Deux textes partagés

Avec ses voeux de bonne année, Claude T., membre de la communion, nous a partagé quelques textes. Nous en reproduisons deux premiers ici, les autres suivront dans les semaines à venir…

Le premier texte partagé a été écrit par Soeur Myriam. Soeur Myriam a été Prieure des diaconesses de Reuilly dans la deuxième moitié du XXe siècle. La communauté des diaconesses de Reuilly est très proche de nous. Notamment par son lieu d’accueil au Moûtier situé à quelques kilomètres de Mars (voir la page de notre site sur nos ouvertures oecuméniques)

Être là, Seigneur, lorsque la nuit tombe.
Être là, comme une espérance :
Peut-être allons-nous toucher le bord de ta lumière…

Être là, Seigneur, dans la nuit, avec au fond de soi
Cette formidable espérance :
Peut-être allons-nous aider un homme, très loin de nous, à vivre.

Être là, Seigneur, n’ayant presque plus de parole,
Comme au fond du cœur qui aime,
N’ayant plus de regard ailleurs que sur ce point de feu
D’où émerge la vie qui nous change en flamme.
Être là, Seigneur, comme un point tranquille tourné vers Toi.

Être là avec tous ceux qui nous tiennent à cœur,
Et savoir que nous nous entraînons tous dans ta lumière, Et pas un instant n’est perdu.
Être là, Seigneur,
Nous abreuver à la Source qui indéfiniment coule.
Dieu de paix dont la paix n’est pas de ce monde
Dieu d’une vie qui abolira toute mort
Dieu compagnon qui te tiens tous les jours en nous,
Et entre nous,
Sois avec nous maintenant et pour l’éternité.

Le deuxième texte, d’un tout autre style, est écrit par un philosophe et théologien protestant. Un danois, bien connu, né en 1813 : Soren Kierkegaard – (la page WIKIPEDIA qui lui est consacré en cliquant ICI)

Toi qui nous as aimés le premier, ô Dieu, 
nous parlons de toi 
comme si tu ne nous avais aimés le premier 
qu’une seule fois, dans le passé. 

En réalité, c’est tout au long des jours
et tout au long de la vie, 
que tu nous aimes le premier.

Quand nous nous éveillons le matin 
et que nous tournons notre âme vers toi, 
tu nous devances, tu nous as aimés le premier.

Si je me lève avant l’aube 
et tourne, vers toi, à la même seconde, mon âme et ma prière, 
tu me devances, tu m’as aimé le premier.

Quand je m’écarte des distractions, 
et recueille mon âme pour penser à toi, 
tu es encore le premier.

Pardonne-nous, ô Dieu, notre ingratitude : 
ce n’est pas une fois 
que tu nous as aimés le premier 
c’est à chaque instant de notre vie.

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