Temps pour la création – marcher ensemble

Le temps de la création a cette année pour thème “marcher ensemble”.

En cheminant ensemble nous suivons l’exemple de Jésus qui a marché avec ses amis sur les routes vers Jérusalem. En parcourant les chemins de sa communauté, et au-delà, Jésus nous a invité à rencontrer Dieu par sa présence en sa création. Que ce soit en considérant “les lys des champs”, les “oiseaux du ciel” ou  le “grain de blé qui tombe en terre”, la bonne nouvelle est étroitement liée aux merveilles de la nature.

Vous trouverez plus de ressources sur le temps de la création sur le site : https://seasonofcreation.org/fr/home-fr/ Ce site  propose notamment cette bénédiction de marche :

Pèlerin, tu vas aller dans le désert de la terre et de ton coeur :

Que tu expérimentes la grâce de la présence de Dieu !

Que tu sois immergé dans l’amour de Dieu pour apprendre à se laisser aller et à nager !

Que tu t’engages profondément et radicalement avec le monde naturel en tant qu’intendant, co-créateur et ami !

Que tu boives à nouveau à la source divine, le courant d’eau vive !

Que tu transforme les eaux stagnantes de ton esprit en fleuve d’eau vivre !

Que tout ce qu est mort en toi ressuscite !

Dieu est là. La rivière t’attend. Que l’aventure commence.

Temps pour la création – construire la paix et protéger la création

“Si tu veux construire la paix, protège la création” ce titre est celui du message du Pape Benoît XVI lors de la journée mondiale de la paix le 1er janvier 2010. Un 11 septembre, date anniversaire funeste, nous pouvons nous rappeler que le lien entre paix et écologie est indissociable. Voici un extrait du message donné en 2010 par le Saint Père :

L’Eglise a une responsabilité vis à vis de la création et elle pense qu’elle doit l’exercer également dans le domaine public, pour défendre la terre, l’eau et l’air, dons du Dieu créateur à tous, et, avant tout, pour protéger l’homme du danger de sa propre destruction. La dégradation de la nature est, en effet, étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine, c’est pourquoi “quand l'”écologie humaine” est respectée dans la société, l’écologie proprement dite en tire aussi avantage” (Caritatis in veritate n51). On ne peut exiger des jeunes qu’ils respectent l’environnement, si on ne les aide pas, en famille et dans la société, à se respecter eux-mêmes : le livre de la nature est unique, aussi bien à propos de l’environnement que de l’éthique personnelle, familiale et sociale. Les devoirs vis à vis de l’environnement découlent des devoir vis à vis de la personne considérée en elle-même, et en relation avec les autres. (…)

Si tu veux construire la paix, protège la création. La recherche de la paix de la part de tous les hommes de bonne volonté sera sans doute facilitée par la reconnaissance commune du rapport indissoluble qui existe entre Dieu, les êtres humains, et la création toute entière. Les chrétiens, illuminés par la Révélation divine et suivant la Tradition de l’Eglise, offrent leur contribution propre. Ils considèrent le cosmos et ses merveilles à la lumière de l’oeuvre créatrice du P7re et rédemptrice du Christ qui, par sa mort et sa Résurrection, a “tout réconcilié sur la terre et dans les cieux” (Col. 1, 20) avec Dieu.

Le Christ, crucifié et ressuscité, a fait don à l’humanité de son Esprit sanctificateur qui conduit le cours de l’Histoire, dans l’attente du jour où le retour glorieux du Seigneur inaugurera “un ciel nouveau et une terre nouvelle” (1 P 3, 13) où résideront pour toujours la justice et la paix. Toute personne a donc le devoir de protéger l’environnement naturel pour construire un monde pacifique. C’est là un défi urgent à relever par un engagement commun renouvelé.

Temps pour la création – réduire sa consommation de viande

Un des leviers d’action sur notre emprunte écologique, sur notre lien à la nature et à l’environnement passe par ce que nous mangeons. Mais plus que ça, notre rapport à notre alimentation dit aussi comment nous nous pensons en tant qu’homme.

Depuis quelques années les options végétarienne et vegan ont pris une belle place médiatique que ce soit du fait de leurs partisans ou de leurs opposants. On peut par exemple penser aux scandales sur les abattoirs qui sortent comme une “nouvelle” du fait de militants de la cause animale, alors qu’au début du XXe siècle Upton Sinclair signait déjà un livre “the jungle” qui décrivait les abattoirs américains avec leurs horreurs, leurs odeurs, et leurs rats.  La manière avec laquelle nous traitons les animaux et clairement un indicateur de notre humanité. Ainsi, dans son livre “un éternel treblinka”, l’historien Charles Patterson met clairement en lumière comment notre manière de nous considérer comme maître des autres espèces, nous arrogeant le droit d’exterminer les autres, est un modèle de pensée qui conduit au totalitarisme.  Patterson nous livre une lecture éloquente de l’histoire en trois étapes : 1 – l’adoption du travail à la chaine dans les abattoirs de Chicago inspirant 2 – Ford et sa spécialisation du travail qui 3 – inspirera l’organisation des camps d’exterminations nazis (Ford a été nommément remercié par Hitler dans Mein Kampf).

Cette lecture de l’histoire peut sembler contestable quand on est seul face à son steack. Mais, en France, on tue plus d’un milliard d’animaux dans les abattoirs chaque année. (https://www.viande.info/viande-lait-oeuf site de L214 ). Un milliard d’animaux !  Ce chiffre appelle réflexion, non ? Est-ce qu’il y a necessité à abattre 15 bêtes  par ans par personne : cochon, boeuf, poulet, dinde, etc.

Comme le dit le titre d’un livre de Jane Goodall que “nous sommes ce que nous mangeons”. Pour certains la réponse à cette situation d’industrialisation de la mort animale passe par le végétarisme ou le veganisme. A la maison des Sapins nous avons pris deux options : 1- la limitation de la consommation de viande – la table commune en propose deux fois par semaines et elle est toujours présentée comme un plat à part, et 2 – la consommation d’une viande locale, par exemple nous nous fournissons en viande bovine chez nos voisins du Gaec d’Ambessier.

Temps pour la création – prière du dimanche 2

Tu es, Eternel Dieu.
Présence silencieuse au cœur du monde
Présence silencieuse pour celui qui croit
Présence silencieuse d’une Parole ineffable
Tu veux pour chacun la foi, l’espérance et l’amour.

Tu es dans le sourire et dans la larme,
Tu es dans la fleur et dans la feuille morte,
Tu es dans la source et dans la mer,
Tu es dans la vie et Tu es par-delà la vie.

Tu es, Eternel Dieu.
Au cœur de ce monde nous te reconnaissons
Comme possibilité de résurrection
Comme élan pour chacune de nos vies.  C’est vrai.

Temps pour la création – lien entre écologie et spiritualité

Une des questions souvent posée quand un lieu d’église aborde l’écologie est celle du sens : qu’est-ce qui autoriserait, légitimerait, donnerait pertinence à un lieu dit “spirituel” de parler de notre rapport “au monde” ? On entend là, la représentation moderne entre le spirituel qui serait le surnaturel et le matériel qui serait le naturel – deux étages d’un monde, l’un au dessus de l’autre, qui seraient étanches l’un à l’autre. Nous partageons ici une belle réponse à cette question,  trouvée sous les mots de Vandana Shiva, militante indienne de la révolution écologique.

“La spiritualité, à mon avis, c’est la conscience du fait que nous sommes liés à l’univers qui est lui-même en liaison avec un univers encore plus grand. Perdre cela de vue donne justement lieu à une perte de sens. Il faut rester conscient – des points de vue matériel et spirituel – de ce qui nous fait vivre, de ce qui nous fait avancer, il faut veiller à ce que notre esprit ne soit pas envahi par les illusions qui déferlent sur nous. Prenons un exemple parmi d’autres, la géo-ingénierie qui tente de nous faire croire que l’on parviendra à corriger le réchauffement climatique avec des technologies futuristes (parasols géants, ensemencement des océans…). Elle présuppose que nous avons le dessus sur tout, que rien ne nous transcende. C’est une conviction absurde, prétentieuse et dangereuse.  Cela dit, à mon sens, il n’existe pas de populations qui vivent dans un état de nature et d’autres qui vivraient dans un état aliéné. Non, en réalité, dans chaque communauté il existe un potentiel qu’il faut savoir identifier pour savoir s’en servir comme d’un levier pour avancer. ” (V.Shiva, N.Hulot, Le cercle vertueux, p. 122)

Ce qui nous fait vivre ne se cloisonne pas entre naturel et surnaturel, entre matériel et spirituel. En reprenant une image biblique on peut alors rappeler que quand le poète de la création dit que Dieu trace le firmament il sépare “les eaux d’en haut” des “eaux d’en bas”, mais les deux espaces sont les mêmes “eaux”, primitivement unifiée. La reconnaissance de l’existence “d’un ciel” – les eaux d’en haut – ne nous invite pas à nous dépréoccuper de “ce monde” – les eaux d’en bas. Pour le dire autrement croire en Dieu pose une limite à nos fantasmes de toute puissance, invite à réaliser dans l’humilité que nous n’avons pas d’autres mondes que cette terre où faire germer le royaume – ce qui nous fait avancer.

Temps pour la création – extrait de la Laudato Si

La juste compréhension de la spiritualité consiste en partie à amplifier ce que nous entendons par paix, qui est beaucoup plus que l’absence de guerre. La paix intérieure des personnes tient, dans une large mesure, de la préservation de l’écologie et du bien commun, parce que, authentiquement vécue, elle se révèle dans un style de vie équilibré joint à une capacité d’admiration qui mène à la profondeur de la vie. La nature est pleine de mots d’amour, mais comment pourrons-nous les écouter au milieu du bruit constant, de la distraction permanente et anxieuse, ou du culte de l’apparence ? Beaucoup de personnes font l’expérience d’un profond déséquilibre qui les pousse à faire les choses à toute vitesse pour se sentir occupées, dans une hâte constante qui, à son tour, les amène à renverser tout ce qu’il y a autour d’eux. Cela a un impact sur la manière dont on traite l’environnement. Une écologie intégrale implique de consacrer un peu de temps à retrouver l’harmonie sereine avec la création, à réfléchir sur notre style de vie et sur nos idéaux, à contempler le créateur, qui vit parmi nous et dans ce qui nous entoure, dont la présence n’a pas à être fabriquée, mais découverte, dévoilée.

Nous parlons d’une attitude du cœur, qui vit tout avec une attention sereine, qui sait être pleinement présent à quelqu’un sans penser à ce qui vient après, qui se livre à tout moment comme un don divin qui doit être pleinement vécu. Jésus nous enseignait cette attitude quand il nous invitait à regarder les lys des champs et les oiseaux du ciel, ou quand, en présence d’un homme inquiet, « il fixa sur lui son regard et l’aima » (Mc, 10, 21). Il était précisément présent à chaque être humain et à chaque créature, et il nous a ainsi monté un chemin pour surmonter l’anxiété maladive qui nous rend superficiels, agressifs, et consommateurs effrénés

Pape François

Temps pour la création – proposition de balade dans les bois

Durant ce temps de la création, à la maison des Sapins a été mise en place une balade dans les bois et dans les Psaumes.

Un temps de promenade rythmé par 7 psaumes disposés dans la forêt.

Quand la création, théâtre de la gloire de Dieu, devient espace de louange.

Si vous passez dans le coin, n’hésitez pas à vous arrêter !