieu conçu comme enraciné dans une tradition protestante hospitalière, ouverte aux autres traditions chrétiennes, comme à toutes les personnes en quête d’un Dieu qui se dit dans le silence, dans la simplicité, dans l’amour. Un lieu où se vivent des offices quotidiens, des retraites silencieuses ou guidées, des temps de fraternité et de formations.

La dernière lettre de nouvelle est en téléchargement ci-contre.

temps pour la création Caulmont

Prière du 4ème dimanche du temps pour la création

Pour ce 4ème dimanche du temps pour la création nous vous proposons une prière du Carmel pour la paix de Mazille :

Dieu d’Amour,
La Paix en nous est une trace…
la reconnaître, c’est remonter vers la source
d’une convivialité première et étonnante :
Dieu et les humains,
Dieu vers l’homme et la femme,
mouvement depuis les origines,
dont la vérité et la fidélité
sont devenues Quelqu’un – Jésus-Christ.

Ta Paix, elle est en nous,
la résonance du geste de Jésus.
il a inauguré parmi nous
une nouvelle manière d’être,
les un-e-s avec les autres,
un mode de relation autre entre les peuples.
il a récusé tout pouvoir qui n’est pas don de Soi,
il a ployé son corps au service de ses sœurs et de ses frères,
il a fait de sa vie un Pain rompu pour tous.

Prends-nous dans le mouvement de son Esprit.
Fais de nous ses disciples en vérité.
Envoie-nous dans le monde
pour y vivre le dynamisme de son message,
et être ainsi de ceux qui le transforment, de l’intérieur,
afin d’infléchir le devenir de la Communauté humaine,
vers l’accomplissement de la Bénédiction de Paix
dont nous avons reçu les prémices
en Jésus, ton Fils.

Prière du Carmel de la Paix de Mazille

4ème dimanche du Temps pour la création - brebis près d'huions

Retrouvez ICI le site du Carmel de Mazille

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un avenir de paix pour la création

Un avenir de Paix pour la création – réflexion

Image actuelle : un avenir de paix pour la création

Un avenir de paix pour la création. C’est la réflexion que nous partageons pour cette troisième semaine du temps pour la création. Dans son article sur la Paix du dictionnaire de théologie en ligne, sur le site Je Cherche Dieu, le pasteur Marc Pernod écrit :

Retrouvez d’autres textes de réflexion, de méditation ou de prière sur la création sur la page création de ce site.

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3ème dimanche : Paix pour la création

Pour ce troisième dimanche du temps pour la création, nous partageons une prière de Wilfred Monod 1867-1943

Toi en qui nous avons la vie, le mouvement et l’être,
toi qui connais tes créatures mieux qu’elles ne se connaissent elles-mêmes, toi qui appelles chacun de tes enfants par son nom, tu sais quel poids m’oppresse.


Tu sais mes langueurs et mes fatigues du corps et de l’âme, cet amer sentiment de la vanité des choses, ces accès de mélancolie sans cause et cette poussière noire, qui de mon cœur, s’envole et recouvre tout.


Tu sais les souvenirs indélébiles qui ont gravé dans ma mémoire d’ineffaçables cicatrices. Et tu sais les pressentiments qui m’assiègent, qui tournoient autour de moi, dans la pénombre, comme des chauves-souris.


Tu sais que j’ai peur de l’avenir ; demain m’apparaît comme un vide où il faut poser le pied ; je tressaille à l’idée que le signal du grand départ peut retentir soudain ; je redoute la souffrance physique, l’agonie, et ce n’est pas la mort qui m’effraye, c’est de « mourir ».

Ô Dieu de paix ! Apaise et pacifie ton enfant.

Au nom du Fils de l’homme, au nom du héros de Gethsémané, au nom de celui qui, d’âge en âge, dit à ses frères tremblants :
« Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde»,

au nom de celui qui invite à jamais « les travaillés et les chargés » pour leur donner le repos de l’âme,

au nom du vainqueur de la mort qui salua les mortels de cette première salutation : « La paix soit avec vous »,
je me décharge sur toi, ô Père ! de tous mes soucis, et je m’écris :


Loué soit l’Éternel ! mon rocher en qui je m’assure, mon asile et ma forteresse, à toujours et à perpétuité ! Amen

Wilfred Monod :

Pasteur du début du XXème siècle est le fondateur de la fraternité spirituelle des veilleurs – le site de la fraternité en cliquant ICI

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réflexion sur la création par André Gounelle

Une réflexion sur la création aujourd’hui. Dans ce temps pour la création nous partageons un extrait du pasteur André Gounelle sur le thème de la création tiré de son livre « Penser la foi, pour un libéralisme évangélique ». Le pasteur André Gounelle a été professeur de théologie systématique à la faculté de Montpellier de l’Institut Protestant de Théologie. Il est décédé au printemps 2025 :

Pour organiser le monde, faire naître du nouveau et créer Dieu parle. La Genèse insiste sur ces « dires » de Dieu, qui rythment le chapitre premier et marque le début de chaque journée ou de chaque étape de la formation du monde. Dieu crée en parlant. La parole présente deux caractéristiques. D’abord, elle implique une altérité. On parle à quelqu’un, à quelque chose et non pas à rien ni au vide. Ensuite, la parole cherche à obtenir un consentement. Elle sollicite un accord. Elle agit en persuadant, elle ne comptera pas (sauf quand on a dévoie). Elle est vocation, elle appelle et sollicite une liberté.

Quand Dieu prend la parole pour créer le monde, à qui s’adresse-t-il ? Évidemment, à cette réalité initiale, ténébreuse et marécageuse que la Genèse nomme tohu-wa-bohu. Il lui suggère de changer ; il lui assigne des objectifs : devenir jour et nuit, terre et eau, végétal et animal, etc. En évoquant une possibilité auparavant inaperçu, la parole de Dieu fait naître dans ce chaos confus est inerte un désir ; elle provoque un frémissement. Le magma initial entend l’interpellation de Dieu, y réagit positivement, et la lumière jaillit. Il n’est pas écrit « Dieu fit la lumière », mais : « Dieu dit que la lumière soit. Et la lumière fut. Et Dieu vit que la lumière était bonne. » Dieu prend la décision de parler ; l’initiative lui appartient ; s’il se taisait, rien ne se passerait. Le Chaos l’entend, lui obéit et, comme Dieu le lui demande, il produit la lumière. Et Dieu constate que le chaos a su saisir la possibilité qu’il offrait et répondre à la vocation qu’il lui adressait. Les v. 11 et 12 indiquent bien ce processus : « Dieu dit : que la terre se couvre de verdure, d’herbe porteuse de semences, et d’arbres fruitiers (…) et la terre produisit de la verdure, de l’herbe porteuse de semences et d’arbres donnant du fruit ». Le philosophe et théologien américain Lewis Ford commente : « la parole, une fois dite, réclame une écoute. Elle a besoin d’un être, humain ou non, qui soit capable de répondre. Quand Dieu dit « que la terre se couvre de verdure », nous devons comprendre que la végétation qui apparaît est la réponse de la terre à l’objectif désigné par Dieu ». Goethe parle d’un « puissant effort de l’univers » pour que surgissent les réalités. Bergson souligne que Dieu crée en rendant créateur.

Les trois temps :

Dans Genèse I l’acte créateur connue et combine trois facteurs : un passé, un futur et un présent.

D’abord un passé. Il part d’une situation qui constitue un héritage ; il utilise des données fournies par ce qu’il avait antérieurement. Le chaos symbolise ce quelque chose qui précède. Loin de l’annuler et de le rejeter, l’acte créateur le prend en compte et le transforme.
Ensuite un futur. La parole divine suggère un avenir différent du passé. Elle ouvre des perspectives inédites. Elle indique un but, un objectif à atteindre. Elle suscite une vision qui aimante et mobilise, qui met en route un processus. Sans la parole divine, rien ne bougerait ni n’arriverait. Le chaos resterait vaseux, marécageux, obscur, confus, indécis et stérile. Le statu quo continuerait indéfiniment si Dieu ne prenait pas l’initiative de parler pour l’orienter vers autre chose.
Enfin, un présent. La parole qui ouvre un avenir se dit dans une présent et s’adresse à un donné qui se trouve là au moment où elle retentit. Il lui faut y trouver un écho, y rencontrer un consentement, y susciter une décision. La création en se fera que si présent s’arrache au passé, réagit à ce que Dieu dit, accueille sa suggestion. (…)

Le récit de la Genèse fournit un modèle qui permet de comprendre comment Dieu agit à toute époque et en toutes circonstances. Aujourd’hui, comme il l’a fait autrefois et comme il le fera dans l’avenir, il oeuvre pour une nouvelle création et il invite les humains à devenir de nouvelles créatures. Selon une parole de l’Apocalypse, reprise du prophète Esaïe, dieu est celui qui fait « toutes choses nouvelles ». Pour le croyant biblique, la création ne représente pas un passé lointain et fondateur ; elle est une réalité présente et une tâche actuelle. A chaque instant, la parole divine fait surgir de l’inédit dans sa vie et dans le monde. Dieu ne cesse de créer et d’appeler à devenir ouvriers avec lui.

André Gounelle, auteur de cette réflexion sur la création - #TempsPourLaCréation

André Gounelle, Penser la foi, pour un libéralisme évangélique, Van Dieren Ed., p. 97s

Un site internet partage sa pensée et ses réflexions : accessible ICI

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2ème dimanche : Paix pour la création

Dans ce temps pour la création, pour ce 2ème dimanche : Paix pour la création ! Nous partageons deux textes de prières.

Invocation sur le thème du temps pour la création 2025 :

2ème dimanche paix pour la création - colchiques à Hugons

Paix pour la création !

Ô toi, créature ! la paix est pour toi !
Toi, l’angoissé-e de la crise climatique,
Toi, l’endeuillé-e de l’effondrement de la biodiversité,
Toi, l’agité-e de l’engagement écologique.

Ô toi, créature ! La paix est pour toi !
Toi, je m’enfoutiste du réchauffement climatique,
Toi, blasé-e des insectes, des oiseaux, et de tous les vivants, disparus,
Toi, consommant du pétrole, consommant, consommant, sans limite.

Ô toi, créature ! La paix est pour toi,
Femme, homme, enfant quelque soit ta vie, la paix est pour toi.
Dans tes engagements et dans tes découragements,
Dans tes luttes et dans tes prises de conscience.

Paix pour la création !
Ton Dieu t’a appelé à la vie au milieu du vivant
Ton Dieu t’aime dans l’amour qu’il porte à toutes ses créatures,
Il veut pour toi la paix, la paix sans condition, la paix pour sa création.

Sois en paix avec Dieu,
Sois en paix avec toi,
Sois en paix avec ta soeur, ton frère, avec toute la création.

St. François chantait déjà cette paix dans son cantique :
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour ceux
 qui pardonnent par amour pour toi ;

qui supportent épreuves et maladies :

heureux s’ils conservent la paix,

car par toi, le Très Haut, ils seront couronnés.

La paix est pour toi, pour moi, pour nous !
Sous les regards du Très Haut,
Engagé-e-s par l’amour que le Christ Jésus nous porte,
Soutenu-e-s par la présence de l’Esprit,
C’est vrai.

Benoit, prieur de Caulmont

Et une prière au Dieu de la paix :

Seigneur, Dieu de paix,
Je t’ai donné toute ma douleur
Et tu m’as donné tout ton bonheur. 

Je t’ai donné toute mon angoisse,
Et tu m’as donné toute ta sérénité.
Que mon âme te chante toute sa joie.

Je t’ai donné tout mon égoïsme,
Et tu m’as donné toute ta générosité.

Je t’ai donné toute ma pauvreté,
Et tu m’as donné toute ta richesse.
Oui, quelle te chante mon âme, toute sa joie.

Je t’ai donné tout mon rien,
Et tu m’as donné tout ton tout.
Et tout comme à Cana, il y eut trop de vin,
Tout comme à la multiplication, il y eut trop de pain,
Et comme à Tibériade, il y eut trop de poisson,
Et les filets ont craqué.
Dieu quand tu donnes, tu donnes toujours trop de tout.

Je t’ai tout donné, et tu m’as tout donné.
Mais le tout de moi est si petit,
Et le tout de ton amour est si grand…
Et je me suis émerveillé de la beauté de ta présence
Et je me suis ébloui de la lumière de ta grâce
Et je me suis rassasié de ta générosité;
Je me suis abreuvé de ta miséricorde,
Et je me suis enivré de ta tendresse.

Je me suis nourri de ta clémence et de ton infinité.
pour que de toute mon âme j’aille à ta recherche,
car sans toi je suis privé de tout bien.
Que mon âme te chante toute, toute sa joie.

Jacques Lebreton

2ème dimanche paix pour la création - zoom sur colchique

Retrouvez ICI d’autres textes de prières sur notre site Internet

Le mouvement LaudatoSi célèbre particulièrement la création ce dimanche 7 septembre.

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Message du pape Léon XIV – temps pour la création 2025

Nous partageons un extrait du message du pape Léon XIV donné pour la 10ème journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, en cette année 2025. Cette journée, célébrée le 1er septembre, ouvre le temps pour la création.

La justice environnementale – implicitement annoncée par les prophètes – ne peut plus être considérée comme un concept abstrait ou un objectif lointain. Elle représente une nécessité urgente, qui va au-delà de la simple protection de l’environnement. Il s’agit en réalité d’une question de justice sociale, économique et anthropologique. Pour les croyants, c’est en outre une exigence théologique, qui a pour les chrétiens, le visage de Jésus-Christ en qui tout a été créé et racheté. Dans un monde où les plus fragiles sont les premiers à subir les effets dévastateurs du changement climatique, de la déforestation et de la pollution, la sauvegarde de la création devient une question de foi et d’humanité.

Il est vraiment temps de passer des paroles aux actes. « Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse. Ce n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne » (Laudato Si., n. 217). En travaillant avec dévouement et tendresse, on peut faire germer de nombreuses semences de justice. Contribuant ainsi à la paix et à l’espérance. Il faut parfois des années avant que l’arbre donne ses premiers fruits, des années qui impliquent tout un écosystème dans la continuité, dans la fidélité, dans la collaboration et dans l’amour. Surtout si cet amour devient le miroir de l’amour oblatif de Dieu.

Message du pape Léon XIV Temps Pour la création - bord de chemin à Hugons

L’intégralité du message du pape Léon XIV en Français se trouve sur le site du vatican en cliquant ICI

Retrouvez la page du temps pour la création du site de Caulmont ICI

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1er dimanche du temps pour la création

1er dimanche du temps pour la création. - chemin a proximité d'Hugons

Prière pour le 1er dimanche du temps pour la création : Paix avec la création

Seigneur, notre Dieu, quelle nation est juste devant toi ?
De toute la surface de la terre,
le sang des peuples crie vers toi.
Nous préférons nos sécurités humaines à ta justice.
Nous disons:Paix ! Là où il n’y a que mensonges
et coalitions d’intérêts.

Seigneur, pardonne et sauve.
Ne nous laisse pas nous consumer nous-mêmes
par notre propre iniquité.
II n’est pas de limite à la puissance de désir des hommes
et nous sommes perdus si tu nous abandonnes.

Seigneur, garde-nous de toute fausse paix
qui serait évasion de la réalité.
Garde-nous des silences complices.
Ne permets jamais que nous nous résignions au mal
et que nous abandonnions le monde
aux puissances de mensonge et de haine qui le déchirent.
Donne-nous un esprit de sagesse,
de prudence et de courage
chaque fois qu’il s’agit de prendre parti
pour ce que nous croyons être la justice et la vérité.

Toi qui, dans les temps anciens,
t’es suscité des prophètes,
donne aujourd’hui à ton Église
les témoins courageux dont elle a besoin.
Pour l’amour et la gloire de ton nom.

Suzanne de Dietrich

Plus de textes similaires à cette prière pour le 1er dimanche de la création sur la page dédiée au temps pour la création ICI

Le site du temps pour la création ICI

Le site du label EGLISE VERTE ICI