Message de Noël 2025 : n’expulsons pas le bœuf de la crèche ! Le sens de Noël alors que nos campagnes sont marquées par la Dermatose Nodulaire Contagieuse
Message rédigé à partir d’un dessin de Jerem Illustrations
Message de Noël 2025, la conclusion :
N’expulsons pas le bœuf de nos crèches ! Avec la gestion de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse se dit un système totalitaire qui abat des troupeaux aux dimensions démesurées. Mais se dit aussi une crise de sens. Quand des vétérinaires sensés soigner doivent abattre des animaux sains pour éviter une éventuelle contagion… Cette crise de sens rejoint dans sa violence, les autres violences du monde. Rappelons un extrait de la conclusion de Louise Browaeys, dans Accompagner le vivant :
« Dès que nous approchons et questionnons un sujet, que ce soit l’agriculture, l’alimentation, l’accouchement, la gouvernance, ou encore l’éducation, nous saisissons la violence avec laquelle il a été traité ces dernières décennies (siècles ?), dans une optique d’efficacité et de contrôle, segmentaire, parfois totalitaire, souvent contre-productive. La mise au rancart des paysans comme des femmes – ceux qui étaient peut-être les mieux à même de prendre soin et de guérir – a permis d’instituer dans de nombreux domaines ce qu’Ivan Illich appelle un « monopole radical » : le primat de l’offre technologique et énergivore sur la liberté des individus, soit un monopole qui contraint les hommes à modifier radicalement leurs habitudes en restreignant leur liberté (voiture, télévision, grande distribution, etc.). C’est bien là que les combats de la permaculture et de l’écoféminisme se rejoignent et se prolongent : dans cette recherche d’un rapport au monde non prédateur, joyeux, fondé sur la guérison et le soin, la paix, l’émancipation et l’entraide »
En ces jours de l’Avent qui précèdent la fête de Noël, sachons regarder notre monde en face, pour dénoncer les lieux en manque d’amour. Et sachons dire, encore, et encore, que c’est dans ce monde que nous sommes invités à vivre la guérison, la paix, l’émancipation et l’entraide comme autant de signes qui font habiter le Règne de Dieu sur cette terre. Christian Bobin, dans La plus que vive, écrivait : « Nous n’habitons pas des régions. Nous n’habitons même pas la terre. Le cœur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure. » A Noël, Dieu est venu habiter dans une crèche mais surtout dans nos cœurs : sachons en vivre !
bonjour , j ai téléchargé mais ensuite impossible de l ‘ouvrir!?
ça y est j ai pu le lire. Désolée pour le dérangement.